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mercredi 9 avril 2014

Santa Clara et ses esplendidos

Mur en centre ville de Santa Clara

Mémorial du Che Guevara

Moteur d'origine d'une vieille américaine


Mercredi 26 mars 2014 (suite),


Le bus rentrera pour 14h30 comme prévu. Nous filons prendre nos sacs a la casa de Maria et, comme a nos vieilles habitudes, allons a la gare de viazul a pied. Le mec de viazul prend le sac d'alizée et lui dit qu'il pèse 20 kilos. On râle car il ne fait que 17 kilos c'est certains. Il me dit même que le mien fait 30 kilos. Et puis quoi encore ? Ils veulent nous faire payer une sorte de surplus car ils sont lourds. On fait mine de pas comprendre et montons dans le bus. On surveillera tous de même si nos sacs sont bien mis dans le bus. 

Santa Clara n'est qu'à 3 heures de route de trinidad. Voilà enfin un pays où il n'est pas nécessaire de faire une nuit de bus pour atteindre la prochaine destination. Arrivé au terminal nous voyons a travers les fenêtre du bus un petit papi cubain qui tend une petite affichette de toute ses forces marquée " SIRE Brazil". Je dis a alizée de filer réserver les billets pour Santiago de Cuba demain. Je m'occupe des sacs. Le petit papi tend toujours sont affichette par dessus la barrière a l'extérieur du terminal décoré d'une immense fresque avec la tête du Che Guevara et son éternel phrase "Hasta la victoria siempre". Je lui dis que j'arrive. Alizée ressort dépitée de l'office. Nous sommes quatrième et cinquième sur la liste d'attente pour le bus de demain 20 heure. C'est un peu stressant mais apparemment le type de l'office a dit que cela était très jouable. Papi nous fait monté dans sa Citroën des années 50. Il est génial ce papi. Il nous parle de sana Clara et de sa voiture jusqu'à la casa marcy que nous avons réservé la veille. Normalement, nous devions loger dans une annexe pour moins cher mais étant donner que les personnes ayant réservé la chambre se sont décommandé pour cette nuit on dort pour le même prix dans la casa mercy directement qui est vraiment bien. Il y a même un mini bar. Nous sortons directement visiter un peu les rues. Nous qui pensions que santa Clara serait très festive, nous tombons des nues. Personnes dans les rues. La ville n'a pas grand chose de jolie et il n'y a presque pas de bar. Que fait on ici ? On continue de se balader jusqu'à une pelleteuse bien connue ici. C'est avec celle ci que le Che Guevara a fait dérailler un convois militaire. Il y a tellement peu de chose a faire ici que nous rebroussons le chemin pour nous laisser le plaisir et le temps de visiter ce musé de wagons demain. Nous restons un moment dans le parc d'à côté a faire de la balançoire. Il est bon aussi de prendre du temps a ne rien faire, surtout pour nous qui n'arrêtons jamais. Nous trouvons notre nouveau QG du midi et du soir. La pizzeria locale a 1,50 € la pizza. Nous chercherons désespérément un bar pour finir par se mettre dans un petit café où il y a pas mal de jeune. Le mojito de Cuba n'est pas fameux mais assez bon tout de même avec sa feuille de basilique qui remplace les feuilles de menthe. Nous irons nous coucher au son de notre CD de salsa, acheté a trinidad, passé sur le lecteur CD de la chambre.

Jeudi 27 Mars 2014,

Après un réveil énergique, nous partons pour la journée. La première étape de la journée est la visite de la fabrique de cigare. On espère qu'ils nous proposerons a nouveau de nous vendre quelques cigares sous le manteau a vrai dire. Une fois le billet obtenu dans un des grands hôtels du centre nous marchons jusqu'à la fabrique de cigare. Comme a la havane, les cubains ont chacun leur plan de travail avec chacun leur petite  presse. Nous avons moins d'explications que la dernière fois mais nous pouvons les voir faire de plus prêt. A vrai dire on peut rester juste au dessus de leur établi pour les regarder choisir les différentes feuilles du plan de tabac puis rouler le cigare sur leur tablette, et non sur les cuisses d'une cubaine comme beaucoup dise. Le plus de cette visite est de voir que chaque cigare est soumis a un contrôle de qualité définissant si le cigare aura un bon tirage ou non, en bref si il a été correctement roulé ou non. La visite se termine. La guide vient vers nous pour nous demander si nous avons des questions. Alizée blêmit et se met en retrait elle n'osera pas demander. Je me lance en lui demandant d'abord si on peut acheter des cigares ici. Elle me répond que non, problème. Je lui dis qu'à Cuba tout est plus ou moins illégal et qu'il est sûrement possible d'en acheter ici. Elle ne sait pas trop. Je lui demande si il y a une sécurité ici. Elle me répond qu'il est loin de la salle de travail. Il y a cette femme d'une cinquantaine d'année que nous avons regardé travaillé tout a l'heure et qui continue de nous regarder avec un grand sourire. La guide s'approche d'elle avec nous. Elle lui demande si elle souhaite vendre quelques un de ses cigare en douce. La pauvre semble désemparée et demande combien de cigare nous voulons. Quinze ! Elle perd pied. Même alizée est choquée que j'ai pu oser en demander autant. Elle nous fait signe de la tête que non. Dix ! Elle est d'accord. Un CUC le cigare. On pense avoir mal compris mais elle nous vend les cigares pour un CUC. On est sidéré de cette bonne affaire. Bien sûr qu'on et d'accord ! Qui ne le serait pas quand on sait qu'il est a 30 CUC le cohiba esplendidos, et même 40 euros en France. Elle jette un coup d'œil autour d'elle. Personne ne semble avoir remarqué notre échange. Elle enfile les cigares sans bagues dans deux petits pochons. Elle se baisse sur son établie et tend de sa main tremblotante les cigares sous sa chaise. Au sitôt, je me baisse et les mets dans ma poche de short. Un billet de 10 CUC glissé sous quelques feuilles de tabac qui trainait sur sa table et la transaction prend fin. Un grand sourire s'affiche sur son visage. En dix secondes elle vient de gagner la moitié de son salaire sans que personne ne l'ait vu. Nous venons de faire une économie d'environs 250 euros sur les meilleurs cigares de Cuba, les cohiba esplendidos qui étaient les préférés de Fidel Castro. Nous sortons de la fabrique tout excités de cette très bonne affaire. Il y a une casa del tabaco juste devant la fabrique. Nous faisons mine de nous intéresser aux cigares mais ce sont avec des poches de conservation de cigares que nous ressortons. Installés sur une petite place non loin de la fabrique, nous irons comme des enfants ayant volés des sucreries a la boulangerie. Nous mettons nos précieux cigares dans les pochettes qui peuvent les tenir humides durant 90 jours. Nous rentrons a la casa particular mettre nos cigares dans les sacs. Nous passerons la journée a visiter des musées sur le Che Guevara dans des wagons de train ainsi que son mémorial. Nous entreprendrons même une marche jusqu'à un point haut en dehors de la ville. Nous passons dans des quartiers peu destiné au touriste. Les rues sont tranquilles et on se rend mieux compte du quotidiens des cubains ici. Il y a des pompes a eau devant certaines maison actionné par un moteur ou non. C'est vous dire a quel point la vie n'est pas rose a Cuba. On fait parfois un grand saut dans le passé d'un quartier a un autre. Arrivés vers la butte où trône un drapeau, un chien aboie et fonce vers nous. Alizée recule et je lui fais front en criant. Je ne sais pas se qu'il se serait passé si je n'avait pas réagit ainsi, mais a la vue des crocs de l'animal je pense que je le sais. Alizée monte les marches devant moi et s'assit au pied du drapeau. Lorsque j'arrive elle me regarde choquée. Elle me dit qu'il y a un type caché derrière la plante a même pas dix mètres de nous. Le pantalon sur les genoux, il était carrément en train de se masturbé devant elle. Énervé je commence a m'approcher mais alizée me défend d'y allait. Je vois bien le type qui se cache derrière la plante et il semble coincé. Je siffle. Il part en marchant plus loin derrière une butte où on aperçoit toujours le haut de sa casquette. Il est sûrement en train de se finir l'obsédé. Nous racontons l'histoire au guide de deux touristes qui montent. Nous repartons  un peu choqué. Certains cubains ont vraiment le sens de l'accueil sur les lieux touristiques. Après 30 minutes de marche le long d'une nationale pour retourner a la place centrale, nous mangeons dans notre QG, la pizza dinos. Quinze minutes avant l'heure dite, notre petit papi nous attend. On part vers le terminal dans sa belle Citroën. Nous sommes 1 heure avant le départ du bus de 20h. Nous ne savons toujours pas si nous allons partir car nous sommes sur liste d'attente. Le chinois qu'alizée avait grillé dans la file d'attente en arrivant a Santa Clara pour se noter sur la liste d'attente est là et nous savons qu'il est juste après nous. Nous nous mettons dans la file d'attente, mais une femme nous dis qu'il n'est pas nécessaire d'attendre car il y a une liste d'attente. De plus, le bus a 1 heure de retard annoncé. C'est a son arrivé que nous saurons si nous pourrons monter ou non dedans. 21h30, le bus entre en gare. Alizée est sur le pied de guerre. Je garde les sacs. De loin, elle me fait signe qu'il y a eut 5 désistement. Quelle chance sachant que nous étions 4 et 5eme sur la liste d'attente. Au final même le chinois pourra monter. Le bus est bondé et le placement et libre. On se fait déloger deux fois et nous finissons sur les sièges tout devant. Dans la nuit nous devrons déménager a nouveau car c'est la place des chauffeurs.

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