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mardi 18 février 2014

Mendoza et sa région viticole

Cave à vin d'une fabrique industrielle

Environs de Mendoza

Dégustation de vin


Dimanche 16 Février 2014,

On décolle tôt du camping. On avait pensé que le gardien allait oublier de nous faire payer la deuxième nuit mais si tôt m'a t-il vu déplanter un piquet de tente si il a rappliqué pour demander son dû.

Monter dans les bus publique avec notre barda n'est jamais chose aisé mais on parvient a descendre dans le centre. On doit changer nos dollars ce matin car nous allons être a court de pesos et il ne sert a rien de retirer avec tous ces dollars qu'on a. Après avoir vu le fameux saint Bernard et son tonneaux collier sur la grande place, on part en quête d'un changeur au marcher noir. Alizée sur une trottoir et moi sur l'autre, nous avançons avec notre fardeau sur le dos. Alizée ne se fait jamais interpeler et elle n'ose pas demander. Au contraire, je croise un de ces mecs qui attendent on ne sait quoi sur trou tout tous les 50 mètres. Voilà comment on les repère. Il suffit ensuite de s'arrêter devant eux et si c'est "Cambio !", c'est Bingo ! Comme quoi changer des dollars est plus un truc de mec que de fille. Ce n'était d'ailleurs pas pour rien que j'avais choisi ce trottoir. Le taux est le même qu'hier voir même plus bas. Le meilleurs sera de 11,10. On s'en contentera et on choisira de changer les 300 dernier dollars restant, plutôt que d'attendre encore une fois un meilleurs taux dans d'autres villes. Le type nous dis de le suivre dans la boutique de chocolat derrière lui. On se dirige tous les trois dans le fond de la boutique en passant impunément devant la gérante de la boutique qui semble très au courant. Le mec sort une très grosse liasse de billet d'une des boîtes de chocolat. L'argent du marcher noir circule donc dans des boîte de chocolat noir. Qu'on de le dise ! Les comptes sont rond et très bon. Tout comme le petit chocolat que nous offre le mec a la sortie du magasin. Voilà une magouille hors du commun. On file ensuite au bus pour Mendoza. 

Sur le trajet, l'eau des lacs et des rio des environs sont d'un bleu translucide et reflète parfaitement les montagnes. Je tombe des nues au passage d'un pont nous offrant la vu d'un immense lac reflétant parfaitement le ciel bleu tacheté de d'épais nuage blanc. Vision belle et surprenante qui nous rappelle une fois de plus combien nous sommes chanceux de pouvoir apprécier la beauté d'un ailleurs. Ces ailleurs que nous sommes venu capturer et les enfermer a double tour dans nos prisons virtuelle. Nous, geôlier voyageur, nous appelons ces détenus "souvenirs". Ils ne sont pas si farouches bien au contraire. On se sentira bien avec eux quand notre vadrouille sera finit. Le problème est qu'ils ont tendance a s'échapper avec le temps, et lorsqu'un de nos détenus s'échappe il est parfois difficile de le retrouver. Je sais cependant qu'à Biboupolis, je pourrai sûrement les retrouver si ceux ci ne se sont pas déjà échappés de là bas.
Ça y est je suis passé de l'autre côté. Je suis un roots ! Me voilà en train de tresser un bracelet avec mes bobines de fils de madras. Après quelques tentative infructueuse et un départ laborieux je trouve enfin MON motif. Alizée dort et ne le voit pas encore. Elle se réveille et semble ravie, mais surtout surprise de la réussite de ce bracelet. Après 6 heures de durs labeurs, je le lui passe enfin... Le bracelet a la cheville. Je l'agrémenterais même d'une petit perle. Ses yeux brillent, mon travail vient de trouver sa plus belle récompense.

Lundi 17 février 2014,

7 heure du matin, nos deux pieds sont encrés sur le sol du terminal de Mendoza. On demande quelque renseignement pour aller dans le centre où nous avons déjà réservé un hôtel. Un bus plus tard nous trouvons l'hôtel. A première vue, la ville semble assez belle. Celle ci a conservé son aspect coloniale. Première journée a Mendoza, première galère. Malgré notre réservation sur booking.com, le mec ne comprend rien et nous dis qu'il n'a pas de chambre pour nous. D'une certaine manière, cela pourrait être étant mieux vu que l'hôtel semble pourris. On finit par démêler la situation après quelques énervements rudement bien contenus. Il est 9 heure. Le Check out  étant a 11 heure, on décide d'aller booker un tour en ville pour visiter les caves du coin dans l'après midi. La troisième agence est la bonne. On a failli faire une cabalgatas (randonnée équestre) de nuit avec asado dans les montagnes environnantes mais nous gardons cette activité pour Cordoba. La chambre n'est toujours pas libéré a midi. Dure de ne pas pouvoir se poser. On râle gentiment et celle ci est prête de ci tôt. Une fois manger nous attendons le bus a l'hôtel. Le bon français n'aime pas attendre. Le bus a 20 minutes de retard et on a l'impression qu'il nous a oublié. On fait donc appeler l'agence par l'hôtel afin de savoir ce qu'il se passe. Pas de panique ils arrivent.

On fera la visite dans un petit bus remplis d'une quinzaine de touriste. La guide nous fait des commentaires sur les bodegas et l'aceitera (fabrique d'huile d'olive) durat les trajets. La première bodega est industriel. Dans les hangars, Les allées bordées de tonneaux fabriqués a Cognac font 3 fois ma taille. Une salle plus loin la machinerie automatique remplie, étiquette et conditionne des milliers de bouteilles qui circulent en file indienne sur des rails dans un bruit assourdissant. La meilleurs partie reste certainement... La dégustation. Nous descendons au sous sol dans de belles caves aux arcades voûtées en brique rouge. Je ferais connaissance avec un Malbec de 2011. Un très bon vin rouge juste assez fruité et légèrement sucré.
La seconde cave est plus traditionnelle. Une visite rapide de leur petite production et de leur cave, et nous voir un verre de rouge a la main. Trois vins plus tard, dont le fameux Malbec, on n'en trouve aucun de bon. Ils piquent vraiment tous autant les uns que les autres. La troisième partie de la visite se fait dans une fabrique d'huile d'olive. On visite la partie ancienne de l'aceitera ou l'on produisait l'huile a l'ancienne. C'est vraiment intéressant, et agréable surprise, on nous fait goûter différentes huiles sur du pain frais. Des huiles d'olive au basilique, au romarin, nature, et même a l'ail. Alizée est conquise, elle voit déjà ces petites bouteilles dans notre futur appartement. Tant qu'à faire, on prend le pack de trois, basilique, romarin, et ail.
Déposés en centre ville, la guide nous a donné un bon tuyau. Il existe une officine pour acheter tous les billets de bus souhaités de toutes les compagnies présentes au terminal qui lui est loin du centre ville. On regarde nos différentes possibilités de trajet mais on sait que nous ne pourrons pas aller a Salta par manque de temps. On doit donc filer a Cordoba demain soir en trajet de nuit.

Mardi 18 Février 2014,

Un réveil tardif, mais qui fait du bien ! Je pensais visiter la ville mais si s'avère qu'il n'y a pas grand chose a visiter. On se crêpe un peu le chignon car je me suis un peu relâché sur la logistique du voyage. On aurait pu faire la vallée de la lune aujourd'hui mais les tours partaient a 7h30 ce matin. On se retrouve a ne rien faire pendant une journée, se qui énerve prodigieusement mon Bibou. J'avais vu un musée exclusivement sur le général San Martin, grand conquistador argentin. Le musé est vraiment vieillot. On a pris deux entrées qu'on se fera vite rembourser a la vu de la première salle. Il y a des tentures rouges partout et des cadres dorée a l'effigie de vieux généraux. Le musé semble même poussiéreux. Ci tôt le billet que j'avais donné en main, on sort chercher un autre endroit a visiter. Il y a un parc gigantesque a la périphérie de la ville. On ne trouve personne aux arrêts de bus voulant nous faire passer dans le bus en échange du prix du billet en cash. On se voit son dans l'obligation d'acheter une carte de bus rechargeable en trajet. Le but est de bien compter combien de trajet nous feront avec la carte afin de ne pas laisser d'argent dessus. La carte en elle même a un coût et nous ne voulions pas en acheter pour une fois qu'on était en centre.
Les gens courent tous ici. On se croirait un peu dans le bois de Boulogne ou je slackais  il y a de ça 4 mois maintenant. Alizée est un peu patraque car elle a faim. Nous n'avons que petit déjeuner ce matin et il fait déjà très chaud. Quitte a ne pas bourlinguer comme on le fait d'habitude, je suis heureux de nous voir prendre le temps nécessaire pour se faire un câlin allongé dans les jardins du parc non loin du canal bordé de saule pleureur où les glaciers circulent a vélo en criant leur éternel "hela-hela-helados !!!". Havre de paix, repos des guerriers amoureux. Mon amour s'est enfin calmé et m'aime a nouveau. 
Il ne faut pas trop qu'on tarde non plus car le bus est a 22 heures. On a trouvé des prospectus qui renseigne la visite d'une fabrique d'alfajores ( les fameux gâteaux argentins ) en plein centre. Un tour de bus, et nous sommes dans la fabrique. Vu la petite taille de celle ci, on se contentera de regarder le processus depuis derrière les vitres nous séparant de la zone de production. on est un peu dans le coin a touriste, on en profite donc pour trouver le cadeau idéal pour ma mère, et sur le retour celui pour la sœur. Je ne peux malheureusement pas mentionner la nature de ces cadeaux, choisis avec goût, vu l'erreur que j'ai fait a propos de la carte postale du bout du monde pour mon père. Petit tour au Carrefour puis au Mercado central. Le ibou a une envie. Elle veut faire du guacamole avec des nachos. Qu'il en soit ainsi. Une heure plus tard nous sommes a table un nachos en main nous gavant de guacamole. Je sens que le ibou est fatigué, alors je me mets a la cuisine pendant qu'elle prépare tranquillement le guacamole. Comme d'habitude, on part très tôt pour prévoir tout retardement. Comme d'habitude, on arrive au terminal en bus urbain sans aucun problème. Nous devons donc attendre 1 heure dans le terminal. Alizée comprend qu'il y a même le wifi dans le bus. Elle lance donc impatiemment le chargement streaming de son épisode de the voice 3. Nous quittons le terminal, l'épisode s'arrête, alizée est blasée.

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