Mercredi 19 Février 2014,
7 heure du matin, nous touchons au but. Le bus s'arrête dans le terminal de Cordoba. Je file aux informations touristiques pour tous savoir, hôtel, excursions et plus... Je vais montrer a mon Bibou que je reprends le voyage en main. La station est a 15 minutes de marche du terminal. On entreprend donc la marche avec tous notre barda. Nous ne l'appelons plus fardeau. Nos trapèzes sont devenus tellement gros que... Non je rigole ! Disons qu'ils sont assez fort aujourd'hui pour porter notre barda sans trop d'effort. On a pris un hôtel pas cher. Qui dit pas cher, dit parfois bonne surprise a l'arrivé. L'hôtel semble pas mal mais la réceptionniste n'est pas au courant de notre arrivé malgré le fait qu'on ait réservé sur booking.com. C'est toujours le même manège avec ce genre de réservation. On garde donc notre calme et tout finit par rentrer dans l'ordre. On est enfin dans la chambre. On ne chaume pas puisqu'on ressort juste après pour checker les agences afin de réserver des tours pour demain et après demain. Après quelques agences trouvées seuls et recommandées par l'hôtel. Le bus pour Alta Gracias part a 13 heure. Alizée part réserver la fameuse cabalgatas (randonnée équestre) autour d'une estancia avec un gaucho qui nous préparera un asado dans l'estancia, et je pars réserver la visite des estancias au nord de Cordoba, dont la plus belle appelée Santa Catalina.
Par chance on nous a indiquer un petit terminal urbain en plein centre d'où on peut prendre un omnibus pour rejoindre la ville d'Alta Gracias en 1 heure de bus. Toujours bien coordonné, et chanceux, un bus part 5 minutes plus tard. On nous dépose 1 heure plus tard dans des rues de la ville en nous indiquant l'emplacement de la célèbre maison du Che Guevara. Le quartier semble assez riche. Il y a de belle maison dans lesquels on se verrait bien. Nous voilà enfin devant la maison du Che. On a réussi a avoir le tarif étudiant et heureusement sinon la visite est vraiment très chère. La vie du Che est assez passionnante, surtout quand alizée me traduit tous l'espagnol que la guide débite a un rythme impressionnant. On aura vu une réplique exacte de la moto avec laquelle il a parcouru l'Amérique du Sud. La maison fut vraiment intéressante mais on ne peut pas trop y rester car il y a encore l'estancia d'Alta Gracia a visiter. Après un bref repas ou nous avons mené une bataille infernal contre un petit bataillon de guêpe, on se plonge dans l'histoire jésuite. Les jésuites, clergé dirigé directement par le pape voulait s'instaurer en Amérique du Sud sans pour autant asservir les peuples autochtones, mais plutôt en apprenant les bénéfices de leur culture telle que la médecine. La cour intérieur est magnifique. On ne se sent pas vraiment dans un bâtiment régit par la religion. La visite est vraiment intéressante sur l'histoire des jésuites mais aussi sur leurs mœurs. Chaque estancia produisait une denrée ou des objets utiles a améliorer leur production. Nous repartons avec le bus pour Cordoba. Des l'entré dans l'hôtel, le gérant nous interpelle. Il veut qu'on paye la taxe. On a déjà payé la somme demandé mais il y a bien inscrit que la taxe de 21% causé par la réservation par internet doit être payé. La petite bonne femme qui nous a reçu ne nous l'avez pas dis. On lui dit en râlant qu'ils avaient qu'à nous le dire en arrivant. On refuse de payer cette taxe pour ce soir, mais on accepte de la payer pour demain. C'est quand même fou de s'embrouiller pour 2 euros dès fois. Le plus dure est de savoir qu'ils profitent de tout et nous détestons nous faire enfler. Alizée restera longtemps sur les nerfs dans la soirée . On ne peut pas la berner alizée comme ça. Voilà une qualité qui donne de la force a notre duos de voyageur bourlingueur. On est crevé mais on a rien a manger. Je sors donc au petit carrefour juste a côté de l'hôtel. Depuis la rue, alizée a sa tête penchée au balcon et me crie qu'elle arrive. Elle n'aime pas être seule. Nous sommes deux idiots dans les rayons du supermarché a chanté une chanson qui ne me revient plus. On chante, on danse, on s'en fiche, on a complètement craqué. L'hôte de caisse nous trouve sûrement drôle. On finit par lui taper la causette. Il adore la France. Sa femme lui a même offert une bague avec marqué Paris a l'intérieur.
Jeudi 20 Février 2014,
9 heure, on nous dit qu'il y a quelqu'un qui nous attend sur le trottoir. En descendant de l'hôtel on trouve un homme a l'air sérieux portant le béret et les bottes de cowboy. On commence a discuter avec lui en espagnol. Il s'avère finalement de plus en plus sympa. On récupère deux anglaises un peu plus loin et nous voilà partis a 1 heure de Cordoba pour la cabalgatas. Christina et Anna sont très sympa, un peu empotées mais très sympa. Notre guide Salvador Gimenez s'arrête sur un point haut a l'entrée d'une vallée très verte. Nous sommes dans l'une des sierras qui bordent Cordoba. En contrebas, on aperçoit une toute petite église avec une très belle estancia. Il t a même une piscine. Avec ce soleil il n'est pas impossible qu'on pique une tête. Salvador nous dit que nous allons randonner sur les crêtes et manger l'assado près de la piscine. Alizée voulait un gaucho, un assado, et une cabalgatas, et bien elle a les trois en même temps. Nous visitons les très beaux jardins et potagers de l'estancia de part et d'autre du Rio. L'endroit est vraiment idyllique. Un havre de paix. Salvador nous attribut nos chevaux. Des les premiers instants on sent que nos chevaux sont tranquilles et cela nous rassure. On reste au pas un moment dans ces paysages de sierra. Le paysage est magnifique dans ces petites montagne toute plus vertes les une que les autres sous ce grand ciel bleu. La végétation est assez basse et tant mieux. Cela nous permet d'avoir une vue très dégagé sur les alentours du haut de nos montures. Le pas c'est très bien, mais alizée s'en nuit et moi aussi. Elle veut galoper. On les lance déjà au trot de temps en temps. Mais cela n'est pas suffisant. On en veut plus ! Premier passage de Rio. Nos chevaux ont le sabot sûr. Celui d'alizée moins, et refuse de traverser le cour d'eau. Le Bibou le talonne d'une façon... vraiment très drôle. Le cheval finit tout de même par suivre. On franchit encore quelques Rio. Nos deux anglaises ne sont pas vraiment intrépides. Anna n'arrive pas a relever la tête de son cheval quand il broute et ne sait pas le talonner. Salvador est donc obliger de tenir les reines du cheval en permanence. Catherine quant a elle sait avancer mais pas trotter. On lance donc parfois nos chevaux au trot et le cheval de Catherine suit le trot avec sa cavalière qui s'accroche tant bien que mal. Il y aura même eu un moment où Anna nous fera un petit trot. Elle aussi s'est accrocher. Il arrive un moment ou nous voulons galoper. Je suis le dernier de la file. Je stoppe donc mon cheval et laisse les autres partir devant. Je sens mon cheval qui a hâte de partir au galop, mais je le retiens encore un peu plus ! Impossible de le retenir plus longtemps. Je lance un grand "Yah ! Yah !" Et celui ci part au galop pour rattraper la file. Mes expériences précédentes m'ont donné de l'assurance. Je n'ai maintenant besoin qu'une d'une seule main pour galoper debout sur mes étriers, comme un vrai gaucho. Alizée est jalouse. Son cheval ne veut pas galoper. C'est vers la fin que je lui demande de s'arrêter près de moi et de laisser le convoit partir en avant. On est maintenant sur la ligne de départ. Les moteurs ronflent, a la limite de s'emballer. Je lance le crie de départ, et nos bécanes a quatre pattes partent au triple galop. La course est cette de courte durée mais on s'est bien marré. Nos chevaux sont supers, et j'aime voir celle que j'aime aussi heureuse, exitée, et intrépide qu'aujourd'hui. Le Bibou d'il y a 9 ans n'existe plus. Celui que j'ai en face de moi est une vrai femme aujourd'hui.
Nous mangerons l'asado vers 14 heure dans l'estancia qui est un restaurant. Le repas est bon et nous parlons tantôt espagnol, tantôt anglais pour que tout le monde comprenne puisque nos deux anglaises ne parlent pas un mot d'espagnol. Nous leur apprendrons la fameuse expression "Que lindoooo !".
nous avons le choix entre passer l'après midi a la piscine ou repartir sur nos chevaux. On a pas payer pour rien alors on repart avec nos chevaux. La balade de l'après midi est relativement courte mais plaisante avec les quelques galops que l'on a pu faire. C'est au retour que Salvador nous dit que si nous voulons galoper nous pouvons lancer les chevaux a vive allure dans le champs d'à coté qui est en monter. Le guide lance le galop. Son cheval est très nerveux et part très vite. Celui d'alizée aussi mais son galop est vraiment souple et je vois bien qu'alizée tient très bien sur celui ci. Le mien est un peu plus mou mais je les suis au galop. Le guide s'occupe des chevaux des autres. Alizée et moi continuons a lancer nos chevaux de course au triple galop dans le champs. Alizée adore ça et en redemande sans cesse. Mon cheval par contre s'est statufié. Le réservoir est vide semble t'il. Tant pis ! Alizée repart une dernier fois. A son retour, elle m'interpelle pour que je la regarde. Elle tire doucement sur ses reines, et son cheval marche a reculons. Une fois peut être. Elle me remontée une deuxième fois en adoptant la pose des petites péteuses des centres équestres et recommence son manège. Effectivement elle sait vraiment faire reculer son cheval a sa guise. Moi pas ! Cela lui donne une nouvelle fois envie de se remettre a l'équitation au retour en France. On et un peu déçu que la cabalgatas soit finie. On aurait aimé galoper un peu plus. Le guide nous offre un pichet de coca a la fin de la journée et même de nous baigner dans la piscine. Il fait un peu froid maintenant et on préfère retourner sur Cordoba. Il nous aura quand même fait des blagues un peu pourrie, voir même énervante, sur le fait que alizée pourrait rester en Argentine avec lui, ou bien que les chemin sont raides ici et que je pourrais bien tomber dedans afin qu'alizée soit sienne. J'ai quand même vite calmé le jeu en annonçant que cela faisait 9 ans que nous étions ensemble. Il était gentil ce gaucho, mais un peu lourd. On sait que samedi sera une journée libre et on a failli réserver a nouveau avec lui directement pour une journée privée. Au final on essayera de contacter un de ses amis pour faire un tandem en parapente au dessus des qui n'aboutira pas. De plus, la meteo n'aurait pas été bonne.
Vendredi 21 Février 2014,
Même heure qu'hier, mais avec un nouveau guide. Celui ci a son propre 4x4. Il nous annonce que nous ne serons que deux pour l'excursion d'aujourd'hui. Pour je ne sais qu'elle raison, je suis très en forme ce matin et je me mets a converser longuement avec lui. D'un côté, je suis sur le siège passager avant, et on a une heure de route. Je me débrouille vraiment bien aujourd'hui en espagnol d'ailleurs et suis fier de mes progrès. Je suis cependant encore incapable d'accrocher une longue tirade de bout en bout comme alizée peut le faire. De petites discussions me suffisent pour le moment. C'est assez intéressant d'avoir un guide privée qui aime discuter car on peut aborder des sujets a propos des problèmes et de la qualité de vie du pays. On aborde notamment le problème de l'embargo que mène la présidente sur son pays, mais aussi le chômage en argentine. Certains pays comme la Bolivie n'ont pas de chaumage. Le chauffeur s'engage maintenant sur une route sableuse où la voiture chasse parfois de l'arrière et de l'avant. Il arrête une voiture qui vient en contresens. Celle ci nous confirme que la route est praticable. Nous pouvons donc aller visiter la fameuse estancia jésuite Santa Catalina.
La façade, d'un blanc immaculé, de cette estancia est majestueuse. C'est l'estancia la plus imposante des 6 estancias présentes dans la province de Cordoba. Un autre guide sympathique et un peu virulent nous fait la visite de l'église de l'estancia. La partie commune de l'estancia est malheureusement privée. Une fois de plus, alizée fait des jaloux. Les hommes ici aimes bien plus les femmes ayant quelques courbes plutôt qu'un mikado. C'est avec tact qu'elle me mets au courant, une fois partis. des messes basses de l'autre guide qu'elle avait bien compris. que puis je y faire, me femme plait. C'est avec un peu de jalousie, que je ne dis rien, et prend cela comme un compliment. Nous faisons le tour de l'estancia a pied en écoutant notre guide nous parler des missions jésuites et de l'estancia. Nous reprenons la route. Le guide a bien fait de venir directement a cette estancia, dont la visite se fait en fin de journée, car la pluie qui s'abattra plus tard aurait rendu la route impraticable. Nous visiterons les estancias de Jésus Maria, qui fut un carrefour commercial important avant l'essort de Buenos Aires qui était jusqu'alors une ville de contrebandiers puisque toutes marchandises venant du royaume d'Espagne devait passer par Lima au Pérou avant d'arriver a Buenos Aires en passant par cette estancia. Ce fut aussi une grande fabrique d'armes blanches illégales. La dernière estancia fut celle de Caroya. La visite se fera heureusement sous les arcades de la cour intérieur car la pluie s'abattait avec force durant un moment. Le guide aura entamer ici de nous récapituler toute l'histoire des jésuites. Après 6heures d'espagnole intensif, je n'y arrive plus. Je décroche toute les dix secondes et c'est mon alizée qui me fait la traduction.
On mangera le plat typique de la province, un assortiment de charcuterie et de fromage. Pas très typique me dirait vous ?! Mais l'argentine s'est créé grâce a l'arrivage de peuple de culture différente, principalement européenne. La culture italienne a ici pris une très forte ampleur. La spécialité locale n'est donc rien d'autre qu'une spécialité italienne. On finira la visite par une bodega où la guide expédiera la visite rapidement. La dégustation ne provoquera pas non plus de grandes révélations. Aucun des vins ici n'est vraiment bon. Il y en a même qui font sacrément grimacer le ibou.
Au retour, Le guide nous dépose près d'un guichet en centre ville d'où on peut acheter des billets de bus. Une aubaine puisque c'est proche de l'hôtel et on s'en réjouit. Le problème est qu'apparemment le système est hors fonction. On doit donc malheureusement aller jusqu'au terminal. Les aléas du voyages sont parfois traître. Malgré la fatigue nous nous rendons au terminal a 15 minutes a pied du centre. nos calculs nous disent qu'il faut mieux aller directement au chute d'Iguazu plutôt que de faire un arrêt dans un très beau parc national sur le chemin. Surtout que celui ci semble difficile a atteindre en bus. Nous avons d'ailleurs fait un trait sur Salta qui est bien trop loin. Après un rapide Check des différentes agences allant a Puerto Iguazu, on apprend que la moins chère est complète. Qu'elle poisse ! On rajoute donc 20 euros chacun pour un trajet similaire. Tant pis, de toute façon c'est le seul moyen d'y aller et d'y être dans les temps.
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