| Rue de Santiago de Cuba |
| Peinture murale dans Santiago de Cuba |
| Football dans le quartier populaire de Santiago de Cuba |
Vendredi 28 Mars 2014,
La nuit fut rude dans le bus depuis Santa Clara. Les bus Viazul sont trop climatisés. J'avais d'ailleurs fait l'erreur de garder mon short et un simple pull. J'ai eu froid toute la nuit et les lumières qui s'allument a chacun des nombreux arrêts nous ont réveillé. Bref nous sommes fatigué. A peine sorti du terminal, que trois type nous harcèle pour prendre leur taxi. Nous les ignorons mais rien n'y fait. Cela fait limite peur et gonfle sérieusement alizée. Nous finissons par accepter et demandons le parque cespedes. Le taxi, qui ne semble pas très officiel, nous fait carrément descendre 4 quadras avant le parque cespedes soit disant qu'il ne peut pas continuer, ou plutôt qu'il n'y est pas autorisé. Nous n'avons pas réservé de casa particular cette fois. Il y en a une qui semble bien située et pas mal. N'ayant pas de point de repère nous marchons jusqu'au parque cespedes pour nous rendre compte que le taxi nous avait nous avait déposé par hasard devant la casa particular. Par chance, ceux ci ont deux nuits de libre dans une chambre disons correcte. Nous dormons un peu avant de repartir sur les coups de 10 heure. Nous apprenons par différentes agences de voyage que le téléphone de l'agence Viazul est cassé et qu'il nous faut retourner au terminal acheter notre billet de bus que nous n'avions pas pu acheter par manque d'argent a notre arrivé. Nous marchandons sûrement le prix de la course avec plusieurs chauffeurs sur la place jusqu'à atteindre un prix plancher. Notre chauffeur conduit une belle chevrolet de 1955 qui avait appartenu a son grand père puis a son père. Après avoir acheté nos billets, il nous montrera même le moteur original de sa voiture. On avait déjà vu l'intérieur d'un de ces vieux tacots a la havane. On y avait même vu une dizaine de trompettes rouges faisant office de Klaxon. Objectifs remplis, nous partons visiter un peu la ville. Assis sur les marches d'un bâtiment de la grande place, où Fidel Castro a fait ses discours, nous constatons qu'il n'y a pas grand chose de très folichon a voir a Santiago de Cuba. Le lonely planet nous propose une visite du centre. Nous en laissons un partie pour demain et partons pour l'autre. J'ai du mal a suivre l'itinéraire et sent qu'il y a quelque chose qui cloche. Cela énerve alizé de tourner en rond. Nous partons a l'aveuglette dans des rues sans charme mais où l'on contemple le quotidien des cubains. C'est en revenant sur le parque cespedes que je m'aperçois que nous sommes parti a l'opposé de notre destination. Alizée a les nerfs a vif. Elle semble fatigué et a faim. Nous finissons finalement la journée a la casa a se reposer. En même pas 4 heures nous avons déjà visité le centre ville. Après une brève sorti pour tenter d'acheter de quoi faire des crêpes nous revenons bredouille. Impossible de trouver des œufs a Cuba, et il est très difficile de trouver de la farine. A Cuba, Il y a un grand nombre de petites supérettes panamerica, mais le plus impressionnant est de voir a quel point les étagères de celles ci sont vides. A voir cela, on comprend mieux pourquoi les cartes des restaurants comportent toujours les même plats, comme ce bon vieux cerdo frito. Nous finissons la soirée sur la terrasse de la casa qui permet de contempler le coucher de soleil sur la baie. Ce moment de détente est propice au plus grand des plaisirs. J'ai sorti un de nos cigares cohiba esplendidos. Alizée elle a dégainé ses 250 ml de glace a la vanille. Le goût de ce cigare là est bien meilleurs que les Roméo & Julieta. Nous mettrons prêt de 1 heure a finir ce cigare. Si il nous les supprime a l'aéroport, nous auront au moins eu le plaisir d'en savourer un au coucher de soleil. Nous sommes fatigué et avons la flemme de ressortir manger dans un restaurant. Le problème est que nous n'avons que du riz blanc avec nous. Je descend voir la proprio qui regarde la télé d'un œil dans son rocking-chair et lui explique la situation. Cela ne la dérange pas que nous utilisions sa cuisine pour faire cuire du riz. Il y a ces gosses qui joue au foot dans la rue sous nos fenêtres. L'un d'eux vend quelques tomates et poivrons sur l'étale a l'avant de son tricycle. Le problème est qu'il les vend en monnaie nationale. La proprio accepte de m'échanger 1 CUC contre 24 pesos cubains. Je descend voir le garçons qui m'annonce comme m'avait dis la proprio, 5 pesos la petite pile de 6 petites tomates. Du haut de la fenêtre elle lui explique d'un air amusé de me faire un mix entre des poivrons et des tomates. Je viens d'acheter 4 tomates et 3 poivrons (un peu défraîchi) pour 7 centimes d'euros. Qui dit mieux ?! La proprio nous montrera un de ses cuit-rapide. Celle ci est vraiment amusé de me voir a la découpe des légumes. Elle vient même me passer le tablier autour du coup en rigolant. Elle nous dit qu'ici ce n'est pas son mari qui irait faire ça. Elle le fait même sortir de son rocking-chair pour qu'il voit ça. Celui ci rigole aussi.
Samedi 29 Mars 2014,
Nous nous réveillons assez tôt. Et sentons quand même que nous avons un peu récupérer de la nuit précédente. Assis sur les mêmes marches qu'hier au parque cespedes nous ne savons que faire de notre journée. Il y a un château et un cayo a visiter mais c'est a 18 kilomètres. Notre premier but est de visiter le cimetière où une cérémonie se tient toute les trente minutes devant la tombe du général José Marti. Nous nous rendons au port par les petites rues désertes de touriste. Il est dit que sur la place où nous sommes on peut monter dans un calèche pour aller au cimetière. Il n'y a pas un seul touriste dans les calèches. Tant pis, j'arrête une des calèches. Je demande aux deux cochers si il peuvent nous emmener au cimetière. Les deux se regardent choqué. Combien ? Lui dis je. 5 pesos ! Soit 15 centimes d'euros. Ils semblent bisares. Je pars et eux n'essayent même pas de me rattraper. Nous tentons un bicy-taxi. On négocie encore et toujours. Celui ci nous explique qu'il est interdit pour les calèches de prendre des touristes. Nous comprenons alors mieux pourquoi il n'y a pas de touriste a l'intérieur de ces calèches. Il fait chaud et le mec pédale avec nous a l'arrière. On voulait essayer le bicy-taxi, eh bien voilà. Le type n'arrête pas de parler et nous montre différente chose sur la route. Après 15 minutes de vélo, nous arrivons au cimetière. Le mec est en sueur et ça se comprend. Nous sommes venu voir la cérémonie devant la tombe de Jose Marti. C'est justement maintenant que le mec nous annonce que la tombe est en réparation et qu'il n'y a pas de cérémonie, évidemment ! On visitera le cimetière tous les deux pour un prix assez cher. Le cimetière est sûrement le plus beau qu'on est vu jusqu'ici. Tout est en marbre. Les tombes blanches et les palmiers donne un éclat particulier au lieu. Nous rentrons en centre ville de la même façon. Il est prêt de 14 heure et nous n'avons pas envi de manger a nouveau dans le restaurant cher d'hier qui n'était même pas bon. On va tenter de manger local. C'est a dire dans ces petits restaurants où il n'y a que des cubains, où il n'y a que deux plats a la carte, et où l'on paye en monnaie nationale. Du porc et du riz, on s'en serait douté. Se qui nous a choqué c'est le prix. Ici on mange pour 1,25 CUC, soit à peu prêt 1 euros. Tous ont déjà mangé a cette heure là. Les vrais restaurants cubains ne sont finalement pas ces superbes bars a touristes où les groupes de Bossa Nova se produisent, mais bel et bien ces restaurants où il n'y a pas rien a l'intérieur hormis des tables avec des nappes sales. L'authentique Cuba et sa gastronomie se trouve ici. Maintenant qu'on a tenté, et qu'on a même beaucoup apprécié, on croise les doigts pour ne pas être malade. On a quand même évité de prendre leur jus de fruit et sommes aller acheter des canettes de gaseosa lemon.
Nous traînons un peu en ville jusqu'au musé du rhum. Il y est écris qu'il y a une dégustation a la fin alors pourquoi pas après tout. On a pas encore bu de rhum pure a Cuba. Le musé n'est pas si intéressant mais le rhum, ou le Ron comme il l'appelle ici, est vraiment bon. Fort mais bon. Nous revenons un peu plus tard pour en acheter quelques bouteilles. Nos sacs vont prendre un ou deux kilos en plus jusqu'en France. Le lonely indique que les casas particular sont interdites a Varadero. J'ai essayé ce matin d'appeler depuis notre casa un ou deux hôtels pas chers selon le lonely. Le premier était en réparation. Le second a vu ses prix passer de 40 CUC, se qui est déjà cher pour nous, a 78 CUC. Pour l'instant nous avons décidé d'y aller a l'aveugle comme nous avions l'habitude de faire avant tout en sachant que nous payerons un prix assez haut. Alizée pense qu'il pourrait y avoir des offres de dernières minutes sur internet. Oui mais voilà, il n'y a pas internet a Cuba, ou plutôt il est difficile de voir se que l'on veut sur internet. Pourquoi ? C'est compliqué nous réponde certain cubain. La liberté d'expression et l'accès aux renseignements et soumis un control très strict ici. On se rend a Etecsa sur la place centrale où il apparemment il y a une sorte de cybercafé avec 3 ordinateurs. Il nous faut une acheter une carte en premier lieu dans la rue. C'est dans le troisième centre Etecsa que nous pourrons finalement acheter une carte donnant dort a 1 heure d'Internet. Nous devrons même donner nos numéros de passeport pour en acheter une. C'est incroyable comme on peut être surveillé a Cuba. Des touristes nous ont même dit qu'avec le wifi d'une des casas, Google Cuba mentionne que le site Facebook n'existe pas. Il est même impossible de voir la météo d'après demain. Nous cherchons des hôtels a Varadero. Ceux ci sont tous horriblement chers. C'est alors que nous trouvons mycasaparticular.cu. Le site nous liste plusieurs casa particular a Varadero. Les forums nous indique qu'une loi est passée récemment les autorisants a Varadero. On en repèrera plusieurs et on réservera même deux nuits chez Javier y Marlen. Nous ne verrons pas si notre réservation sera confirmé mais c'est déjà ça. On verra bien là bas. C'est déjà rassurant de savoir qu'ils y a de nombreuses casas particular et de savoir où elles sont.
18 heure, le bus Viazul démarre pour Varadero. Une nouvelle longue nuit de bus s'annonce. Le type qui charge les sacs nous a encore fait le coup au sujet de nos sacs qui sont trop lourds. Je râle un bon coup, l'histoire se finit, il peut s'assoir sur son pourboire.
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