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mercredi 9 avril 2014

Puerto Iguazu, et ses catarataces

Cataratas de Puerto Iguazu

Cataratas de Puerto Iguazu

Cataratas de Puerto Iguazu



Samedi 22 Février 2014,

Ce matin c'est pseudo grâce matinée, et "l'amour" est au rendez vous puisque nous sommes le 22, jours de notre première journée de couple. On tarde a préparer nos affaires pour rendre la chambre. On dépasse même le Check Out de deux heures car il était a 10 heures. La petite mamie qui tient la réception ne nous en veut pas mais nous presse un tantinet car elle veut nettoyer la chambre. On s'exécute donc au plus vite. De plus notre bus est a 13 heures. On déjeune rapidement et par manque de temps, et de flemme aussi, nous prenons un taxi pour le terminal. Un type souhaite décrasser la voiture de mon sac qui est dans le coffre. Je suis obligé de lui répéter que je n'ai pas besoin de ses services car il faudra encore lui donner la fameuse "propina", ou pourboire en français. Il y en a ras le bol de donner la propina partout dans ce pays. Après une brève discutions avec la serveuse d'un café qui comprend que je ne veux consommer que pour utiliser le wifi, celle ci me file le code du wifi gracieusement sans m'obliger a consommer. On donne donc quelques nouvelles a ma mère qui n'en avait plus depuis quelque jours... 
On reprend notre périple en montant dans le bus de 13 heures direction Puerto Iguazu. Nous irons voir les chutes d'Iguazu du côté argentin en amoureux car celles ci sont plus impressionnantes du côté argentin que brésilien du a la proximité des passerelles avec les chutes.

Dimanche 23 Février 2014,

La lumière du matin nous réveille progressivement et le bus roule toujours. Les décors ont bien changé. Les grandes plaines cultivées de Cordoba ont laissé place a une atmosphère plus tropicale avec une forêt plus dense et surtout très verte. On a constaté que les zones tropicales sont souvent caractériser par des constructions très colorées. Ici Il n'y a que des maisons rouges, bleues, vertes. Nous avions vu autant de couleurs dans les villages de Tena en Équateur, ainsi que dans celui de Rurrenabaque en Bolivie.
Nous touchons au but vers 9 heures du matin. Le but est de trouver rapidement un hôtel puis filer aux cataratas. On file a un des hôtels pas chers du lonely planet qui est proche du terminal. Nous sommes bien au bon numéro de la rue mais l'hôtel n'a même pas de nom. Il y a simplement une pancarte "Aquiler habitation". Alizée préfère voir l'hôtel d'à côté qui lui a une pancarte et un hall de réception. C'est vrai que l'hôtel est plus inspirant mais aussi plus cher. On ne discute pas et nous mettons dans celui sans nom pour 10 euros de moins. La chambre n'est pas prête  nous dit la petite bonne femme. Pas de soucis, on veut juste prendre une douche et filer en reprendre une sous les chutes d'eaux. C'est en déballant nos sacs a dos que mon short accroche la poignet de la table de nuit sur laquelle était posé les bouteilles d'huiles achetées a Mendoza. J'en retiens deux, mais la troisième tombe sous les yeux. On se croirait en slow Motion dans ces moments là. Je sais qu'elle va casser. Je sais aussi que je vais me prendre une soufflante. Alizée part dans une colère noire mais brève. Elle tenait vraiment a ces bouteilles. Par chance, c'est l'huile au basilique qui s'est brisée. Si cela avait été celle au romarin, la soufflante aurait été bien pire. Je suis confus mais aussi dégouté de l'avoir cassé. Un froid s'installe entre nous. Alizée mettra longtemps a sortir de sa colère. On dit a la gérante qu'il y a une flaque d'huile dans la chambre a finir de nettoyer. 

Nous n'avons plus rien a nous mettre sur le dos. On nous indique une laverie au terminal. On remplit donc deux poches plastique de vêtement. Cela fait tout de même un mois que nous n'avons pas mis nos vêtements a laver, mis a part quelques lavages a la main. On a juste oublié qu'aujourd'hui c'est dimanche et nous somme au terminal avec nos poches pleines de vêtements. Dégouté d'avoir déballé nos sacs de compression, je repars a l'appartement poser les poches de vêtements et prendre le lonely planet que j'avais oublié. A mon retour au terminal, alizée me fait signe de courir. Il y a une file d'attente devant la billetterie de bus et le bus a déjà son moteur d'allumer. Il est prêt a partir. On passe devant quelques personnes hésitantes pour prendre nos places. On a celles de l'aller. Je saute dans le bus prendre les deux dernières places assises. Alizée prend les billets de retour, puis me rejoint dans le bus. Alizée a encore la perte de la bouteille d'huile en travers de la gorge. Malgré la chaleur tropicale, un froid se fait toujours sentir. Nous arrivons au parc vers midi. L'entrée est chère, mais comme toujours "On est là maintenant, alors on paye !". On a quand même regardé si il était vraiment nécessaire de payer avant de le faire. Il n'y a parfois personne qui control dans ces parcs. Il fait déjà très chaud mais pas forcément beau. Les premières aller du parc font très parc d'attraction. Il y a même des Coatis qui déambule sur les bords des chemins. J'ai lu que ceux ci sont particulièrement agressifs en présence de nourriture. Il y a d'ailleurs cette femme qui tient une poche plastique de nourriture dans la main. Trois Coatis traînent autour d'elle. Puis d'un seul coup, ils sautent sur la poche. La femme hurle et lâche sa poche au lieu de la défendre. Il y a maintenant 6 ou 7 Coatis qui détruisent la poche de leur dents et prennent les sandwichs a l'intérieur pour les emmener dans les broussailles. On accède au quai d'un train. Celui ci mène a l'autre bout du parc voir la cascade del diablo. J'avais lu qu'on pouvait y accéder après 3 kilomètres de marche. Vue les sentiers boueux que nous voyons depuis le train nous sommes content de l'avoir pris étant donné qu'il est gratuit. un changement de train plus tard, nous marchons longuement sur des passerelles métalliques a deux mètres au dessus des rios que nous traversons un a un. Ce n'est pas vraiment plusieurs rios, mais un seul que nous traversons. Les passerelles relient simplement quelques îlots étroits. Nous sommes entouré par une vaste étendue d'eau qui coule vers de nombreuses chutes d'eaux situées un peu plus loin. Après un kilomètre de passerelle, nous apercevons, derrière les arbres d'un des petits îlots, un énorme nuage de vapeur d'eau accompagné du grondement des chutes du diables. Le bruit est de plus en plus fort, voir même assourdissant. On voit les gens ressortir des passerelles plus en avant complètement trempés. Je me mets donc torse nu, et nous poursuivons. On se retrouve devant une orde de gens qui se batte pour avoir une place de choix accoudée a la balustrade. La bataille est donc rudement menée par un Bibou toujours prêt a dégoter la meilleur place. On se retrouve donc au dessus d'un bouillon de vapeur d'eau créé par le fracas des tonnes d'eaux des chutes qui n'en finissent jamais de s'écouler. Il y a prêt de 300 mètres de large de chute d'eau autour de nous qui tombe dans une grande fosse. Le bruit est dingue. En moins de 1 minute on est déjà complètement trempé. C'est là qu'on apprécie d'avoir un appareil photo étanche. Tous ceux autour de nous n'ont pas peur de sortir leur reflex. On reste un moment a regarder ce spectacle ahurissant. On comprend maintenant pourquoi tant de monde vient voir ces chutes.

Sur le retour on aperçoit un petit alligator qui bronze sous la passerelle et un énorme poisson qui remonte tranquillement le courant dans ce vaste Rio. Le copieux repas du midi nous clou sur notre chaise, mais pas le temps de faire la sieste, d'autres douches nous attendent. On empreinte cette fois le circuit de passerelles inférieures afin d'observer les cascades depuis leurs pieds. Les premières sont petites mais la végétation luxuriante environnante donne un certain charme aux lieux. La dernière cascade du circuit gronde au loin. Une foule de gens s'excite sur la passerelle. Le fracas de l'eau sur les rochers proches du bout de la passerelle crée un nuage de vapeur d'eau qui nous trempé a nouveau de la tête aux pieds. Il y a un petit prolongement de la passerelle au dessus du vide. Tout le monde se bat pour y faire ça photo. Naturellement je vois ma guerrière partir a la conquête de ce petit bout de péninsule métallique. A force de patience, de regards de tueur, et de quelque coup de coude, la voilà qui fait sa belle contre la balustrade avec les cascades en fond. C'est vrai que la photo et vraiment parfaite. Elle nous fait même un remake de Titanic. Elle me dit de venir. J'arrive a passer et les gens me laisse passer sans forcer. Ils préfèrent qu'on en finisse vite pour avoir eux aussi leur photos. Mais alizée me dit de rester la et part au point de prise de vue. Tout le monde est blazé de s'être fait duper par alizée. Un peu gêné, je fais moi aussi le remake de Titanic. Sacré Bibou ! Il y a de temps en temps le soleil qui fait son apparition lorsque un nuage vit bien laisser ses rayons pénétrer la bruine des cascades. C'est dans ces moments là que la magie des cascades de cette ampleur prend tout son sens. De grand arc-en-ciels se forment sous nos yeux devant la cascade. Il y en a parfois deux en même temps suivant l'angle. Des paysages uniques dignes de grandes cartes postales. On poursuivra jusqu'au bord du Rio puis on finira par le parcours de passerelles supérieures où plusieurs plateformes permettent d'avoir une vue plongeante sur les cascades. On finira juste a temps la visite du parc entier puisque c'est le garde qui nous dira de nous dépêcher de voir la dernière plateforme puis de rentrer. Il prendra même le temps de prendre une très belle photo de nous. Pour une fois qu'un guide ou une personne en générale sait cadrer pour prendre une bonne photo, on en demandera même deux. Rare sont les très belles photos de nous deux en même temps. Nous nous sommes retenus de ne pas faire le tour de bateau pour découvrir cela avec la famille d'alizée. Par chance nous arrivons a avoir tout de suite un bus pour rentrer a Puerto Iguazu. On se fera un dernier petit restau' en amoureux avant que la déferlante sire arrive demain. Il est prêt de 23 heures et nous transpirons a diner dehors. Le meilleurs des travails est d'être vacancier. On a eu du mal a réaliser que la famille d'alizée aller bientôt débarquer mais maintenant on commence a se faire a l'idée. On a un peut peur de devoir manager un groupe de 4 personnes mais cela peut être amusant comme difficile. On verra bien après tout.on sait que notre intimité sera réduite quelque temps mais on la retrouvera dans 15 jours. En tout cas on se dit que cela nous fera sûrement un choc de tous les voir après ne les avoir vu que derrière un écran.


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