Sommaire interactif

mardi 18 février 2014

Mendoza et sa région viticole

Cave à vin d'une fabrique industrielle

Environs de Mendoza

Dégustation de vin


Dimanche 16 Février 2014,

On décolle tôt du camping. On avait pensé que le gardien allait oublier de nous faire payer la deuxième nuit mais si tôt m'a t-il vu déplanter un piquet de tente si il a rappliqué pour demander son dû.

Monter dans les bus publique avec notre barda n'est jamais chose aisé mais on parvient a descendre dans le centre. On doit changer nos dollars ce matin car nous allons être a court de pesos et il ne sert a rien de retirer avec tous ces dollars qu'on a. Après avoir vu le fameux saint Bernard et son tonneaux collier sur la grande place, on part en quête d'un changeur au marcher noir. Alizée sur une trottoir et moi sur l'autre, nous avançons avec notre fardeau sur le dos. Alizée ne se fait jamais interpeler et elle n'ose pas demander. Au contraire, je croise un de ces mecs qui attendent on ne sait quoi sur trou tout tous les 50 mètres. Voilà comment on les repère. Il suffit ensuite de s'arrêter devant eux et si c'est "Cambio !", c'est Bingo ! Comme quoi changer des dollars est plus un truc de mec que de fille. Ce n'était d'ailleurs pas pour rien que j'avais choisi ce trottoir. Le taux est le même qu'hier voir même plus bas. Le meilleurs sera de 11,10. On s'en contentera et on choisira de changer les 300 dernier dollars restant, plutôt que d'attendre encore une fois un meilleurs taux dans d'autres villes. Le type nous dis de le suivre dans la boutique de chocolat derrière lui. On se dirige tous les trois dans le fond de la boutique en passant impunément devant la gérante de la boutique qui semble très au courant. Le mec sort une très grosse liasse de billet d'une des boîtes de chocolat. L'argent du marcher noir circule donc dans des boîte de chocolat noir. Qu'on de le dise ! Les comptes sont rond et très bon. Tout comme le petit chocolat que nous offre le mec a la sortie du magasin. Voilà une magouille hors du commun. On file ensuite au bus pour Mendoza. 

Sur le trajet, l'eau des lacs et des rio des environs sont d'un bleu translucide et reflète parfaitement les montagnes. Je tombe des nues au passage d'un pont nous offrant la vu d'un immense lac reflétant parfaitement le ciel bleu tacheté de d'épais nuage blanc. Vision belle et surprenante qui nous rappelle une fois de plus combien nous sommes chanceux de pouvoir apprécier la beauté d'un ailleurs. Ces ailleurs que nous sommes venu capturer et les enfermer a double tour dans nos prisons virtuelle. Nous, geôlier voyageur, nous appelons ces détenus "souvenirs". Ils ne sont pas si farouches bien au contraire. On se sentira bien avec eux quand notre vadrouille sera finit. Le problème est qu'ils ont tendance a s'échapper avec le temps, et lorsqu'un de nos détenus s'échappe il est parfois difficile de le retrouver. Je sais cependant qu'à Biboupolis, je pourrai sûrement les retrouver si ceux ci ne se sont pas déjà échappés de là bas.
Ça y est je suis passé de l'autre côté. Je suis un roots ! Me voilà en train de tresser un bracelet avec mes bobines de fils de madras. Après quelques tentative infructueuse et un départ laborieux je trouve enfin MON motif. Alizée dort et ne le voit pas encore. Elle se réveille et semble ravie, mais surtout surprise de la réussite de ce bracelet. Après 6 heures de durs labeurs, je le lui passe enfin... Le bracelet a la cheville. Je l'agrémenterais même d'une petit perle. Ses yeux brillent, mon travail vient de trouver sa plus belle récompense.

Lundi 17 février 2014,

7 heure du matin, nos deux pieds sont encrés sur le sol du terminal de Mendoza. On demande quelque renseignement pour aller dans le centre où nous avons déjà réservé un hôtel. Un bus plus tard nous trouvons l'hôtel. A première vue, la ville semble assez belle. Celle ci a conservé son aspect coloniale. Première journée a Mendoza, première galère. Malgré notre réservation sur booking.com, le mec ne comprend rien et nous dis qu'il n'a pas de chambre pour nous. D'une certaine manière, cela pourrait être étant mieux vu que l'hôtel semble pourris. On finit par démêler la situation après quelques énervements rudement bien contenus. Il est 9 heure. Le Check out  étant a 11 heure, on décide d'aller booker un tour en ville pour visiter les caves du coin dans l'après midi. La troisième agence est la bonne. On a failli faire une cabalgatas (randonnée équestre) de nuit avec asado dans les montagnes environnantes mais nous gardons cette activité pour Cordoba. La chambre n'est toujours pas libéré a midi. Dure de ne pas pouvoir se poser. On râle gentiment et celle ci est prête de ci tôt. Une fois manger nous attendons le bus a l'hôtel. Le bon français n'aime pas attendre. Le bus a 20 minutes de retard et on a l'impression qu'il nous a oublié. On fait donc appeler l'agence par l'hôtel afin de savoir ce qu'il se passe. Pas de panique ils arrivent.

On fera la visite dans un petit bus remplis d'une quinzaine de touriste. La guide nous fait des commentaires sur les bodegas et l'aceitera (fabrique d'huile d'olive) durat les trajets. La première bodega est industriel. Dans les hangars, Les allées bordées de tonneaux fabriqués a Cognac font 3 fois ma taille. Une salle plus loin la machinerie automatique remplie, étiquette et conditionne des milliers de bouteilles qui circulent en file indienne sur des rails dans un bruit assourdissant. La meilleurs partie reste certainement... La dégustation. Nous descendons au sous sol dans de belles caves aux arcades voûtées en brique rouge. Je ferais connaissance avec un Malbec de 2011. Un très bon vin rouge juste assez fruité et légèrement sucré.
La seconde cave est plus traditionnelle. Une visite rapide de leur petite production et de leur cave, et nous voir un verre de rouge a la main. Trois vins plus tard, dont le fameux Malbec, on n'en trouve aucun de bon. Ils piquent vraiment tous autant les uns que les autres. La troisième partie de la visite se fait dans une fabrique d'huile d'olive. On visite la partie ancienne de l'aceitera ou l'on produisait l'huile a l'ancienne. C'est vraiment intéressant, et agréable surprise, on nous fait goûter différentes huiles sur du pain frais. Des huiles d'olive au basilique, au romarin, nature, et même a l'ail. Alizée est conquise, elle voit déjà ces petites bouteilles dans notre futur appartement. Tant qu'à faire, on prend le pack de trois, basilique, romarin, et ail.
Déposés en centre ville, la guide nous a donné un bon tuyau. Il existe une officine pour acheter tous les billets de bus souhaités de toutes les compagnies présentes au terminal qui lui est loin du centre ville. On regarde nos différentes possibilités de trajet mais on sait que nous ne pourrons pas aller a Salta par manque de temps. On doit donc filer a Cordoba demain soir en trajet de nuit.

Mardi 18 Février 2014,

Un réveil tardif, mais qui fait du bien ! Je pensais visiter la ville mais si s'avère qu'il n'y a pas grand chose a visiter. On se crêpe un peu le chignon car je me suis un peu relâché sur la logistique du voyage. On aurait pu faire la vallée de la lune aujourd'hui mais les tours partaient a 7h30 ce matin. On se retrouve a ne rien faire pendant une journée, se qui énerve prodigieusement mon Bibou. J'avais vu un musée exclusivement sur le général San Martin, grand conquistador argentin. Le musé est vraiment vieillot. On a pris deux entrées qu'on se fera vite rembourser a la vu de la première salle. Il y a des tentures rouges partout et des cadres dorée a l'effigie de vieux généraux. Le musé semble même poussiéreux. Ci tôt le billet que j'avais donné en main, on sort chercher un autre endroit a visiter. Il y a un parc gigantesque a la périphérie de la ville. On ne trouve personne aux arrêts de bus voulant nous faire passer dans le bus en échange du prix du billet en cash. On se voit son dans l'obligation d'acheter une carte de bus rechargeable en trajet. Le but est de bien compter combien de trajet nous feront avec la carte afin de ne pas laisser d'argent dessus. La carte en elle même a un coût et nous ne voulions pas en acheter pour une fois qu'on était en centre.
Les gens courent tous ici. On se croirait un peu dans le bois de Boulogne ou je slackais  il y a de ça 4 mois maintenant. Alizée est un peu patraque car elle a faim. Nous n'avons que petit déjeuner ce matin et il fait déjà très chaud. Quitte a ne pas bourlinguer comme on le fait d'habitude, je suis heureux de nous voir prendre le temps nécessaire pour se faire un câlin allongé dans les jardins du parc non loin du canal bordé de saule pleureur où les glaciers circulent a vélo en criant leur éternel "hela-hela-helados !!!". Havre de paix, repos des guerriers amoureux. Mon amour s'est enfin calmé et m'aime a nouveau. 
Il ne faut pas trop qu'on tarde non plus car le bus est a 22 heures. On a trouvé des prospectus qui renseigne la visite d'une fabrique d'alfajores ( les fameux gâteaux argentins ) en plein centre. Un tour de bus, et nous sommes dans la fabrique. Vu la petite taille de celle ci, on se contentera de regarder le processus depuis derrière les vitres nous séparant de la zone de production. on est un peu dans le coin a touriste, on en profite donc pour trouver le cadeau idéal pour ma mère, et sur le retour celui pour la sœur. Je ne peux malheureusement pas mentionner la nature de ces cadeaux, choisis avec goût, vu l'erreur que j'ai fait a propos de la carte postale du bout du monde pour mon père. Petit tour au Carrefour puis au Mercado central. Le ibou a une envie. Elle veut faire du guacamole avec des nachos. Qu'il en soit ainsi. Une heure plus tard nous sommes a table un nachos en main nous gavant de guacamole. Je sens que le ibou est fatigué, alors je me mets a la cuisine pendant qu'elle prépare tranquillement le guacamole. Comme d'habitude, on part très tôt pour prévoir tout retardement. Comme d'habitude, on arrive au terminal en bus urbain sans aucun problème. Nous devons donc attendre 1 heure dans le terminal. Alizée comprend qu'il y a même le wifi dans le bus. Elle lance donc impatiemment le chargement streaming de son épisode de the voice 3. Nous quittons le terminal, l'épisode s'arrête, alizée est blasée.

Bariloche et son chocolat suisse

Place principale de Bariloche

Lac de Bariloche

Bariloche



Jeudi 13 Février 2014,

Nous arrivons au environs de midi au terminal de Bariloche. Passer de la grande ville a une mètre station balnéaire entouré de montagne au bord d'immenses lac et assez troublant. Les hôtels a Bariloche sont vraiment chers. Une nouvelle fois on opte pour la technique camping. Il nous faut nous rendre au camping la Selva Negra. Par chance un bus y mène directement. On nous dépose devant un panneau nous je quant le camping a 250 mètres. Ce fut les 250 mètres les plus physiques du voyage. Une route en monté d'un bout a l'autre. Toute droite en plus. On aurait voulut faire le coup de ne payer qu'un pour deux, mais le gérant nous accueil trop vite pour qu'on puisse se décider et on est épuisé. Alizée n'aurait pas pu attendre dans la côte. Le Bibou est assez douillet sur ce que les compagnies de bus servent a manger lors des trajets. Pour cette raison, elle ne mange presque rien, a mon plus grand bonheur. Elle a donc très faim. On ressort donc la popote de camping pour se faire les fameuses pâtes au thon "de secours". Oui car nous avons toujours un paquet de pâte et une boire de thon sur nous au cas où l'on arrive tard dans un endroit, loin des commerces, ou bien même si on a la flemme d'aller acheter a manger. Ce qui est d'ailleurs le cas pour le ibou qui n'a donc pas manger depuis 24 heures.

Il faut qu'on aille en ville pour voir se que l'on peu faire demain car on voudrait faire la fameuse "Ruta de siete lagos". N'étant pas dans un hôtel, il va être dure de trouver des personnes pour partager la location d'une voiture pour une journée. On se rabat donc sur une excursion. Après discussion avec quelques prestataires on fait notre choix et on book un tour pour demain. La ville fait très station de ski. Paraît il qu'ici c'est un peu comme en suisse. Voilà pourquoi de nombreux Nazis, dont Hitler, sont venu se cacher en pays allié après le seconde guerre mondiale. La bombe nucléaire allemande a d'ailleurs été fabriqué ici dans le plus grand des secrets durant la guerre de 39-45. L'influence européenne et surtout suisse a permis d'y amener de très bon chocolat. On nous a toujours dis "Si vous allez a Bariloche. Achetez du chocolat !". On y manquera pas vu toute les chocolateries de la rue principale qui nous enivrent par les effluves de chocolat qui s'échappent de leurs portes.

Pour le moment nous revoilà a faire note repas du soir dans un camping qui se trouve dans un forêt de grand sapin. Tous le monde mange et boit autour de la grande table de l'espace cuisine. Une nuit de plus en camping, on est parfois mieux dans notre tente que dans certaines chambres d'hôtels trop sales.

Vendredi 14 Février 2014,

9h, nous attendons sur le bord de la route que le chauffeur de l'excursion passe nous chercher. Le bus se remplis vite et nous constatons que tous le petit monde qui compose le bus dort dans de jolies et luxueux hôtels comparés a notre petit camping. La journée aura été plutôt sympa mais constitué de beaucoup de route pour peu d'arrêt. On a accumulé trop de fatigue. On s'est littéralement endormis dans le minibus la première heure. Même si il n'y avait pas grand chose a regarder hormis des paysages, alizée a succombé, et j'ai plongé quelques minutes plus tard. Heureusement, le chauffeur fit un arrêt dans une ville avant de passer sur la route des 7 lacs. Au final, nous n'aurons vu que 4 ou 5 lacs. Dans la ville finale, Alizée commencera sa petite collection de bracelets tressés avec du madras dans le but de recréer un bracelet hipanema a sa cheville. On s'arrêtera dans une rue pour regarder les bracelet qu'une jeunes roots vendait a la sauvette. Ceux ci gagnent exclusivement leur vie de vagabond grace a la vente de leur bracelet et ils sont souvent très fort pour faire du bel ouvrage. Ce sera donc un petit bracelet simple avec une perle Cerebro de Mono. Avec les 4 heures de retour nous arrivons a 19h au terminal de Bariloche. On est un peu poisseux mais on ne rentrera pas au camping pour se doucher et se faire beau pour sortir fêter, la Saint Valentin. On est en plein cœur du chocolat. Ou plutôt, de la ville du chocolat. Les restaurants affichent pour beaucoup, de grande fondue de chocolat a leurs cartes. On vous l'accorde, la fondue c'est romantique. Mais nous ce qu'on aime, c'est la viande. On trouve donc un Tenedor Libre. Buffet et surtout viande a volonté. On apportera quand même une petite touche de romantisme a ce jour en allant s'acheter une belle boîte de chocolat qu'on aura choisi avec amour, mais surtout, avec délice. Pour cette fois ci, on aura survécu au Tenedor Libre. C'est a dire qu'on en sera pas ressorti tout bedonnant. On a d'ailleurs pensé a garder une petite place afin d'engloutir quelque chocolat dans notre tente avant de s'endormir.

Le plus beau des cadeaux de Saint Valentin est d'être là avec toi mon amour.

Samedi 15 Février 2014,

On se lève tôt pour filer au terminal afin d'avoir le bus de 9h dans le but de se rendre a El Bolson. Le Bibou rêvait d'un grand marcher artisanal. Nous irons donc au plus grand marcher d'artisanat du pays, celui de El Bolson. Le bus part dans 30 minutes. Doit on acheter le billet pour Mendoza maintenant ou plus tard ? Oui ! Alizée court au guichet pour acheter les tickets pour aller a Mendoza et j'achète dans un même temps les billets pour El Bolson. 2 heures plus tard, nous y voilà. Le problème est que je n'ai pas pris le retour directement et a voir la file d'attente qu'il y a devant la billetterie des bus, il va falloir le faire maintenant. Qu'elle plaie, après 30 minutes d'attente on nous dis qu'il n'y a plus de place dans le bus de retour de 17h30. On et donc forcer de prendre celui de 18h30. Le marché a intérêt a être très grand car il n'est que midi et 6 heures dans un marcher  , c'est que le marcher est très grand. On entre par l'entrée du marcher d'artisanat qui est en pleine air. Des toiles noires tressées sont tendues au dessus des allées passantes. Le marcher se situe sur une grande place avec un grand bassin plein d'ordure et d'algue dans lequel on peut ridiculement faire du pédalo et où les gamins des roots venus vendre leur bijoux se baignent. Alizée est aux anges. Il y a des petites étalés de chaque côtes de la rue jusqu'au bout de celle ci. On ne voit même pas la fin de celle ci tellement il y a de petit stand. Certains artisants sont en plein réalisation de coupe de bois ou encore en plein tressage. Nous sommes principalement venus compléter le bracelet en madras de cheville d'alizée. Il y en a beaucoup et c'est simplement vers 17 heures que nous aurons réussi a dégoter les plus beaux. Beaucoup étaient poussiéreux  car souvent trimbaler dans les rues lors des ventes a la sauvette par ces roots. Alizée a armement demandé a une des roots qui tenait un petit stand de lui en faire un qui existait déjà mais d'une autre couleur. 15 minutes plus tard, celui ci était fait. J'en ai même trouvé un a mettre a la cheville. La folie du tressage de bracelets en madras s'est emparée de moi. Il a fallu que je m'achète deux bobines de fil a madras. N'ayant pas assez de couleur selon alizée, nous en avons acheté deux autres et un petit pochon de perle en bois de toute les formes. J'ai promis a mon Bibou de lui tresser le plus beau bracelet qui soit. On achètera quelques cadeaux en plus pour nos familles ici, et nous goûterons un Alfajore artisanal chocolat fraise. La pâtisserie argentine est vraiment délicieuse, mais n'égalera jamais la française. Ayant 1 heure a tuer nous sommes allé a notre fameux supermarcher la Anonima faire des emplettes. Sur le retour en bus, je me suis mis directement a tenter un premier tressage. Chaque bobine fait 70 mètres de fils, donc je peux me permettre quelques ratés. Ruant le trajet, deux mecs se mettent debout juste a côté de nous. Ils commencent a faire toute sorte de bruits désagréables tels que des bruit de sucions avec leurs bouches. Déjà qu'ils sont là planté juste a côté de nous mais si ils font le bordel c'est vraiment énervant. Je dis au mec d'arrêter de faire tous leurs bruits. Bien évidement, ces deux roots plus bêtes que leurs pieds rigolent et continus même. D'une certaine manière j'ai eu de la chance que ça ne parte pas a l'embrouille, car il y avait deux de leurs potes assis plus loin. Heureusement ils sont descendu 10 minutes plus tard. Il y a dès fois où il vaut mieux savoir se la fermer. Cela m'a coupé l'envie de tresser. Je réessayerai plus tard. Arrivé au terminal de bus de Bariloche, le bus a 1 heure de retard sur l'horaire prévu. Cela nous fiche dans un sacré pétrin car notre carte de bus n'a plus aucun solde et l'office a fermé. Il est 21 heure et nous sommes a 3 kilomètres du centre et donc a 6 kilomètres du camping. Coup fatal ! On est déjà crevé de la journée on a pas vraiment envie de rentrer a pied et le taxi va nous coûter un bras. En passant a l'extérieur du terminal, j'entend qu'un couple d'argentin sont dépités par le même problème. On leur propose donc de rejoindre le centre en ville où ils pourront acheter une carte de bus pour rejoindre leur camping. Cela arrange tout le monde puisqu'on partage les frais du taxi. Une fois notre carte rechargée nous nous tâtons a aller changer le reste de nos dollars. On sait qu'il est déjà presque 22 heure, mais cela restait fait. Nous ne serions pas obligé de le faire demain mari. Avant de prendre le bus de 13 heure pour Mendoza. On se donne doc 15 minutes pour parcourir la rue où sont généralement postés ces mecs qui te dise "Cambio ! cambio !" à la va vite. Chacun sur un trottoir on avance a la recherche d'un de ces mecs. C'est quand tu en as le plus besoin qu'ils ne sont pas là. Il y a bien ce mec qui reste posté devant ce magasin de souvenir. Il n'a vraiment rien a attendre ici. Un premier regard, un second, et il me lâche enfin le sésame "Cambio ! Cambio !". Le taux est malheureusement trop bas. Il nous propose 11 pesos pour 1 dollars. Nous avions eu 11,30 a Buenos Aires. On essayera donc demain pour voir si le taux a augmenté. On parvient tousse même a trouver un bus qui nous dépose une fois de plus au pied de cette interminable monté qui mène au camping.

Lors de la préparation du dinner et du pic-nic du lendemain, le groupe de chilien assis autour de la grande table commune commence a nous parler. On ne lance pas vraiment la discutions au début, mais il y a cette fille au bout de la table qui ne esse de nous fixer et de nous sourire. Elle semble curieuse, et nous sentons bien qu'elle souhaite vraiment discuter avec nous. Vers la fin de notre repas on commence a parler avec elle et elle nous offre de boire le maté dans son maté avec ma bombilla. Ce rituel très argentin et chilien ne se refuse pas vraiment et ils m'apprendront sûrement comment préparer un bon maté. Ici même les enfants boivent du maté de cette manière. Les secrets du maté me sont peu a peu révélés. On reste quelque heure a parler et rigoler avec eux. Ils sont mariés et construise leur maison que la fille nous cesse de montrer par les photos de son Facebook. Alizée fait une mine très intéressée afin de ne pas la vexer, car il est vrai, qu'ils sont tous les deux adorable. Durant ce temps, je fume et bois le maté avec son mec et tous les autres qui semblent bien amochés. Ils en viennent même a nous refaire goûter le fernet coca a la menthe. On s'éclipse, car on doit faire nos sacs, en leur disant qu'ils peuvent venir chez nous en France si ils le souhaitent lors de leur futur voyage en Espagne bientôt.

Bueno Aires et son Tango


Obélisque sur la plus large avenue au monde

Buenos Aires

Avenue la plus large du monde (9 voies)




Dimanche 9 Février 2014,

Nous passons progressivement des immenses champs d'herbes grasses au building de la capitale argentine: Bueno Aires. Le bus passe par les périphériques de la ville et on aperçoit la vie qui bourdonne dans les rues en contrebas du périphérique qui plonge vers le coeur de la ville. A certain moment, On a parfois l'impression d'être a Paris. Les bâtisses ici ressemble beaucoup a celle de notre capitale.

Gare de bus de Retiro, nous n'avons plus vraiment l'habitude des grandes ville. Première étape sortir du plus long terminale de bus du pays. Il y a 75 quais de bus alignés et il n'est pas chose aisé d'aller d'un bout a l'autre du terminal. La seconde étape est de trouver l'entré du métro. Pas si facile quand tu ne sais pas a quoi cela ressemble. Le Bibou a déjà fait ses armes avec les métros parisiens lorsqu'elle venait me voir a Paris. Il est d'ailleurs très a l'aise dans les couloirs du métro argentin. Elle a hâte que l'on soit a Paris. Ce brouhaha et l'effervescence des grandes villes nous donnent envie. En rentrant dans le métro, quelques gamins nous suivent d'un peu trop prêt, et reste un peu trop derrière le sac d'alizée. Je suis obligé de les fixer pour leurs faire comprendre que quoi qu'est leur petit manège on les a à l'œil. Il nous faut des tickets de métro. En s'approchant de l'accueil, caché dans la pénombre, le guichetier nous hurle "it´s Free ! It´s free" ! On comprend pas vraiment ce qui est Free comme il dit mais on finit par comprendre que le dimanche le métro est gratuit. Il fait très chaud a Buenos Aires et le vent dans le métro est le bienvenue. A la sortie du métro, on débouche sur une avenue tellement large qu'on pourrait y faire atterrir un Boeing. Imaginez un Boeing atterrir en pleine capitale ! Nous voilà donc dans l'avenue la plus large du monde comme nous l'expliquera un prochain guide. L'avenue est une quatre fois trois voies sans compter les couloir de bus, les immenses trottoirs et plus encore. Traverser cette avenue d'une seule traite et presque impossible nous a affirmé le guide, ou alors en courant très vite et avec beaucoup de chance. Une petite marche dans la chaleur étouffante de Bueno Aires et nous voilà dans le dortoir de Sabatico hostel. On est pas vraiment habitué au dortoir. On préfère les doubles privées pour avoir un peu plus d'intimité surtout après tant de nuit a camper. Les mecs avec nous ne sont pas vraiment bavard. De plus, leurs fichus accents américains et australiens rend la conversion encore plus hardue. Ils ont déjà pris les du bas. On prend donc ceux du haut. Alizée a la frousse de tomber durant la nuit. Ah la la ! Quel gros bébé celle la. Je lui roule donc une couverture que je bloque sur le côté de son lit pour le pas qu'elle tombe. On rigole dans la douche pour une raison bien précise que nous ne pourrons jamais révéler ici, mais le miracle se produit ! Par le plus grand des hasards nous tombons nez a nez avec Romain Darré que nous avions croisé a Valparaiso sur la côte pacifique chilienne, et nous le retrouvons ici sur la côté atlantique argentine. Le monde des voyageurs est très petit. On sait qu'il est probable de retombé quelque milliers de kilomètre plus tard sur la même personne puisque celle ci cible toujours les mêmes hôtels pas cher. On mange avec lui a l'hôtel et celui ci nous emmène faire un Buenos Aires by night. Il nous promet des percussions et des gens qui dansent dans la rue. Pourquoi pas après tout, on est fatigué mais il y a tant de chose a voir ici que l'on doit tout voir. Je me dis souvent que heureusement notre cerveau n'a pas une limite de stockage comme une carte mémoire. Cela serait horrible pour un tel voyage. Surtout qu'avec un cerveau, le "Cloud" n'existe pas. C'est d'ailleurs parfois frustrant car les images s'effacent peu a peu, mais jamais les sensations. On commence a d'ailleurs oublier certains détails des aventures que l'on a vécu en Equateur. Nous sortons donc dans les petites rues de la capitale. On se sent parfois a Paris et plus du tôt une fois passé le coin de la rue. La faible lumière jaune des lampadaires qui inonde les rues, parfois jonchées d'ordures, leurs donne une atmosphère très étrange. De plus en plus étrange lorsque les perfusions que l'on entend au loin commence a faire vibrer l'atmosphère de ces rues. Ils y a plusieurs personnes qui sont réunies autour d'un groupe de percussion. Quelques uns danses même. Les déhanchés rapides changent de ceux que l'on peut voir dans les concerts de chez nous. La folie Tango s'empare d'eux. On continue dans les rues. On est au passage pris d'assaut par une rafale de crotte de pigeon. Les pigeons ont ici une sacré tradition de bienvenu pour notre premier jours.

Lundi 10 Février 2014,

Ok d'accord, les mecs qui dorment dans le dortoir sont des gros fêtards. Plutôt du genre a se lever a 11h et se coucher a 5h du matin. Nous voilà en train de marcher a toute allure dans buenos Aires pour rejoindre le début du tour. Encore un de ces tours pour visiter la ville qui fonctionne grâce aux dons des participants. On est en retard, et on a environs 15 quadras (pâté de maison) a remonter. On arrive a temps et on part avec le guide pour l'excursion. Le tour est en anglais et je sais que le Bibou va vite décrocher alors je me met en mode traducteur privé. Le guide nous bassine un peu avec l'architecture de Buenos Aires. Il est vrai que celle ci est très riche. L'Europe tient a garder une certain unité architecturale dans ses villes. Buenos Aires elle, a plutôt cherché a posséder plusieurs type d'architecture. On observe dans une simple rue au moins 10 styles différents. Un bâtiment des années 70 peut très bien se retrouver a côté d'une grande demeure coloniale. Je trouve cela intéressant mais alizée décroche rapidement. Elle accroche bien plus rapidement a l'histoire d'amour de la française qui se trouve dans notre groupe. Le plus surprenant dans buenos Aires est son quartier riche. On est en plein paris 18eme. Il y a la petite fontaine au coin de la rue et le style parisien est très présent sur les façade des immeubles. Les étages des bâtisses dans Paris ne dépasse pas 2 ou 3 étages. Ceux ci font 5 ou 6 étages avec un double niveau dans les toits mansardés. Tout est exagéré dans l'architecture de cette capitale. On finit le tour devant le cimetière le plus beau de l'agentine, Ricoleta. A première vu il presque aussi beau que celui du père Lachaise. De grandes allés bordées de mausolée très impressionnants mais dont l'intérieur nous intrigue et nous effraie. Je me penche contre la vitre d'un des mausolée et j'aperçois deux cercueils. L'ambiance devient très glauque tout a coup. Je vois qu'alizée a fait de même et est elle aussi très choqué. Les mort d'ici ne sont même pas mis sous terre. Leurs cercueil repose là dans le mausolé et non dessous. On découvre donc que les coutumes d'une même religion ne sont doc pas les même d'un continent a l'autre. A l'intérieur j'observe qu'il y a une grille sur le sol. Il y fait très sombre a l'intérieur et après quelque instant je m'aperçois que 5 cercueils sont superposés les uns sur les autres sous la grille. Je vois quelque chose bouger a l'intérieur et je fais un bon de deux mètres en arrière. Effroi des plus inutile, voir même idiot, car je viens d'avoir peur du reflet de mon pied qui avait bouger dans la vitre. Le cimetière nous fait vraiment froid dans le dos maintenant. Tous les mausolés sont fait de la même manière. Certain d'entre eux sont a l'abandon dus aux actes de propriété a perpétuité ne permettant a personne de faire quoi que ce soit a ces mausolés qui tombent en ruine avec les cercueils qui pourrissent a l'intérieur. Le plus choquant, et le plus déroutant, est le mausolé qui sert de débarras aux personnels du cimetière. Les pelles, les sceaux, et les produit d'entretiens sont posés sur les cercueils. Ils y a de nombreux chats dans le cimetière. Ils étaient très mignons avant que l'on sache que si il y avait autant de chats ici c'est parce qu'ils se nourrissaient des restes des cadavres humains décomposés accessibles grace aux cercueils qui pourrissent finissent par ce briser. On passe devant la tombe de la célèbre Evita, célèbre femme révolutionnaire politique.

Deuxième étape de la journée, direction le marcher noir. Enfin il faut d'abord le trouver ce marcher noir. romain nous a donné une adresse qui n'est pas si loin du cimetière. Il faut trouver une devanture avec une vache nous a t-il dit. On est bien dans la bonne rue mais la vache n'est pas la. Il y a bien tous ces gens qui forme une file d'attente devant un bureau de change mais légal celui ci. La file continue dans une gallérie. On cherche dans cette gallérie et on trouve une vitrine recouverte d'un stickers sans aucun écrit où une vache paisse dans champs. On ne voit rien derrière la vitre. Il y a bien une petite sonnette mais on ose pas sonner. On s'imagine que derrière il va y a avoir un gros black avec un cigare a la bouche qui fume dans la pénombre a la lumière de sa lampe de bureau et qui nous criera "Cuanto chicos ?! Cuanto tiennes !". Il y a justement un mec en costume cravate qui pousse la porte. On demande si on peut changer et le mec nous dit d'attendre dans la petite salle d'attente. C'est notre tour. On nous dit de passer dans la seconde salle ou il y a deux guichets. Il n'y a donc pas un black version al capone comme je l'imaginais mais plutôt une fille en tailleur et Che lisier blanc qui me demande le fameux "Cuanto ?!". On ne change que 200 car on ne sait pas si le taux est bon. On a pas eu le temps de se renseigner sur se qu'était un bon taux au marcher noir. Elle annonce 11,10. On accepte et elle nous donne une grosse liasse de billet en échange de nos dollars. On fait les gros yeux sur autant d'argent d'un seul coup. On sort de là, on souffle un bon coup, et on rigole. On s'est pas fait détroussé derrière cette vitrine a la vache. Alizée s'en sort quand même avec une énorme bosse sur la tête car en prenant la sacoche dans le sac elle s'est tapé la tête sur le rebord du comptoir en remontant. Malgré le grand fracas du choc de son crâne contre le bois elle n'a rien dit, mais maintenant a bien mal.

On ne prend pas le métro pour rentrer car on voudrait repasser dans la rue de ce matin car on y a vu l'envie d'alizée: un Tango Show. 70 euros chacun le spectacle avec diner. Le show nous paraît très hollywoodien mais sympa. Alizée me mentionne qu'elle a lu dans le guide sinon y a des vendeurs de place discount a Buenos Aires. On tente donc une des trois adresse du guide. On en trouve une dans une rue ou les clubs de spectacles pullules et ou les lumières clignotent dans tous les sens. On se croirait dans les rues de New York qu'on nous présente dans les films. On finit par dégoter un spectacle plus classique avec dinner et cours de tango pour seulement 30 euros chacun. Une vrai aubaine. Alizée a les yeux qui brillent. Elle voulait un spectacle de Tango. Elle aura un spectacle de Tango. Le Tango a commençait ici a Buenos Aires. Comment pourrions nous rater ça dans la Mecque du Tango ?!

Mardi 11 Février 2014,

On se réveille un peu tard, et on part un peu tard car on a recroisé  cette fille qui était dans nos hôtels de Cuenca en Équateur. Encore une preuve que le monde des backpackers est très petit. Elle finit son voyage de 5 mois dans 3 jours et on sent qu'elle appréhende très mal son retour en Suisse. Cela nous rappelle que nous n'avons plus que 2 mois devant nous et que nous devons en profiter au maximum avant d'être a Mexico.

Nous partons tard et nous ne savons pas vraiment comment aller dans le quartier populaire de la Boca. il y a bien des bus pour y aller mais nous n'avons pas de monnaie pour payer dans le bus, vu que le chauffeur n'acceptent pas les billets. Les bureaux pour acheter les cartes sont trop loin alors on décide d'y aller en métro. Il faudra simplement que l'on traverse toute la Boca qui est dire un peu dangereuse pour les touristes. On en a vu d'autre alors si on se sent en danger on partira. La Boca est un quartier sans charme. On sent bien que ça craint un peu. Les gens nous regardent légèrement de travers en se demandent ce que deux touristes peuvent bien fichent ici. Ça ne craint pas encore trop on continue donc sur les trottoirs mouillés sur lesquels alizée ne cesse de glisser avec ses tombes. La marche n'est donc pas aisé et la fameuse rue touristique de la Boca qu'on appelle "La Caminito" est encore très loin. On en a mare et on se demande porquoi on a pas pris un taxi. On passe rapidement devant le plus gros stade de "Futbol" comme ils disent ici, et on finit par trouver la fameuse Caminito. Les maisons sont ici en taule peintes de jaune, de rouge, et de bleu. Les gens du port vivant ici ont utilisé le reste des peintures  qui servaient a peindre les coques des bateaux pour peindre leur maison donnant ainsi a cette rue une multitude de couleur. On observe quelques danseurs de tango s'executant a la terrasse de certains restaurants pour appâter le client, et on fait les boutiques de souvenir au plus grand plaisir de mon ibou. On découvrira ici le fameux Dulce de Leche Havanna et les gâteaux que l'on appelle les Alfajores. Une merveille ! J'achèterai aussi ici ma première bombilla et mon premier maté avec la yerba qui va avec pour un bon prix. Je la voulais depuis longtemps pour imiter tous ces argentins complètement accros a ce rituel du thé que l'on fait a toute heure, seul ou entre amis. Le maté est en argentine une tradition social très importante dont on fera la découverte dans une prochaine aventure.

On traverse la ville en bus pour acheter nos billets de bus au terminal. On finit après quelque demande a connaître le prix des offices pour aller a Barilloche. Le problème est que nous avons 30 % de réduction sur notre prochain trajet avec la compagnie Andesmar. A ce moment de la journée, la goute d'eau aura fait déborder le vase. On nous annonce que nos 30 % de réduction ne sont valable que sur le retour du trajet où nous avions eu 7 heures de retard. Cela nous est complètement inutile, et on se sent abusé puisqu'on nous avait promis cette réduction sur le prochain voyage. Bien entendu on se doutait qu'il y aurait une entourloupe. On commence a s'énerver contre la fille de l'agence comme on avait pu le faire a Puerto Madryn. Elle n'a pas les pouvoirs de nous accorder la réduction sur le trajet jusqu'à Barilloche. Elle refuse même de nous passer le combiner du téléphone pour que nous puissions appeler ses supérieurs. Si nous voulons nous pouvons les appeler. Le numéro est gratuit alors on trouve une cabine publique pour les appeler. Impossible de régler un tel problème en espagnol. C'est donc moi qui m'y colle en anglais. Un homme est enfin au bout du fil. Je pars au quart de tour en lui expliquant mon cas et que c'est un manque de professionnalisme de leur part. Son chef nous accorde l'utilisation des 30 % pour aller a Barriloche. Première victoire, mais ils auront gagner la suivante puisque nous n'avons eu que 30% de 70 euros et non de 100 euros. On ne peut pas tout avoir et on  a plus le temps. On a un spectacle de Tango qui nous attend. Avant de rentrer on retente de changer de l'argent au même endroit qu'hier mais le guichet du marcher noir est fermé. On va être en retard pour notre show et ce tango là il ne fait vraiment pas le  rater. On saute dans un taxi, on se change a l'hôtel, on saute dans un métro et nous voilà devant le théâtre piazzola. On s'attendait a un petit théâtre. Nous avions tort. Habillé de dorure et de velours rouges. Ce théâtre et ses petits balcon a l'étage est fort beau. On nous installe a la table en face de la scène. Au première loge comme on dit. Les tables sont collées les unes au autres. Le couple a côté de nous nous semble familier. De plus, ils ont tous deux des têtes de français. C'est fou comme en voyage, on repère très facilement nos compatriotes. Le français a un truc. Cependant, je pense qu'on ne fera jamais la différence entre un suisse, un belge,et un français. C'est en discutant avec eux que l'on s'aperçoit qu'effectivement nous les avions interpellé il y a de cela presque qu'une vingtaine de jours au Chili dans la ville de Pucon pour leur demander si ils avaient fait l'ascension du volcan Villarica. Croiser des gens que l'on connaît dans une petite ville, d'accord ! Mais que l'on croise ces personnes dans une si grande ville, c'est totalement du dingue. Ils nous racontent leurs cours de Tango qu'il y avait avant le repas. Nous pensions que s'était après le repas, dommage ! Ils sont vraiment très sympa et nous racontent leurs péripéties depuis que l'on s'était croisé. Ils nous racontent notamment la descente en stop et en bus de la carretera austral en Patagonie. Malgré des paysages magnifiques, l'isolement et le peu de passage de voiture et de bus a rendu leur périple assez difficile. Ils en gardent tout de même un bon souvenir et de sacrées histoires a raconter. La discussion nous amène a parler des prix du spectacle de ce soir. Nous leur révélons que nous avons eu les places moitiés moins chères. Ils sont un peu dégoûtés et j'espère ne pas avoir gâché leur spectacle. Je pense que c'est le pire dans un voyage. Les différence de prix entre chaque participant a une excursion ou spectacle. Nous avions la bonne info, pas eux. Mais on peut les comprendre, car nous sommes la plupart du temps dans leur cas, même si aujourd'hui on a vite fait de repérer les bons plans. Le tout en voyage est de s'avoir profiter de toutes  opportunités quite a forcer ou berner un peu la chance tout en restant relativement honnête. Une trop grande honnêteté ne paie pas en voyage. Le menu nous permet d'avoir chacun notre propre bouteille de vin. C'est très bien ça ! Mais lorsque le spectacle commence, je sens que mon Bibou et moi même sommes déjà sacrément pompette. Le spectacle est magnifique et d'un très grand rythme intercalé par des tableaux de danses et de chants. Certains danseurs sont plus sportifs, d'autre sont plus romantiques, mais tous garde une grande sensualité lorsqu'ils dansent. Le spectacle a duré 1h30. Nous avons eu l'impression qu'il n'avait duré que 30 minute tellement s'était beau. Mon Bibou est heureux. Je pense qu'il est d'autant plus heureux car il a finit sa bouteille de blanc pendant le spectacle. Elle est intenable être fille. Il me reste encore beaucoup de vin. Si j'avais tout bu, je pense que je n'aurais rien vu du spectacle. Pierre-Yves et Julie ont un mini bus qui les attend pour les ramener a leur hôtel. Nous avions prévu de goûter l'alcool national, le Fernet. Fernet Coca comme il l'appelle ici. On part donc tout les quatre dans le centre ville. Ils ont l'air très honnête et l'avouent. On leur explique que nous l'étions mais plus maintenant et qu'il fait profiter de tout dans abuser. On leur explique même qu'on négocie tous. Alizée nous en fait même la démonstration en négociant le prix de 4 fernet coca. 3 heures du matin, 2 fernets chacun on est chaud bouillant. Tellement chaud bouillant qu'on demande au barman de nous mettre du Tango pour que nos amis nous montre ce qu'ils ont appris lors du cours de Tango qu'il y avait avant le repas au theatre. Nous voilà tous en train de danser maladroitement le Tango devant le bar sous le regard amusé du barman. Nous repartons tous a nos hôtels, tous contents d'avoir tester le fameux fernet coca et de l'avoir partager avec ce couple d'amoureux qui est fiancé. Sur le retour, alizée nous fera un sacré spectacle en plein milieu de l'avenue la plus large du monde.

Mercredi 12 Février 2014,

On quite l'hôtel assez tôt car on voudrait encore changer de l'argent au marcher noir comme précédemment. Il fait un chaleur caniculaire. Porter nos sacs sous cette chaleur est insupportable. On est déjà épuiser arrivés au terminal. Alizée n'est pas très bien. Elle reste avec les sacs au terminal pendant que moi j'ai trois quarts d'heure pour changer l'argent. Malgré la fatigue, le voyageur a toujours la pêche. 15 minutes de courses a pied sous ce soleil, je suis heureux. Je le demande toujours pourquoi je n'ai pas pris de taxi. Bref, j'ai couru. Il y a un monde fou qui attend dans la petite salle avant celle des guichets. Jamais je n'aurais le temps de tous changer avec tous ce monde. Il faudrait que quelqu'un me laisse passer mais qui ? C'est en discutant avec des anglais puis en leur expliquant pourquoi j'étais en nage, qu'ils ont accepté spontanément de me laisser passer devant eux. Quelle chance ! De plus Le taux est bien meilleur qu'hier. Le retour se fera en taxi. C'est pas pour deux euros que le voyage en pâtira.
Je retrouve donc mon Bibou, assise par terre avec les sacs dans le terminal. Allez hop ! Il est 13h30, Nous montons dans le bus un peu dégouté de ne pas rester plus dans cette ville qui commençait a beaucoup nous plaire. Je passerais mon après-midi dans le bus a définir l'itinéraire que nous emprunterons avec la team Sire au Brésil. Le parcours est plus ou moins bien fait et il va falloir annonçait au Sire qu'in leur réserve deux nuits minimum de bus. On va les faire voyager façon backpackers les Sire. Je sens que ça va être quelque chose !

lundi 10 février 2014

Puerto Madryn, un farniente des plus plaisant

Golfo Nuevo

Golfo Nuevo



Lundi 3 Février 2014,

On est rodé maintenant. On replis nos affaires en de temps trois mouvements. L'odeur alléchante d'une pâtisserie nous stoppe sur notre route pour le terminal. Le temps de craquer pour des croissants au Dulce de Leche et nous voilà dans le premier bus pour El Calafate où nous devrions trouver un bus pour Rio Gallegos partant 1 heure plus tard. Cela devient une habitude, mais finir nos nuits dans les bus n'est plus si dérangeant.

Par chance, une fois arrivé a El Calafate, il y a un bus direct pour Puerto Madryn. Cela est plus rassurant d'aller directement la bas, plutôt que de ne pas savoir si on aura une correspondance a mi chemin dans la ville de Rio Galegos. Alizée se souvient d'un objet qu'elle veut offrir a sa mère. On a plus que 30 minutes pour aller le chercher, et comme nous n'allons pas y aller avec nos sacs, c'est bibi qui va courir pour aller le chercher. De retour rapidement au terminal, on en profite pour joindre nos familles avec le Wifi du terminal puis nous montons a l'intérieur d'un bus ou plutôt dans "une grande galère". Non pas que nous avons ramer pour atteindre Puerto Madryn, mais quand même un peu. On a même fait du sur place avec notre galère. Je m'explique. 12 heure, nous embarquons dans la galère. 23h30, ils te servent le plateau repas. Normal a 23h30 me direz vous.  00 h, ils nous mettent un film. Logique ! 

Mardi 4 Février 2014,

3h30, la galère est a l'arrêt dans une station essence. Le chauffeur nous dit que que celle ci est cassée. 9 heures, je me réveille et on passe d'une galère a une autre. Je viens seulement de réaliser que nous sommes resté au même endroit toute la nuit. J'ai cru a une simple petite panne, je ne me suis donc pas inquiété et ai dormis comme un bébé, tandis qu'alizée n'a pas fermé l'œil de la nuit. Il a d'ailleurs fait très froid dans cette galère vu que le chauffage ne fonctionnait pas cette nuit la. 12 heure, nous sommes toujours dans la galère quand nous devrions poser le pied au terminal de Puerto Madryn. 17h30, on est toujours dans la même galère, mais on nous annonce qu'une autre galère arrive, qu'on en a finit avec la précédente. De mieux en mieux ! 19 heure, voilà que nous en avons finit de cette galère. Nous posons enfin un pied a Puerto Madryn.

On est gonflé a bloc pour se faire rembourser le billet. On est deux a faire des regards de tueur a la fille de l'agence de bus. Je commence direct a m'énerver histoire de la mettre dans le bain. Alizée me dit de me calmer. La fille a vite compris et nous changeons de guichet. On en rajoute une couche en mentant sur le fait qu'à cause de ces 7 heures de retard nous avons raté une excursion aujourd'hui. Elle ne manque pas de le mentionner au téléphone. On en a peut être fait un peu trop mais maintenant on l'a dit. Elle ne peut que nous faire 30 % chacun sur le prochain trajet. On s'énerve sans attendre. On veut un remboursement intégrale. La pauvre ne sait plus où se mettre mais c'est son job de s'en prendre plein la tête par le client alors on lui en met plein la tête a deux. Elle n'y peut rien et on sent qu'on en tirera rien. Je demande a parler au gérant par téléphone vu qu'il parle anglais mais elle daigne me passer le combiner, soit disant que c'est uniquement pour le personnel. Il faudrait en plus que nous dépensions pour appeler. Quelle blague ! Au final, on prend les 30 % promis, un peu dégouté de ne pas avoir eu mieux. Le plus étrange dans tout ça, c'est que aucun argentin n'est venu se plaindre. A croire qu'ici, 7 heures de retard, c'est normal. Manque de chance pour la compagnie, nous sommes français, et en France on râle pour tout, surtout si c'est pour se faire rembourser.

nous qui voulions visiter la ville aujourd'hui c'est raté. Les informations touristiques du terminal nous indiquent l'emplacement de campings aux abords de la ville et comment s'y rendre. alizée file au supermarcher du coin pendant que je checké les campings dans le terminal. Appel de Papa Sire. Zut, et Alizée qui vient juste de partir. Celle ci a de la chance, elle revient juste avant que son Papa ne parte se coucher. Malgré nos 31 heures de galères, il y a une bonne nouvelle dans l'histoire. Maintenant, il fait chaud. Il fait même très chaud. On va enfin ranger nos polaires, et sortir les T-shirts. Cela fait 15 minutes que nous attendons le passage du bus numéro 2 au mauvais coin de rue. Le problème des transports en commun. C'est qu'il fait toujours s'adapter. Là, il faut des pièces, dans d'autres des cartes, et encore dans d'autres on ne paye qu'à la fin. A Puerto Madryn, il faut une carte prépayé, ou de la monnaie. Le problème est qu'on a ni l'un ni l'autre, qu'on en a mare, et qu'on veut se coucher. Par chance quelqu'un passe sa carte pour nous et nous lui donnons le prix des trajets en billets. Le bus nous dépose a 800 mètres du camping. Quelle plait de devoir encore marcher, mais le fait de marcher a 21 heure sur la jetée du golf Nuevo, c'est que le spectacle est magnifique. On a décidé de refaire notre coup pour ne payer qu'une personne sur deux par nuit. Je me présente donc seul au guichet avec mon sac, la tente bien en évidence. Après quelques questions discrètes, la combine semble pouvoir se faire dans ce camping. Je fais un tour dans le camping et décide que c'est jouable. En même temps il est trop tard pour retourner en ville. Alizée m'attend depuis 30 minutes plus moins dans la rue a l'extérieur du camping. Je demande donc une nuit pour une seule personne. Je trouve une autre sortie pour venir chercher alizée qui attend a l'extérieur du camping
. Pour je ne sais qu'elle raison, je lui dis de passer par l'entrée principale, tandis que je reprends l'autre entrée. Nous aurions dû faire l'inverse. Les deux personnes s'occupant du camping voir Alizée, son gros sac sur le dos, passer comme une fleur en lâchant un "¡ Holà !". Par chance ça passe. La technique n'est pas encore parfaitement rodée, mais il n'est jamais facile de s'adapter aussi vite a chaque camping. On ne fait cette combine que dans les campings de grande capacité où tu passes toujours inaperçu. Montage de tente et on s'empresse de s'endormir. Comme nous sommes chanceux, nous sommes tombé dans un camping situé a côté d'une boîte de nuit. G-E-N-I-A-L ! R-A-S  L-E  B-O-L !

Mercredi 5 Février 2014,

Maudit Check out ! Ils l'ont mis a 10 heure, et en plus il n'y a plus d'eau chaude après 10 heure. je me lève donc pour aller repayer une nuit pour une seule personne encore une fois et prendre ma douche. Le ibou lui dort toujours mais est forcé d'aller prendre sa douche avant 10 heure. On doit aller chercher un tour aujourd'hui et aller a la plage. Au final on stagnera au camping jusqu'à 17 heure. La recherche d'une excursion pour la visite de la Peninsula Valdez fut rapide mais peu concluante. Les alentour de Puerto Madryn permettent d'observer une foule d'animaux marins comme, des pingouins, des lions de mer, des éléphant de mer, et des orques. Mais le clou du spectacle reste les excursions pour voir des baleines dans l'un des deux golfes de la Peninsula Valdez. Ces deux golfes sont des sites de reproduction des baleine franche australe de juin a mi-décembre. Le problème est que nous sommes en Février. Il n'y a donc pas de baleine. Le second problème est que l'excursion coûte très chère. Étant donné que nous avons déjà vu tous les autres animaux en terre de Feu et au Galápagos, nous décidons de ne pas faire d'excursion, ce pour quoi nous étions venu a Puerto Madryn a la base. Cet argent sera plutôt réinvesti dans un super spectacle de Tango a Buenos Aires. Puerto Madryn devient son un lieu de farniente ou nous n'allons rien fait du tout. Après tant de journée sous la pluie et le vent froid de la Patagonie, nous allons recharger les batteries avec ce grand soleil et les 30 degrés d'ici. Demain nous n'allons donc pas partir. Nous irons a la plage. Après tous les vacances, c'est aussi savoir s'arrêter pour ce reposer. Chose que nous avons souvent du mal a concevoir. On aurait aimer de faire un barbecue mais il est déjà 20 heure. Le temps de tout faire il sera trop tard et la fatigue se fait déjà sentir.
Nous n'avons toujours pas de carte de bus pour rentrer au camping. On continue donc a quémander chacun un aller en échange du prix du billet. Cela nous évite d'acheter la carte.
L'arrivé au camping se fait toujours de la même façon. On passe chacun notre tour devant l'accueil a quelque minute d'intervalle afin de ne pas éveiller les soupçons sur le fait sinon soit deux dans la tente, vu que légalement il n'y a que moi dans le camping. Alizée trouve cela idiot de continuer ainsi mais moi ça me fait flipper alors on continue comme ça.
Il y a cette famille qui vient de s'installer en face de nous. Ils sont au moins cinq et sont suréquipés. Ils y a surtout le gosse de cinq ans qui crie du matin au soir " ¡ Robertooooooo ! ". Malgré le fait qu'on se moque de lui et qu'on fasse comprendre aux parents qu'on en a marre, ceux ci ne bougent pas d'un poil. Pour des parents qui ont des gosses terribles, le camping est la solution idéales pour s'en débarrasser. Le camping reste quand même super cool malgré tous les chiens errants qui y traînent.
On s'endort une nouvelle fois avec le sourire car pour une fois on peut dormir dans duvet, et ça, c'est que du bonheur. C'est pas a Ushuaïa qu'on aurait fait ça. On se réveille même en nage le matin dans nos duvets lorsque le soleil tape fort sur la tente. Le problème de nos duvet est que cette fois ci ils ne sont pas adaptés au température supérieur a 10 degrés la nuit. On s'endort une nouvelle fois au rythme du son de la boîte de nuit.

Jeudi 6 Février 2014,

Je dois une nouvelle fois me lever pour payer puis prendre la douche avant 10 heure. C'est assez pénible. On s'est levé pour aller a la plage aujourd'hui mais il fait gros et il y a beaucoup de vent. Il y a tellement de vent que ça a coupé internet dans le camping. On s'occupe donc autrement. Je fais même de la couture pendant que mon ibou planifie notre parcours en Argentine. Les grandes lignes, je les avais déjà défini, mais alizée étudie maintenant en détail chaque destination. Elle veut aller dans une estancia. Nous irons donc dans une estancia faire un Asado (Barbecue argentin) et voir des gauchos (cowboy argentin). 15 heure, on décolle pour la plage. On y restera pas longtemps a cause du vent qui fait tourbillonner le sable et de l'eau de l'Atlantique trop froide. Le pacifique, s'était mieux quand même. Paraît il que depuis cette plage il est possible de voir les baleines au loin lorsqu'elles sont présentent dans le golfe.

Passage au terminal pour choisir d'aller soit a Bariloche ou soit a Buenos Aires. L'étude se révèle ardue car il ne faut pas utiliser nos 30 % de réduction sur n'importe quel voyage. On choisira d'ailleurs de ne pas les utiliser pour aller a Buenos Aires car il y a une compagnie pas trop chère qui y va demain a 18h35. 20 heures de bus nous attendent. Les nuits dans les bus sont vraiment devenu un quotidien pour nous. Cela ne nous fait plus rien de savoir qu'on ça se taper 20 heures de bus d'affiler.

Ce soir, on va enfin pouvoir se faire un vrai barbecue. Ça fait presque 1 mois que je veux ne faire un. On se met donc a la mode argentine. On acheté plein de viande a la boucherie et du charbon, et on court au camping. Pour une fois j'arrive a faire des braises en deux temps trois mouvements. Alizée rigole. Elle m'imite devant mon superbe barbecue. Le riz cuit dans la casserole posée sur les braises, ainsi que la viande. On a peut être vu un peu large pour la viande. On et pas non plus des argentins. Alizée est repus avant moi. Tant mieux, je mangerais tout le reste de viande. Alizée nous a testé un petit pesto en sachet qui était ma foi délicieux avec le riz.

Vendredi 7 Février 2014, 

11 heure, la tente est replier et on trie toute nos affaires. C'est fini le mode hiver, on passe maintenant en mode été jusqu'à la fin de notre voyage. On range donc toute nos affaires chaudes au fond du sac de compression afin de ne plus avoir a les ressortir par la suite. Les t-shirts, les shorts, et la crème solaire sont a porté de main, et cela promet une fin de vacance, de deux mois tout de même, sous le signe du soleil.
Il reste du charbon. Je file tout seul en ville refaire le plein de viande. J'en profite au passage pour rendre la bouteille vide de coca et en prendre une nouvelle, puis retirer de l'argent. Voilà une heure et demi que je suis parti. Le Bibou s'est inquiété et me saute dans les bras en me disant qu'elle n'aime pas quand je suis loin d'elle. Vivre 24/24h a deux est une expérience unique. Je nous fais un feu de l'enfer sous les grilles du barbecue. On a bien gérer les quantités de viande cette fois ci. Il y a cette famille devant nous. Des beaufs de première. Ils ont carrément mis des amplis dans le coffre de leur voiture a la mode tunning. Ils nous mettent leur techno des années 2000. On est ravi. Bref, les joies du camping. On finit de manger vers 16h. On est sur le cul. Depuis trois jours, on traine d'une force, c'est impressionnant. On va vite reprendre notre ancien rythme de croisière. On refait notre sac et on file prendre le bus pour le terminal. Buenos Aires est une très grande ville où chercher des places libres dans un hôtel backpacker est une tâche longue et difficile. On a 10 minutes pour booker un hôtel sur booking.com. Sitôt dit, sitôt fait. On saute dans le bus direction : Buenos Aires, la capitale de l'argentine, là ou l'histoire du tango a commencé.

On mangera rapidement dans un restaurant lors d'un arrêt. Nous ne savions pas que le dîner était inclu dans le prix du billet. En sortant des toilettes, je vois alizée assise a une table avec deux autres touristes. Vu leurs têtes, ils ne semblent pas parler français, et encore moins espagnol. Je comprends maintenant mieux le petit sourire pincé du ibou qui veut dire "P´tit cœur, magnes toi ! Ils vont bientôt ouvrir la bouche pour le parler anglais. Dépêche toi !". Ah la la ! Le ibou et l'anglais ne feront jamais bon ménage. Je passe donc le repas a leur tenir la grappe en anglais.

jeudi 6 février 2014

El Chalten, et le Fitz Roy

Fitz Roy

Vallée du Fitz Roy

Glacier proche Fitz Roy


Vendredi 31 Janvier 2014

Enfin un réveil sans réveil. C'est la lumière du jour qui nous tire progressivement de notre sommeil. On a même le temps de prendre une douche le matin et prendre notre petit déjeuner dans la tente. C'est pour vous dire ! Je finis de replier la tente pendant que le ibou file appeler sa maman. Celle ci lui fait la surprise de bien voilà lui offrir le collier rigide en argent que alizée voulait. Le problème est qu'elle lui dit ça 30 minutes avant le départ du bus. Branle bas de combat ! Les sacs sur le dos on court a l'angle du terminal, et qui c'est qui va aller courir chercher de l'argent et acheter le collier ? c'est bibi ! Me voilà donc en train de courir dans les rues sans savoir si j'aurais assez de temps pour l'acheter. 10 minutes plus tard, je tends le collier au Bibou dont les yeux brillent a la vue de son nouveau bijou. On monte les innombrables marchés qui mènent au terminal. On a les jambes coupées arrivé en haut. on capte toujours le wifi des informations touristiques depuis le bus alors le ibou en profite pour dire a sa maman qu'elle a bien son cadeau en main et qu'elle en est très fière.

3 heures plus tard, le bus fait un bref arrêt au bureau des gardes forestiers où on nous renseigne l'état des sentiers et les randonnées de deux jours a faire dans le coin. Une fois arrivé au terminal de bus, la première chose a faire et de retirer de l'argent. Il n'y a qu'un seul DAB dans la ville et nous constatons amèrement que celui ci est vide de billet. Il nous reste 50 euros en poche, nous sommes samedi soir, demain est dimanche, et on nous dit que la personne chargée de remplir le DAB habite a 100 kilomètres d'ici. On et pas vraiment dans la panade mais il va falloir réellement surveiller les dépenses et prier pour que lundi soir le distributeur de billets fonctionne.
Pour le moment nous voilà en train de marcher dans El Chalten a la recherche d'un camping. Le premier camping est tout prêt mais il semble un peu a l'arrache. On s'est mis d'accord maintenant pour ne payer qu'une seule personne dans les campings au lieu de deux. Une personne va voir comment et le camping. Voir surtout si il y a un système d'étiquette ou de panneau. Si il n'y a rien, on ne paye que pour une personne, je monte la tente, et alizée arrive plus tard. Cela marchera d'ailleurs très bien pour le deuxième camping. On est d'ailleurs très content que cela marche vu nos finances restreintes. J'ai monté notre tente a côté de deux français qui m'expliquent qu'ils ont tenté, en vain, l'ascension du Fitz Roy. J'hallucine complètement. Le mec doit avoir 60 ans, l'autre 35. J'ai devant moi deux dingues d'alpinisme. Cela me laisse rêver qu'un jour moi aussi je m'y tenterai. On fait quand même attention a ne pas être trop ensemble dans le camping. Un groupe de français se forme a notre table lors du diner. On sympathise et on rigole beaucoup avec eux jusqu'à l'extinction des feux de 22h30. Un peu frustré de se faire chasser de l'espace commun comme ça, tout le monde file se cocher dans sa tente. On galère un peu a préparer les sacs pour la randonnée de deux jours qui nous attends car le gardiennage de bagages dans le campings est payant. Je me mets donc en mode Tetris pour que tout l'inutile terre dans mon sac. On prendra le sac d'alizée car moi ils ont déjà vu le mien tout a l'heure et ne savent pas qu'alizée est avec moi. Le sac est plein a craquer. Il pèse au moins 35 kilos et j'ai limite peur que les bretelles craquent si je le soulève.

Samedi 1 Février 2014,

On avait mis le réveil a 7h30, pensant partir a 9h. Je porte le sac tant bien que mal et quand je soulève celui ci devant l'équipe de l'accueil, je vois leur yeux s'ouvrir bien grand se demandant comment je pouvais bien voyager avec un sac aussi lourd. Alizée qui était partis prendre sa douche revient a la tente et me dit qu'il t a une compétition d'escalade, ou plutôt de bloc, aujourd'hui a 11h. Ça me tente bien d'y aller et elle s'en est douté. Je pars essayer de trouver le spot de la compétition mais je revient bredouille. on arrive tout de même a le trouver mais a 11h30 rien est commencé et la slackline promise par l'affiche n'est pas installé. Alizée est verte de s'être levé si tôt pour rien et marche d'un air grognon. Elle n'avait déjà pas forcément envie de se retaper un trek de plus alors là elle n'en a plus du tout envie mais avance quand même. La balade est néanmoins vraiment sympa. On rencontre même les filles qui campaient a côté de nous a Ushuaïa. Elle ont fait le tour qu'on veut faire en trois jours, quand nous espérons le faire en deux jours. Elles n'ont pas vu le Fitz Roy qui était dans les nuages. Cette fois ci on les quitte vraiment puisqu'elles vont faire le trekking de Torres del Paine. On leurs donne d'ailleurs de précieux conseils pour ne pas tout payer la bas. De précieux conseils qu'on aurait aimer avoir sans qu'on se force a glaner des informations. La balade se poursuit dans la forêt avec une superbe vue sur une très vaste vallée en contrebas où serpente les méandres des cours d'eaux. Il y a même ces glaciers tout au fond de la vallée juchés sur les cimes qui restent éblouissant sous ce soleil de plombs. Heureusement que la Patagonie est toujours ventée car il ferait parfois vraiment très chaud. Qu'il est bon de s'arrêter manger dans la forêt. Assis sur une pierre, un rayon de soleil qui te chauffe le visage. La ballade est assez longue finalement. Ou plutôt, ce sont nos jambes qui la trouvent longues. Celles ci commencent a ne plus en pouvoir. C'est vrai que la Patagonie et la Terre de Feu les a mis a rude épreuve ces temps ci. On atteint rapidement la laguna Capri après 1 heures de monté. Une belle lagune au bord de laquelle on peut camper. Mais ce campement n'est pas le notre. On veut pousser plus loin pour ne pas a avoir a faire plus demain. Et puis c'est beaucoup mieux de dormir au pied du fameux Fitz Roy. C'est justement au détour d'un bosquet que celui ci se révèle. Il est là sous nos yeux. Fièrement dressé, son aiguille pointe vers le soleil. Il est d'ailleurs bien entouré de beaucoup d'autres pics plus petits. Un énorme glaciers recouvre toute sa base. Et vu comme les parois du Fitz Roy sont escarpées. On commence a comprendre pourquoi il est le deuxième sommet le plus difficile a escalader au monde. Je pense d'ailleurs que les deux zigotos qui m'avaient dis au camping qu'ils s'y étaient repris a quatre fois pour atteindre le sommet, sont complètement cinglés. J'avoue tout de même que j'aime les idées de ces cinglés. Un jour moi aussi je serai un alpiniste ! On continue de marcher en direction du glacier. Ces pics qui sont de plus en plus magiques au fur et a mesure qu'on s'en rapproche le sont d'autant plus a partir du moment ou l'on débouche sur une vaste étendue de basse végétation. On aperçoit d'ailleurs dans le fond d'une vallée lointaine la couleur bleu azur du front de taille d'un glacier. Après une succession de petit pont qui nous font traverser une multitude de cours d'eau, on se rend compte qu'il y a comme des sortes de petites baies sableuses a certains endroits. Il n'y a pourtant pas de lacs ici mais il y a sûrement du en avoir un gigantesque ici il y a plusieurs milliers d'année. Je continue d'ailleurs d'enseigner a mon Bibou la géomorphologie glaciaire. Enseigner c'est savoir rabâcher, et a force de rabâchage sur le multiple exemple, le ibou me décrit lui même les paysages glaciaires et leurs composants toute seule. Le campamento Poincenot est ideal. Alizée commence a avoir l'œil pour repérer les bon endroits ou on ne risque rien. On installe rapidement la tente. On laisse le gros sac dedans et ne prenons que le nécessaire pour la suite. Une pancarte annonce que la suite est physique et qu'il et nécessaire d'avoir une bonne condition physique. Plus rien ne nous fait peur maintenant, nos jambes nous emmèneraient aujourd'hui jusqu'en haut de l'Himalaya s'il le fallait. Ça monte, ça n'arrête pas de monter. 1h20 qu'ils disent depuis le campement. On commence a en douter. Et puis il y a tous ceux qui redescendent qui n'arrête pas de t'encourager avec des "Valle la peina ! Valle la peina !". On en revient pas qu'ils nous disent tous ça. Le paysage doit vraiment être a couper le souffle. Il y a aussi ces chinois qui nous font rire a nous saluer a grand coup de "Aligato ! Aligato !". Alors nous aussi on leur dit "Aligato !". Dès qu'on rencontre une personne qui a les yeux bridés on chante en cœur "Aligato ! Aligato !". Le problème c'est que parfois, les bridés sont plutôt du genre "Conichiwhua !" (Pardonnez l'écriture ) et là on se sent un peu bête. A force de marcher ensemble, on a notre rythme de croisière pour la monté. Je donne le rythme dans les grandes montés. On voit la fin du sentier. Le problème est qu'après la fin, il y a une autre fin un peu plus loin. Seconde monté, nous y voilà. Un lac bleu translucide nous attendait. Une retenue naturelle d'eau de glacier. Le soleil va bientôt se poser sur la pointe du Fitz Roy. On arrive juste a temps pour voir la fin de ce spectacle qui effectivement nous laisse sans voix. Nous sommes dans un immense cirque glaciaire a la base de cette immense aiguilles qui est le Fitz Roy. La difficulté de son ascension se comprend encore mieux ici. Avant de parvenir en haut de ce donjon en l'escaladant, il faut d'abord franchir la muraille de glace qui l'entoure. Deux soldats alpinistes se sont d'ailleurs lancé a son assaut. On les regarde monter, crampons au pieds, le long de la parois du glacier. On descend de la moraine sur laquelle on se trouve pour accéder de plus prêt au lac en contrebas. C'est en passant par la gauche qu'on découvre un autre lac frontal glaciaire. L'exemple école de lac glaciaire. Le glacier en contrehaut est tout aussi impressionnant avec ses grands escaliers de glaces déchiquetées. Le soleil va bientôt passer derrière le Fitz Roy, il va faire froid et on a une sacré descent qui nous attend. On quitte l'endroit un sourire au lèvre en se disant comme on nous l'avait dis "Valle la peina !". On ne manque d'ailleurs pas de le dire a ceux qui montent encore. Alizée a pris la tête de la course. Surpris je la vois qui dévale les sentiers rocailleux a toute vitesse. Elle a enfin compris comment descendre. Elle cours, et glisse sans tomber. Génial, elle est fin prête pour de plus gros trekking maintenant. 30 minutes de descente plus tard, on est heureux que la journée soir finit. Préparation de la popote du soir et de demain midi, petit coup d'œil au Fitz Roy qui se dresse au dessus de nous devant un ciel aux nuages roses orangés. On sait qu'on a eu une chance époustouflante de voir cet endroit avec un aussi beau temps. Chose rare dans le coin.

Dimanche 2 Février 2014,

8h30, c'est en pliant la tente qu'on voir déjà des randonneurs redescendre du Fitz Roy. Tout ce groupe de chinois doit être bien déçu d'être monté si tôt car le Fitz Roy a encore la tête bien embrumé ce matin. J'ai même entendu des gens partir randonner vers 3 heures cette nuit. Il fait un peu moins beau qu'hier mais tant mieux car il fait aussi moins chaud pour marcher. La randonnée d'aujourd'hui n'est pas aussi belle qu'hier mais tout aussi intéressante. On prend le temps de faire des photos d'amoureux au bord d'un lac, dans un prairie d'herbes hautes, ou bien même, d'imiter les piverts accroché a un arbre percé de toute part par leur soins. On commence a en avoir marre de marcher. Alizée commence d'ailleurs a me demander un ordre de temps et ça ce n'est pas bon. Savoir combien de temps il reste voilà se qui l'a fait avancer. Je lui dis 5 minutes. Un anglais nous affirme qu'il reste 20 minutes. Alizée se décompose. J'avais espéré qu'elle n'est pas compris mais a voir sa tête j'ai vite vu qu'elle avait entendu. Finalement a seulement 10 minutes de la ou nous étions, on mange et on laisse le gros sacs sous une bache au campamento Agostini avant de poursuivre. La laguna Torre est a a peine 5 minutes de marche. Celle ci est moins impressionnante que la laguna de los tres d'hier mais la particularité de celle ci est qu'il y a de petits icebergs qui flottent et dérivent jusqu'à nous dans le lac. On poursuit un peu plus loin, mais le glacier et trop embrumé pour que cela soit nécessaire de continuer a marcher plus loin sur la crête de la moraine frontale. Il y a d'ailleurs tellement de vent que je peux me pencher légèrement vers l'avant sans tomber. Il y a ce type qui vient nous parler alors qu'on est tranquillement assis a regarder le glacier. Il nous étale tous ces voyages dans le monde. On ne lui avait rien demandé en on sent qu'il nous prend pour des petits voyageurs. C'est quand on lui dit sinon est en vadrouille pour 6 mois qu'il réalise qu'il nous avait peut être pris un peu trop de haut. Il faut toujours qu'il y en ait qui ait toujours voyager plus que d'autre. A croire qu'entre certains voyageurs c'est parfois une compétition. On est pas des israéliens non plus ! On regarde une dernière fois le glacier et ses icebergs puis on repart. On sait que ce glacier était le dernier que l'on verra de ce long voyage. Les glaciers, les icebergs, et le froid de la Patagonie, demain ce serra fini. Nous allons prendre notre envol vers les zones plus chaudes du nord. On nous a promis 40 degrés a Buenos Aires. Vivement que l'on regrette les basses températures patagoniennes.
Il est a peine 15 heures et il est inscrit qu'il faut 3 heures pour retourner a El Chalten. On en a plein les pattes mais en même temps il est trop tôt pour commencer a camper. Le retour fut réellement long. Même avec un bon rythme, il nous aura fallu 4 heures. Sur le chemin on a croisé ces mecs qui ont des sacs plein de corde avec les crampons d'un côté et les piolets de l'autre. Le genre de gars qui me font rêver. Moi aussi je veux être un dingue d'alpinisme, les cascades de glaces tout ça quoi... Mais y a pas vraiment tout ça a Saintes. Cela restera encore un rêve lointain pour quelque temps. Après d'interminable petites montés derrière lesquelles El Chalten n'apparaissait jamais on finit par gravir LA monté. La dernière qui marque la fin de notre "dernière randonnée". Bon bien évidement c'est jamais la dernière, mais on aime a dire qu'après celle ci c'est finit. Une fois parvenu au camping, le ibou est vraiment rincée de toute ces heures de marche. Je monte la tente et l'affaire a refaire mon sac de randonnée qu'on avait laissé au gardiennage du camping. Alizée qui pensait se reposer après sa douche est ravit de voir toutes ses affaires en tas. Elle doit refaire son sac alors qu'elle aurait préféré le faire demain. On a pas vraiment le temps de se reposer sur nos laurier car il reste un problème a résoudre, l'argent. On est toujours presque a sec et on croise les doigts pour que le seul distributeur de billet delà ville est été renfloué. Je file seul au terminal de bus retirer de l'argent. A peine arrivé que j'aperçois une file d'attente devant le DAB. Il y a envions 20 personnes devant moi et la file ne fait qu'augmenter. De nombreuses personnes étaient dans notre cas depuis samedi et attendaient impatiemment que le DAB soit rechargé en billet. 1 heure d'attente plus tard, c'est mon tour. Je retire le maximum avec la carte d'alizée, mais aussi avec ma carte puisqu'on doit payer une grosse somme pour les billets de bus. Enfin assis en train de ranger les billets dans la sacoche, que je vois le ibou arriver paniqué. 1h30 que je suis parti, je me disais bien qu'elle aller s'inquiéter et que je la retrouverai ici. Tant mieux car avec toute cette histoire je n'ai toujours pas eu le temps de regarder comment partir d'ici. On fait tous les stands de bus a la recherche de la meilleurs occasion pour partir d'ici au moins cher et au plus vite. la question est : va t-on a Bariloche ? Ou a la péninsulaire Valdez ? Le bus pour Bariloche dure 2 jours et part dans 2 jours. Pensant que c'est une sacré perte de temps, on optera pour 3 bus indépendant dont on espère que les correspondances soient bonnes pour se rendre a la Peninsula Valdez et qu'on ne se retrouvera pas bloqué a mi chemin dans une ville paumée. On prend direct le billet pour demain. Une fois de plus on et heureux de partir bien tôt. Il faudra être a 8 heures du matin demain au terminal. Ça n'en finit pas ! Il est 21h on doit encore faire les courses et préparer 3 repas. La soirée fut vraiment longue avant d'aller nous mettre dans nos duvets.