Sommaire interactif

vendredi 17 janvier 2014

Punta Arenas et ses colonies de manchots

Manchot de l'isla magdalena

Phare de l'isla magdalena

Dauphin du détroit de Magelan


Mercredi 15 janvier 2014,

5h du matin, on est tiré de notre sommeil par le réveil du iphone. Ce qui est bien de se réveiller a cette heure ci, c'est qu'on a souvent finit un cycle de sommeil et on est au taquet dès qu'on ouvre les yeux. Les sacs sont prêts et le terminal est a 200 mètres. 1h30 plus tard, on termine notre nuit dans le bus. On en a pour 36 heures d'affilées alors autant dormir le plus possible pour que ça passe vite.

Frontière chilienne perdue au milieu des Andes patagoniennes. Dans la file d'attente, il y a ce mec d'une quinzaine d'année a peu prêt qui ne lâche pas alizée du regard. Il a une grande balafre qui le défiguré et il a parfaitement le profil du violeur. Alizée est un peu stressée par sa présence mais l'ignore. Il est avec toute sa famille qui apparemment a des problème de papier. Le père ne passera d'ailleurs pas la frontière, pour je ne sais qu'elle raison. La famille n'a pas l'air très nette. On dirait presque une famille gitan. Le jeune semble avoir un faible pour alizée et cela m'énerve. Je commence a le soutenir du regard et il semble vraiment s'en amuser. Tant que ça en reste là pas de soucis. 6 heures plus tard, on fait un arrêt dans un restaurant. On a amené de quoi se faire les sandwichs. Le temps de les faire le mec est là, planté a deux mètres de moi a me fixer avec son petit sourire supérieur. Il semble surtout pris de jalousie j'ai l'impression. Je commence a lui demander sèchement si il a un problème avec moi en espagnol. Voilà qu'il se tire a l'intérieur pour revenir un peu plus tard derrière moi faire des bruits de succion avec sa bouche. Il me cherche vraiment ce petit c** ! Je commence a râler pour lui demander se qu'il a le couteau a la main. Alizée me demande de me calmer et voilà qu'il commence a me faire des doigts d'honneur. Le plus dure en voyage et de garder son calme et penser avant tout a sa sécurité et a la poursuite de son voyage en un seul morceau. Le ton monte et les insultes fusent et heureusement il se tire. Le pire dans cette histoire est que la mère reste assise sans rien dire.
Une fois remonté dans le bus, il est là assis sur son accoudoir a nous regarder et même a nous faire des doigts d'honneur. Au final on en rigole ouvertement devant lui en lui répliquant les même insultes. Cette situation puérile devient de plus en plus drôle, loufoque, et dangereuse. Le mec semble réellement instable mentalement et je me demande vraiment ce qu'il attend. Cherche t-il vraiment a se que je lui colle mon poing dans la figure ou est ce simplement un jeu pour lui dont il ne tire pas les conséquences. On passe un long moment a ne plus le regarder, puis voilà qu'il se lève pour aller aux toilettes. Ceux ci sont sur notre passage et je le vois qui se rapproche de moi avec son petit sourire de con. Je sens qu'il va faire quelque chose et ça ne manque pas, il cherche a me taper la figure. La s'en est de trop ! Je me lève et lui donne un gros coup de point dans le dos. Il file dans les toilettes et je lis dans ses yeux que le jeu le dépasse et qu'il commence a avoir peur. 15 minutes plus tard il ressort des toilettes, et je l'attend au passage. Il n'ose pas me passer devant. Tant mieux si il commence a comprend. Je ne le ré frappe pas lorsqu'il repasse mais bête comme je suis, je ne peu m'empêcher de lui faire un croche patte. Deux heures plus tard voilà qu'il recommence son festival de doigts d'honneur. Ce n'est pas par la force que je le ferait arrêter mais plutôt en faisant comprendre a sa mère que s'en est trop. Elle a vite fait de le faire assoir et même de le mettre a l'autre bout du bus. Enfin la paix ! La nuit se passe s'en encombre mais je dors quand même le sac contre moi. On repasse la frontières pour rentrer a nouveau au Chili. Les deux espagnols devant nous acquiescent que le type était sérieusement atteint.

16h, le bus nous dépose dans la rue dans la ville de Punta Arenas. On file aux informations touristiques avec un espagnol vraiment sympa qui lui aussi cherche un camping pour la nuit. Il n'y en a pas dans le centre, et au finale les informations touristiques nous renseigne qu'il y en a un tout petit un peu plus loin que le centre a 20 minutes a pied. Je demande tout de même qu'on appelle l'auberge pour savoir si il y a de la place pour deux tentes. Ça ne sert a rien d'y aller si il n'y a pas de place de libre. Il y en a ! Ouf ! Car tous les hôtels ici sont hors de prix. On fait la route avec cet espagnol (dont on a jamais connu le nom) jusqu'à l'auberge. Enfin un espagnol (d'Espagne) que je comprend. J'en ai ras le bol de l'accent Chilien. Je ne les comprendrai jamais. Une fois la tente plantée dans une sorte d'arrière cours où une dizaine de tente s'entasse on aller ressortir pour réserver un tour a l'Isla Magelana. Il nous faut ce tour pour réaliser le rêve du ibou, voir des pingouins ! L'aubergiste nous explique qu'il n'y a que deux sociétés pour se rendre sur l'île et qu'il peut nous réserver des place pour demain matin. Soit, ça nous évite de ressortir, alors on prend. La sortie est vraiment chères mais voir une colonie de 600 manchots sur une île dans le détroit de Magellan, c'est pas tous les jours qu'on peut le faire, alors on hésite pas. L'hôtel est vraiment génial, il y a même une douche comme a la maison qui fonctionne avec de l'eau chaude. C'est bien la première fois qu'on voir ça dans une cuisine. Le gérant laisse le gaz des plaques de cuisson allumé de 17h a 22h. Bonjour l'économie de gaz ! On comprendra plus tard que les sous sols de patagonie sont remplis de gaz et donc que celui ci ne coûte rien ici. Pour dire, ils fait froid dehors mais les gens ici ont les fenêtres simple vitrage ouvertes avec les chauffages au gaz d'ouvert a fond. Voilà une mentalité difficile a comprendre pour nous européen. Le temps de ressortir au supermarché, de faire la popote et de papoter avec quelques français de l'auberge, et au dodo pour une énième nuit dans notre tente. On salut notre ami espagnol qui lui va tenter de rallier Ushuaia en stop demain matin. Nous on va encore devoir se lever tôt, mais tant pis, qu'est ce qu'on ne ferait pas pour un pingouin.

Jeudi 16 janvier 2014,

On est en avance debout sur le trottoir a attendre le collectivo numéro 15 comme l'aubergiste nous l'a indiqué. Les collectivos c'est comme des taxis mais cela fonctionne comme un bus, un itinéraire mais le chauffeurs peut prendre plusieurs personnes différentes dedans. Cela revient moins cher qu'un taxi alors on attend. Voilà 15 minutes qu'on attend et le numéro 15 ne passe pas. Il y en a beaucoup des collectivos mais pas le 15. On s'inquiète, on va finir par rater le départ du ferry. On est pas au bon endroit, et en lisant la carte, effectivement je m'aperçoit qu'on est pas au bon coin de rue pour chopper ce fichu 15. Alors on court, et on finit par sauter dans ce fichu collectivo qui a failli nous déposer au mauvais endroit. On est largement a l'heure au bout du compte et on embarque sur le ferry.

Il y a beaucoup de passager sur e ferry. On nous annonce deux heures de navigation jusqu'à l'île. Le port est vraiment superbe il y a même une épave échoué sur la plage de galets a côté des cargos qui on jeté l'encre ici. 
On fait les idiots sur le pont durant la traverser. Voilà qu'alizée me lance "des dauphins ! Des dauphins !" J'éclate de rire a cette blague grotesque. Je me remballe vite fait quand j'aperçois finalement 5 a 8 dauphins qui font la course avec le bateau juste sous nos yeux. C'est merveilleux. Même si il n'y a pas de pingouin sur l'île le billet est largement rentabilisé par la vision de ses dauphins sauteurs. On reste tout exité un bon bout de temps jusqu'à apercevoir une petite colonie de pingouin qui flotte a la surface de l'eau. La magie du détroit continue d'opérer. L'île est en vue et l'unique bâtiment qu'est son phare nous fait signe de belle promesse. A peine débarqué qu'on peut observer des centaines de pingouins plus pacifiste les uns que les autres. On peut les regarder dans les yeux a a peine un mètre de distance derrière la cordelette nous rappelant la limite a ne pas franchir. L'appareil photo n'est plus un appareil photo. C'est une kalachtnikov numérique. On shoot du pingouin a tour de flash ! On avance le long du chemin comme les nombreux touristes débarqués avec nous pour observer tous ces manchots. Ils sont toujours par deux. Le mâle veille au grain et la mère et les petits sont tapis dans le terrier. Il y a aussi des centaines de mouettes qui vivent ici en parfaite harmonie avec les pingouins. L'ambiance est criarde avec toutes ces mouettes. On se croirait dans un port. On ne peut rester qu'une heure mais celle ci fut vraiment longue et on remonte sur le bateau un sourire au lèvre et des souvenirs plein la caboche.

Une fois revenu sur le continent on se tente d'aller faire un tour a 15 minutes a pied dans la zone franche où tout le matériel de camping est apparemment moins cher. Je veux soulager mon dos en achetant un matelas de sol gonflable. Manque de chance il n'y a rien et les prix ne sont pas si intéressants. On traine un peu dans la ville pour la visiter et atteindre encore une fois un point haut comme je les aime. On arrive même a trouver nos petits drapeau de pays a coudre sur nos gros sacs de voyage et note moment celui de Torres del Paine. On ne l'a pas encore fait mais on l'achète quand même. On prend un billet de bus pour Puerto Natales plus au nord. On va aller enfin faire ce trekking de 5 jours dont tout le monde parle tant. Ce parc qui est l'une des plus belles randonnées du pays. Cette randonnée qui s'est transformée en calvaire pour les espagnoles rencontrées a l'auberge a cause de la pluie et de la neige. On verra bien. On a pas le temps d'attendre une météo clémente alors on le fera avec ou sans la pluie. On sait qu'on devra repasser par Punta Arenas pour aller a Ushuaïa. Être entre les deux prochaines destinations n'est pas chose aisée pour une bonne logistique mais faire il et moins cher de faire d'abord l'aller retour avec Puerto Natales qu'avec Ushuaïa. Voilà pourquoi on prend un aller retour pour Puerto Natales bien moins cher que deux allers simples.
Un chilien rencontré dans un collectivo nous a mentionné que les denrée alimentaire étaient beaucoup plus chère a Puerto Natales qu'ici. On fera donc les courses avec bien du mal pour se décider se que l'on prend. On mettra nos tomates et avocats dans le Tupperware acheté a Pucon et on priera pour que le jambon tienne le coup jusqu'à la fin du trekking. En même temps il fait tellement froid dehors qu'on se dit que ça peut passer.

mardi 14 janvier 2014

Isla Chiloe, ses églises, ses frelons...

Eglise typique de l'île de Chiloe

Bord de mer de l'île de Chiloe

Vue sur un des mont de la Cordillère des Andes 


Dimanche 12 Janvier 2014,


Il faut deux heures pour ce préparer et être dans le bus de 9h en direction de Puerto Montt. On pense aller dormir et visiter Puerto Varas en reprenant directement un bus de Puerto Montt pou y aller. Alizée ne souhaite pas descendre trop vite vers le sud de peut de rater certaines villes. Puerto Varas a la caractéristique d'avoir eu une forte influence allemande et celle ci ressort a travers l'architecture de cette ville. Cela peut être jolie mais il n'y a ton d'autre a faire la bas. On décide après une longue réflexion de ne pas y aller et de tenter notre but final du moment: accéder a l'île de Chiloe. 15 heures, on saute d'un bus a l'autre a Puerto Montt. Le bus passe sur le ferry sur lequel on attend sur la passerelle. On navigue actuellement sur le pacifique, mais on a l'impression d'être sur un immense lac. On voit au loin la cordillère des Andes. La limite des neiges éternelles sur les cimes est bien marquée depuis ici. On attend et on s'amuse a repérer les quelques lions de mer qui sortent parfois la tête de l'eau pour nous faire un rapide coup d'œil.

Les nombreux vallons de l'île de Chiloe offrent de beaux paysages moins verts cependant que la régions des lacs. On nous débarque au terminal de la plus grande ville de l'île de l'île, Castro. On va continuer le camping mais le seul inscrit sur le guide coûte le prix d'un hôtel donc peu avantageux. On cherche et on danse dans le terminal si quelqu'un connaît un camping pas loin mais personne ne connais. Par chance alizée tombe sur une perte affichette collée sur une vitre indiquant un camping a 4 kilomètres de Castro. L'affiche est vieillie par le soleil et je me demande si ce camping existe vraiment. Il n'y a qu'un moyen de savoir c'est d'y aller en espérant, qu'il existe, qu'il y a de la place, et qu'il n'est pas trop cher. On fini par trouver un petit bus local qui passe prêt du camping. On indique quand même clairement au chauffeur de nous déposer au collège au bord de la route avant de partir. Pas de problème nous dit il. Voilà que 20 minutes plus tard il passe devant le collège l'air de rien, et nous dépose un arrêt plus loin en nous indiquant grossièrement la direction du camping. On pénètre dans la ville accompagnés de nos fardeaux qui grossissent de plus en plus. Le problème est qu'il est impossible de les faire maigrir. Tout est utile. On est entré dans le village de Llau-Llo. On a un doute qu'il puisse exister un camping dans un tel trou paumé. Il y a ce type qui passe au loin dans la rue déserte ou nous sommes. Il le dit qu'il n'y a pas de camping ici. Il est 19h, et on nous a planté dans un village sans camping ni hôtel. Je demande quand même a une petite vieille qui tient un restaurant au coin d'une rue. Par chance elle nous indique qu'il y a bien un camping "au bout de la rue, a trois quadras". La rue est interminable et les quadras ici ne sont pas vraiment des quadras. Voilà 15 minutes qu'on marche dans la même rue dans voir l'ombre d'une pancarte ou d'une tente a l'horizon. Puis sur une butte on voit une tente. Le camping n'en est pas vraiment un mais plus un jardin ou le propriétaire te laisse camper pour pas cher. 7 euros la nuit ! Ça change des 25 euros qu'on peut mettre dans un hôtel. Le jardin est propre mais il y a des chiens partout, ce au n'aime pas du tout le ibou. On nous montre les douches solaires. Je suis sur qu'il n'y pas l'eau chaude. Je n'avais pas tort puisque j'ai une nouvelle fois pris une douche glacée. chercher un hôtel c'est bien, mais ce ravitailler dans un bled aussi paumé n'est pas chose donnée. Tout est fermé. Heureusement qu'il nous reste un fond de pâte et qu'on a pas jeté l'oignon et la tomate qu'il nous restait de Pucon. Avec un peu de curry c'est délicieux.

Lundi 13 janvier 2014,

Même si il n'a pas plu cette nuit on commence a comprendre que si les parois de la tente sont si humide le matin c'est a cause de la vapeur qu'on rejette en respirant toute la nuit. C'est quand on voit que les parois de son duvet sont alors trempées qu'on réalise qu'une tente a double parois est bien plus pratique.

Fatigué de toute nos randonnées de Pucon, on va faire la visite des fameuses églises colorées de l'île, construite lors des missions jésuites qui sont passées par ici. On se pose a l'arrêt de bus au bord de la route en direction de Castro. Aucun bus ne nous prend et on comprend 20 minutes plus t'as qu'ils sont tous pleins. On se trouve coincé dans le trou du c** du monde pour le moment. C'est un peu plus tard qu'un bus finira par s'arrêter. On s'est lever tôt pour rien puisque finalement le prochain bus est a 12h45. On en profite quand même pour voir l'église de Castro qui est parmis les plus belles de l'île avec ses deux tourelles au toit violet et tout le barda de bois au couleurs jaunes soleils qui l'habille. Jamais on aurait pu avoir de telles église en France et cela fait plaisir de voir que la religion ne porte pas toujours les couleurs les plus austères qui soit. On sait que demain on va sûrement entreprendre la randonnée de deux jours au parque Chiloe. Il faut donc qu'on s'approvisionne. On pourrait le faire a la fin de la journée mais le camping étant loin de la ville, on économisera 4 billets de bus et du temps de le faire maintenant. Le sac est remplis de nourriture et il faudra le porter toute la journée. Mais bon tant pis, on fait des économies d'argent au détriment de l'économie d'énergie. C'est aussi ça le voyage.

Après 1h30 de bus a travers les paysages de l'île on nous dépose devant l'église du village de Tenaun. Celle ci est tout aussi belle que celle de Castro, a la différence près qu'elle et entièrement peinte avec bleu touareg et porte fièrement ses deux grosse étoile qui décore sa façade. On est un peu malchanceux pour le coup, car l'église de Castro est en nettoyage, et celle ci est fermée. Visiter des église c'est super, c'est reposant, mais une fois que tu les as vue, beh il n'y a plus grand chose. Il doit y avoir 3 rues dans tout le village donc autant dire qu'il n'y a strictement rien a faire ici. Il y a la plage juste a côté. On fait a peine 10 mètres dans la rue pour y aller qu'il y a des sortes de gros frelons qui commence a tourner autour de nous, et principalement autour d'alizée. Une chasse au frelon s'impose alors car ça commence a faire péter les plombs a mon ibou qui n'aime pas du tout les bébêtes. 3 ça va encore, 8 ou 9 cela devient dangereux car ces bêtes la on dar énorme a l'avant. On court dans la rue essayer de ce mettre a l'abris mais il n'y a nulle part où aller. Alizée s'emmitoufle dans sa polaire. Il fut dur de tous les tuer avant d'avoir la paix. On prendra le prochain bus 40 minutes plus tard car on a pas du tôt envi de continuer a faire la fête avec nos amis les frelons. Vivre ici dit être insupportable. Le guide renseigne une autre belle église sur la route dans la ville dalcahue, ou un truc comme ça. Arrivé devant, celle ci est toute délabré et sans couleur. Le bus est déjà partis. La ville a cependant l'air très vivante et on se ballade dans les marchés artisanaux et sur le port. Il y a une spécialité gastronomique sur l'île qui s'appelle le curanto et est a base de fruit de mer, de pomme de terre, et de chorizo. On se prend un plat pour deux et heureusement pas deux. L'assiette est remplis de fruit de mer, et notamment des plus grosses moules que j'ai jamais vu. Alizée est vite dégoûtée mais moi j'adore. Le camping est sur la route du retour et le chauffeur nous dépose cette fois devant le collège non loin du camping.

On voudrait prendre le ferry pour descendre vers le sud du Chili depuis Puerto Montt jusqu'à Puerto Natales. Cela nous permettrait de faire une sorte de trajets en bateau de marchandise a travers les Fjords de la Patagonie. La compagnie Navimag qui est une compagnie de transport en premier lieu permet a certain voyageur, moyennant une belle somme, de voyager durant 4 jours sur le bateau en cabine de 4 ou de 20 personnes. Tout le monde promet de beau coucher de soleil, des vues imprenables sur des glaciers qui se jettent dans la mer, des dauphins, et le passage devant le détroit de Magelan, ainsi que des fjords en veux tu en voilà. Tous ça nous fait rêver mais c'est 780 euros les 4 jours pour deux, et cela rallonge notre séjours au Chili, et donc raccourcit celui en Argentine. On a pas les moyens de s'offrir ce voyage mais mon père est réellement emballé pour qu'on le fasse et veut nous en payer une partie. On lit quand même sur internet que les croisière de novembre dernier ont été annulé pour beaucoup de monde. Cela nous inquiète car le site de la compagnie est ouvert a la réservation. On ne souhaite pas investir autant d'argent dans du vent, alors on ira voir la compagnie directement en ville au retour de la randonnée d'ici deux jours. Si on ne peux pas, on fera les 36 heures de bus qui nous séparent de Punta Arenas située dans la légendaire Terre de feu, le bout du monde.

Pour le moment on doit faire a manger et préparer nos sacs pour la randonné de demain. On utilisera enfin nos deux Tupperwares acheté a Pucon voir si les aliments se gardent bien dedans. Les voisins de tente nous invite a boire un coup dans la cabane au fond du camping. Ils sont bien partis pour faire la fête, et crevés comme on est, on a pas trop envie. On leur dit qu'on doit faire a manger et faire nos sacs pour la randonnée de demain, qu'on viendra après. Voilà qu'au moment de faire les sacs ils reviennent a la charge un ôtera a la main. On fini par lâcher prise pour boire un verre avec eux. Une heure plus tard on s'échappe malgré le fait qu'ils étaient sympas et bien éméchés. On a toujours pas fait mon sac on se couchera après minuit pour un réveil a 7h, dure ! On essayera de laisser l'aération sur le toit de la tente ouverte au si que l'entrée pour voir si il y aurait moins de nier le lendemain matin. Vaine tentative, car il se mettra a pleuvoir durant la nuit m'obligeant a sortir dehors tout refermer. Les joies du camping !

Mardi 14 Janvier 2014,

Réveil efficace, on petit déjeune devant la tente et je replis la tente en deux secondes. On a mis tout le superflus dans des grandes poches qu'on mettra au gardiennage de bagage au terminal. Par chance tout concorde. Il y a un bus qui nous prend tout de suite sur le bord de la route pour le terminal ou on choppe le bus de 9h pour le parque Chiloe. Entre temps les joies du voyage opèreront avec la brique de l'air qui aura explosé dans mon sac. J'aime voyager ! Pas le temps de tout faire sécher on remet tout au gardien, ainsi que le grand sac d'Alizée. On grimpe dans le bus pour le parc qui nous dépose devant l'entrée. Le temps d'un empanadas (le premier au Chili) et de quelque formalité d'entré au parc, et on commence la randonné par la route. Un frelon, puis deux, puis trois maximum. Alizée n'est pas rassuré car ils ne tournent que autour d'elle et a contrario se lassent vite de moi. Il en veule a mon sac de couchage plein de lait accroché au sac d'Alizée, mais aussi a ses cheuveux. Elle a toujours attiré les bêtes de toutes sortes mais a ce point ! Je suis donc en plein match de tennis, avec des frelons en guise de balle. On arrive près d'un chenal et là, cela devient littéralement l'invasion. Il y en a facilement 15 a 25 frelons qui nous tournent autour et surtout autour d'alizée qui panique. On court jusqu'à un kiosque de vente de gâteau près de la berge mais il n'y a personne et rien pour se réfugier. Le nombre augmente et il m'est impossible de tous les tuer. A chaque coup j'en tue un mais il y en a toujours autant. On court sur le pont pour quitter l'endroit mais rien n'y fait il y en a trop. Alizée est paniquée et pour je ne sais qu'elle raison prend des photos a la volée de l'endroit. Elle s'agite dans tous les sens pendant que j'en tue un maximum. on court sur la route un moment, a force d'en tuer et de s'écarter des berges le nombre diminue. Je demande a un cavalier qui revient de la plage si il y en a autant sur la plage, il me dit que c'est pire. On finit par s'en défaire et on décide de rentrer a Castro. Quelques frelon, ça passe, mais des attaques comme ça en permanence pendant deux jours ou ce soir au camping, ça aurait été plus qu'insupportable. La panique, le stress et la déception d'arrêter la ballade font éclater mon ibou en sanglot. On finit par rigoler de la situation en continuant a tuer quelques frelons qui nous collent toujours.

Le bus nous ramène au terminal. On s'apprête a passer la journée avec nos sacs et notre matos de camping sur le dos vu qu'on a plus d'hébergement. On va profiter de la journée pour savoir si on va a Puerto Natales en bus ou en ferry. Il y a toujours des places pour y aller en bus en tout cas nous dit on au terminal. On ira au point renseignant "Navimag" sur la carte du lonely planet. Arrivé sur place on se retrouve  dans l'embarcadère de la compagnie et non l'office. On far une autre agence offrant le même séjour de ferry mais sans succès. La fille de l'office du tourisme (qui au final n'était autre que la propriétaire du camping ou nous avions dormis) ne sait pas si la compagnie est toujours en fonction. Vraiment sympa, elle appelle 4 numéros de l'agence Navimag pour nous dire que les traversés sont toujours possible mais complètes jusqu'au 31 janvier. L'affaire est réglée, on ira a Puerto Natales en bus. On établiera ainsi notre record de voyage en bus avec 36 heures de voyages. Notre record actuel est de 29 heures en Bolivie.

Alizée reste avec les sacs a l'office du tourisme pendant que je file (encore) retirer de l'argent et acheter les billets de bus avant qu'il n'y en ait plus. Il est impossible de rallier Puerto Natales ou Ushuaia depuis Castro, seulement Punta Arenas qui est entre les deux. La destination n'est pas très pratique pour une bonne logistique de voyage mais on est contraint d'opter pour cette unique destination. Que le retour, je m'arrête dans une auberge a 100 mètres du terminal. On est obligé de dormir en centre ville vu que le départ du bus demain matin est a 6h25. Il y a une matrimoniale de libre, c'est chère mais le lit est moelleux et mon dos en compote. Je ne dis pas encore oui car on décidera a deux. Cela fait bientôt 1h que je suis partis et le Bibou commençait a s'inquiéter. Cela fait 3 mois qu'on est 24/24h sans jamais se quitter de vue plus de 20 minutes, et on a vite peur pour l'autre lorsqu'il n'est plus dans notre champs de vision. Le retour en France risque d'être violent lorsqu'on ne sera plus tout les deux ne serait ce qu'une journée.

Les billets de bus sont trouvés. On nous a dis qu'il existait des campings non accrédités a l'arrière des hôtels dans une des rues pas loin. On ne les trouvera jamais mais par contre on trouvera dans cette rue un bureau de change. On voudrait avoir pas mal de dollars sur nous en Argentine pour les échanger au marcher noir. La présidente argentine mène actuellement un embargos sur l'argentine afin qu'aucun dollars ne rentre. La dollarisation du pays est en marche et le dollars et préféré au pesos argentin dont la valeur très fluctuante est un problème. Le dollars étant une monnaie dont la valeur est plus stable, ceux ci affichent leurs prix en dollars. Le dollars est donc très recherché. Un dollars équivaut a 5 pesos argentins, alors qu'au marché noir il vaut 9 pesos argentin. On peut donc doubler son pouvoir d'achat en changeant des dollars dans la rue. Voilà pourquoi on veut absolument des dollars, qui sont impossible a obtenir en Argentine, mais encore possible au Chili. Il y a une immense île d'attente avant le guichet, le bureau ferme dans 1h et on part demain. On connaît froissée relent le taux de change, et ici on nous refilera pas des faux dollars au moins. Je cours a la banque pendant qu'alizée reste dans la file d'attente avec les sacs. Sa carte est refusée car on a déjà retiré le maximum quotidien et la mienne ne passe pas dans cette banque. La banque suivante ne prend pas les visas et c'est alizée qui a ma cirrus. Décidément ! Finalement la bancodechile refusera la carte d'alizée mais ici je peux retiré beaucoup avec ma carte malgré les commissions que cela engendre. Je suis a bout de souffle, mais j'arrive avec 500 000 pesos au guichet. La fille derrière la vitre ouvre grand les yeux quand on lui dit qu'on veut le maximum de dollars. Elle nous dit qu'on aura pas tout mais nous remet 900 dollars en billet de 100, et le reste en pesos. On est fou de voir autant d'agent dans nos mains et on a limite peur de se faire braquer dans la rue. On récupère toute nos affaires qu'on avait laissé au terminal et je montre au Bibou un petit hôtel miteux. Puis je lui montre l'hôtel que j'avais visité seul. Je la laisse choisir, l'autre est moins cher mais miteux, celui ci tout l'inverse et dans nos prix. Il y a même une douche avec un mitigeur, et cela promet une vraie douche chaude. Alizée accepte et mon dos crie "aleluia" ! Enfin une nuit dans un bon lit. On aura même le droit de faire sécher la tente dans le fond de l'arrière court. Le temps de faire les courses et s'acheter une grosse bouteille de gaz pour notre réchaud et on est enfin au calme. On fera la cuisine de nos plats de demain pour le bus dans la cuisine des proprios et une nuit bien mérité nous attend. On a l'impression d'avoir vécu  deux journées en une.Les photos de l'Isla Chiloé

Pucon, le volcan Villarica, et le parque huerquehue

Ascension du Volcan Vilarica

Cratère du Volcan Vilarica 

Sommet du Volcan Vilarica

Parc national Huerquehue

Parc national Huerquehue




Mercredi 8 Janvier 2014,


Il encore tôt quand j'ouvre les yeux. On est toujours dans le bus en provenance de Valparaiso pour Pucon. Des paysages côtier relativement secs aux paysages d'un vert éclatant des forêts de la régions des lacs, le changement fait un bien fou. Fini la poussière du désert, on avait envie de ce mettre au vert justement. Passage par Villarica et terminus a Pucon. La ville est petite. Il n'empêche qu'on aura marché une heure avant de pouvoir déposer nos fardeaux. On nous avait pourtant prévenu "c'est la haute saison maintenant, vous devriez réserver un hôtel !". Effectivement, Tous étaient complets. C'est seulement au troisième qu'on a pu trouver, mais en dortoir cette fois. Pas vraiment très intime pour un couple mais on a pas vraiment le choix.
On est pas venu ici par hasard.  J'ai voulu remettre notre nouvelle passion de l'alpinisme a l'épreuve face au géant du coin, le volcan Villarica. On le voit nous narguer depuis la ville avec sa tête blanche toute pointue du haut de ses 2847 mètres. Il fume du cailloux, on le voit d'ici, il a pas l'air content. Mais ne t'inquiètes pas on arrive te décoiffer grand géant. Une fois installés, on sort chercher une des agences d'alpinismes qui foisonnent dans les rues. La première est très professionnelle mais chère. La seconde l'est un peu moins mais c'est 15 euros moins chère. L'économie prime, on choisit l'agence Florencia. C'est quand même 110 euros pour deux. On tente de trouver un hôtel pour demain soir car l'aubergiste de notre hôtel ne peut nous loger qu'une seule nuit. Tous sont vraiment trop chers pour notre petite bourse qui ne cesse de se vider a une vitesse folle. 30 euros la nuit en dortoir. Et on mange comment nous après ?!! Durant cette recherche on est tombé sur plusieurs magasin de matériel de camping. Les prix des tentes sont exorbitants. Les voyageurs rencontrés un peu plus loin nous ont dis que leur tente leur avait coûté 30 euros a Valparaiso. Ici, toutes sont au minimum a 100 euros. A ce prix là, impossible de la rentabiliser, surtout qu'il faut aussi acheter des matelas. Brefs le prix de la vie ici attaque durement notre moral jours après jours. On a 50 euros par jours a deux, voilà qu'on tourne a 60 euros, en essayant d'économiser. Après une ultime tentative de trouver un lit dans auberge tenue par un français, je demande par hasard si il n'a pas une tente à lui a donner ou a vendre. Malheureusement non mais il nous dit qu'à l'entré de la ville de Villarica, a 30 minutes d'ici, il y a sodimac qui est une sorte de grand IKEA chilien. Les prix sont très bas nous a t-il dit. C'est notre chance ! Il et 18 heures mais tant pis on se tente a courir tracer les rues de Pucon pour trouver un bus allant a Villarica. Y en a justement un qui part dans 6 minutes, la chance tourne enfin.

Les tentes a Sodimac sont dans nos prix. Il y a celle a 10 euros et celle a 20 euros. Pas mal mais un peu léger contre une grosse pluie. Et puis il y a celle a 60 euros qui elle a un indice d'imperméabilité minimum pour lutter contre les intempéries qu'on pourra rencontrer plus au Sud. Il s'en est passé des choses dans ce magasin. On ressortira avec une superbe tente et deux petits matelas tout fin sur lesquels les muscles de nos dos connaîtront prochainement la dureté du sol chilien.

Ce soir, on s'endort l'un au dessus de l'autre. S'endormir ensemble dans y. Grand lit reste un luxe dans certaine ville. A moins d'y mettre le prix !

Jeudi 9 Janvier 2014,

6h45 le réveil nous tire de notre sommeil. Nous avions prévu de quitter la chambre tôt pour prendre le bus de 8h afin d'aller randonner dans le parque huerquehue. Le temps est bien gris en direction du parc et la meteo annonce des pluies toutes l'après midi. On annule ! Alizée n'est pas vraiment partante pour marcher sous la pluie, et je n'ai pas envie qu'elle endure une randonnée qui m'a  déjà l'air assez ardue. On se recouche pour se réveiller prestement pour le Check out de 11 heure. Il va falloir d'abords trouver un logement avant toute chose. On tente au hasard un hôtel non loin ou les prix sont un peu plus chers mais corrects pour nous. On passera une nouvelle fois la nuit en dortoir quand même. On a beau avoir une tente, il pleut des cordes dehors et on a peur que ce soit pire cette nuit. On est bien mieux au chaud ici dans un salon avec le wifi. Alizée se colle a la lecture du lonely et je pars a la recherche d'un camping près de pucon.

On et un peu perdu dans l'immensité de la Patagonie que l'on s'apprête a pénétrer d'ici deux ou trois jours. Où va t-on ? que fait on ? On avait pensé que ce pays tout en longueur se traverserait plus facilement que l'équateur et la Bolivie qui sont des pays relativement rond. Les distances en bus sont très longues et chères. Le prix nous limite dans nos activités mais aussi dans nos déplacement. La partie Patagonie de notre lonely est un vrai foutoir d'information. On ne mettra donc pas 2 heures comme auparavant pour organiser le planning des 3 prochains jours mais une journée entières pour organiser grossièrement les 15 prochains jours. On ne veut rien rater et surtout bien s'organiser dans nos trajets pour ne pas trop dépenser. A la base, l'idée était De prendre le ferry a Puerto Mont pour descendre par bateau en trois jours jusqu'à hushuaia. 300 US$ chacun la croisière. Cela nous a refroidit et on ne peut pas se le permettre. Il pleut dehors et on est heureux de ne pas avoir décider d'aller marcher. On a tout poser sur papier et notre projet semble bien monté. Voilà donc ce qui nous attend: le parc national de l'île de Chiloe, 36 heures de bus jusqu'à Puerto Natales, 5 jours de randonné dans le parque Torres del Paine, la découverte des centaine de manchot de l'Isla magelana en terre de feu, puis hushuaia, enfin !
Mes talents de cuisinier pâtissier se réveillent en ce moment. Je nous ai fait du pains perdu dans l'après midi. Ce sont les plus simples petits plaisirs qui sont les meilleurs. Le bonheur peut donc se créer a partir d'un œuf, de farine, de lait et de sucre. C'est a méditer ! J'attends d'ailleurs toujours un vrai four pour faire mon propre pain avec le petit sachet de levure et la recette que m'a donné Julien dans l'auberge de Valparaiso.

On rencontre dans cette auberge margaux, fille très sympa, qui voyage seule après avoir lâchée une partenaire trop festive, et qui préfère ne pas continuer seule son voyage et rentre donc dans peu de temps. Cela nous rappelle que le Bibou et moi s'entendons a merveille malgré nos petites chamailleries quotidienne. Nous n'avons pas toujours les mêmes envies mais avons la même façon d'évoluer en voyage.
Après avoir manger le poisson de 15 kilogrammes péché par deux canadiens on file au lit car le réveil sonnera a 5 heure du matin.

Vendredi 10 Janvier 2013,

5h du matin, nous sommes sur nos deux pieds avec cette lassitude de devoir toujours se lever si tôt. Ce matin on va aller gravir ce géant qui domine la ville. Le volcan Villarica. 6h10 on est prêt a partir on doit être a l'office dans 10 minutes. La porte d'entrée est fermée et les fenêtres du salon ne s'ouvrent pas. La cèle de la porte de derrière ne veut pas tourner dans la serrure. Quelle blague ! On est bloqué dans la maison. On frappe a la porte de l'office de l'hôtel, personne ! Pris d'affolement et de colère, je cherche d'autres fenêtres. Aussi fermées ! Je finis par réussir a ouvrir la porte de derrière en forçant sur la clé. Sauvés... Non pas encore. C'est la porte de la grille du jardin qui est cette fois bloquée. Elle fait dux mètres de haut et il y a des pics, en haut de la barrière, assez grand pour vraiment s'empaler dessus. Cela n'ai pas un problème pour moi d'escalader la grille, mais alizée n'y arrivera jamais et j'ai vraiment peut qu'elle s'emballe dessus. Je met une chaise devant je passe par dessus et dis a alizée de faire de même. La voilà a cheval au dessus des pics. Elle n'arrive pas a passer et panique. Je fini par faire une marche avec mon épaule et elle réussi a enjamber complètement la barrière. La partie n'est pas finie. On rigole de notre exploit en courant dans les rues désertes de la ville. On a 10 minutes de retard et ils nous ont clairement dis d'être a l'heure.

Tout le monde dans l'agence est déjà presque prêt. On retrouve les deux anglais du premier hôtel avc qui on sympathise vite. Transport, petite marche d'approche nous sommes au pied du volcan. On décide de prendre l'option télésiège pour gagner une heure de marche. Presque tout le monde fait de même.
Quelques consignes de sécurité plus tard on débute la marche. Le Bibou trouve le rythme trop rapide. Il est vaillant, endurant, mais pas rapide. On se met a l'arrière de la file. La marche alterne entre des sentiers de glace et de sable/roche volcanique. On ne voit pas encore le sommet d'ici. Première pause, le guide met les filles devant. Alizée donne le rythme au groupe. De cette façon c'est sur, elle ira au bout. Les guides sont vraiment au petit soin pour nous.  Ils nous mettent même nos crampons. Ça nous change de ceux du Huayana Potosi en Bolivie. Ça y est ! On a rechaussé les crampons sur les bottes de prêt qui pèse chacune 1 kg. Mais dans quelle galère s'est on relancée ?! On marche au rythme du Bibou. La neige et la glace accroche parfaitement, il y a un grand soleil, mais un peu de vent. Si il y a trop de vent en haut on sait qu'on ne pourra peut pas aller tout en haut. On voit aussi de la fumé blanche sortir du cratère depuis là ou nous sommes. Ces émanations de souffre sont très irritantes. Pour l'instant elles s'échappent du bon côté mais si le vent tourne, cela pourrait aussi mettre un terme a l'ascension. On a malheureusement pris une agence qui ne possède pas de masque a gaz. S'était le prix a payer pour faire des économies. On a un mauvais pressentiment sur nos chances d'aller en haut a cause du vent et des gazes. Alizée me dit que c'est quand même beaucoup plus facile qu'en Bolivie. De plus on grimpe avec une vue imprenable sur une mer de nuage qui s'étend sur des kilomètres devant nous. Les fenêtres d'observations dans les nuages nous laisse parfois percevoir des paysages Sylvestres a perte de vue et les lacs glacières d'un bleu envoûtant qui caractérise cette région. On voit enfin le sommet après 3 heures de marche. Le vent souffle fort et la pente devient plus raide. Alizée change de discours. Elle a les cuisses en feux mais a toujours de l'équilibre. Elle n'est donc pas a bout et je peux lire dans ses yeux et son sourire toute la volonté qu'il y a en elle. Elle ne laissera pas ce sommet lui échapper, je le sais. Il reste 1h30 pour les 100 prochains mètres de dénivelé. On continue a marché, il y a une procession de 100 a 130 personnes, de différentes agences, qui marchent en file indienne derrière nous et c'est alizée qui donne le rythme. Ce que je ne sais pas c'est qu'alizée souffre vraiment, elle revit l'ascension du Huayana Potosi, mais en silence. Il reste 15 minutes nous annonce le guide. Le soufre présent dans l'air nous pique violemment le nez et les yeux, et commence a nous irriter la gorge. Alizée ne s'avouera pas vaincue puisqu'elle arrive au sommet et s'écroule. Elle s'écroule oui, mais avec le sourire. Elle l'a fait ! Elle aussi aura eu son sommet.
Le cratère est gigantesque. 200 mètres de large pour je ne sais qu'elle profondeur car de là où je suis on ne voit pas le fond. Ce volcan est l'un des plus actifs d'Amérique du sud, et a en voir les fumeroles soufrées qui s'échappent des parois internes du cratères, je n'en doute pas. La vue est magnifique depuis le sommet. Les nuages sont partis et on voit ces immenses lacs qui constellent le tapis de végétation qui recouvre les bas reliefs des vallée. Alizée a vraiment forcé pour cette ascension et, comme moi au somment du Huayana Potosi, vient verser la larme aux mille définitions au creux de mon épaule.

Il faut descendre maintenant. La meilleurs partie nous dit le guide. Les pentes sont raides et on descend avec des luges en forme de pelle dans des couloirs de neige, creusés par le passage des touristes, avec le piolet pour seul frein. "Girls first !" Lance a chaque fois la guide avant chaque descente. A certain moment on se croirait a aqualand. Les chicanes dans ces couloirs de neige nous secouent dans tous les sens. 45 minutes de descentes plus tard, on est enfin au point de départ de l'ascension, les fesses gelées qu'on ne sent même plus.

Revenu a l'hôtel, on retrouve margaux qui a aussi tenté l'ascension mais n'est pas parvenue au sommet a cause d'une mauvaise crise de panique et de mauvais guide. Elle avait payé plus chère que nous et a eu une moins bonne prestation. Le prix ne justifie pas toujours le service en Amérique du Sud.
On retiendra de l'hôtel ou on avait laissé les sacs qu'ils nous ont refusé une douche après l'ascension, sympa ! Sac sur le dos, on part pour notre première nuit de camping de ce voyage. Le pois de la tente sur mon sac se sent particulièrement bien et alizée me lance en rigolant "moi aussi ça me fait un poids en plus les deux petits matelas de sol !". On passe devant la marina non loin du camping. Ce bassin ouvert sur le lac en amont ressemble a un fjord, tout du moins, l'image que j'en ai.
Le décors est planté, la tente aussi. On est tout excité de passer notre première nuit dans la tente, pas mon dos ! On sort enfin le peu de matériel de cuisine de camping qu'on se trimbale depuis 3 mois, et on arrive a se faire un délicieux poulet curry au riz.

Alizée se sent vraiment mal ce soir. Est ce la fatigue ou la crème fraîche qu'on avait pas remis au frais qui vient a bout du Bibou ? On ne sera jamais. La seul chose que l'on sait, c'est qu'elle s'est endormis comme un bébé pendant que je rangeais tout. Après tout voyager a deux, c'est aussi pouvoir se reposer sur l'autre quand ça ne va pas. Je me souviens encore de son aide durant ma tourista a Canoa, en Équateur.

Samedi 11 Janvier 2014,

On est dingue. On s'est tapé un volcan hier et il faut qu'on aille traîner nos courbatures de la veille dans un parc national. On est a la bourre pour le bus de 8h30, a cause de moi je l'avoue un peu. Il ne s'agit pas de le raté car le prochain et a 13h30 et ça nous ferait perdre une journée. Le bus est plein a craquer. On ne peut pas monter dedans. Heureusement, un deuxième bus est affrété.

Le début de la randonné se fait sur le bord d'un lac très vaste aux eaux d'un bleu translucide. Il est fort agréable de ce balader dans la fraîcheur de ces forêts très verrouillantes. La plupart des gens foncent. On ne comprend pas vraiment l'utilité de courir sans prendre le temps de regarder se qui nous entoure, surtout dans un si bel endroit. On est pas vraiment sur du chemin mais on avance. Après quelques vérifications, il s'avère que le chemin est le bon. Je savais que ça monterait mais pas aussi longtemps. Voilà 1h30 que l'on monte sans relâche. On nous avait dit que la difficulté équivalait a celle de la monté du volcan. Il n'avait pas menti. Alizée monte sans rien dire, le sourire au lèvre au début, plus a la fin. Elle apprécie les paysages mais aimerait bien être en haut de cette fichue monté. Durant cette monté, on aura quand même deux points de vue remarquable sur le volcan enneigé et les forêts d'aucaria que nous traversons et qui entoure le lac glaciaire  en contrebas. Ça y est on arrive en haut. L'eau de la lagune est limpide et calme. Tout le décors se reflète sur l'eau. On en profite pour déjeuner sur un tronc au bord de l'eau. Ces troncs justement que l'on voit dans l'eau bleu turquoise qui surgissent sur les rives. On a pas de couteau pour faire les sandwichs. La chose ne va pas être aisée pour couper les tomates et l'avocat. La seule chose qu'on ait est une carte de crédit. Ça fera l'affaire. C'est bien la première fois que je découpe une tomate et tartine de l'avocat avec une carte de crédit. Il faut choisir dans quel sens faire la boucle autour des lacs. Petite observation des courbes de niveau en fonction du sentier sur la carte pour voir quel chemin monte le moins raide. On comprendra 20 minutes plus tard que je me suis planté et que le chemin monte tout le temps. On continue donc la ballade a plus monter que descendre et on passe de lagune en lagune toute plus magnifique que les autres avec ce grand soleil et ce ciel bleu sans nuage. Le contraste en l'eau bleu ciel des lagunes et le vert éclatant de arbres est vraiment saisissant et participe a la beauté du site. On a monté a l'aller mais maintenant c'est que de la descente. On descend d'ailleurs assez vite pour espérer d'avoir le bus de 17h10. Le prochain étant a 19h, on a pas vraiment envie d'attendre deux heures. On marche donc a vive allure. Je lis la fatigue sur le visage du ibou mais elle non plus ne veut pas attendre deux heures au poste des gardes forestiers. Le bus n'est pas la mais énormément de gens attendent. Il va sûrement falloir se battre pour avoir sa place. On s'est d'ailleurs bien battu car on est le premier a s'assoir. Ceux ayant pris un billet aller retour montent les premiers. Il y a ce père avec sa petite fille qui garde le sourire alors qu'il voit tous les gens passer devant lui. Il n'a pris qu'un billet aller et Le bus se remplis a toute vitesse devant ses yeux. Je lui laisserais bien ma place car vu comme la ballade a été éprouvante pour nous, elle a du énormément l'être pour une petite fille. Il monte finalement de justesse. Beaucoup de gens sont debout dans l'aller. On a mal au pied a cause de la randonné d'hier et celle d'aujourd'hui, alors je n'imagine pas ceux debout dans ce bus. Il y en a même une qui se sent mal. Je lui cède donc ma place gentiment et deux minutes plus tard elle se sent miraculeusement bien. On ne saura jamais si elle a simulé.
Alizée craque et ne peut attendre le camping. Il lui faut son coca-cola. Elle tourne limite de l'œil a cause de la chaleur qui régné dans le bus. On voulait aller a Puerto Varas mais il n'est que possible d'aller plus au sud a Puerto Montt. On optera pour cette solution qui nous permet de partir demain mais aussi d'éviter de ce faire déposer a 7 kilomètres de Puerto Varas sur le bord de l'autoroute comme on nous l'a mentionné.

Une nouvelle nuit dans notre superbe tente s'annonce. Mon dos est ravi !




Valparaiso, ses tags et les maisons de Pablo Neruda

Tag de la ville de Valparaiso

Valparaiso depuis les fenêtres de la maison de Pablo Neruda

Rue de Valparaiso

Tag de la ville de Valparaiso



Dimanche 5 Janvier 2014,


Ce matin Marie est partie chercher un cadeau pour Valentine. On l'attend donc pour qu'elle nous le remette et elle nous emmène au terminal de bus. On dit au revoir chaudement a Bruno a l'appartement, puis plus tard a Marie et le petit Tiago. On aura passé un moment vraiment sympa au cœur de cette petite famille qui nous aura accueilli a bras ouvert. Merci pour tout a tout les trois si vous lisez ses quelques lignes. Mais pour l'heure l'aventure reprend de plus belle ! 5 minutes après être entré dans le terminal nous voilà dans un bus pour Valparaiso. Coup de bol d'avoir un bus tout de suite. Je sors rapidement acheter un bouteille d'eau  et depuis le magasin je vois le bus qui commence a partir. La vendeuse tarde a me donner ma monnaie et le bus recule pour sortir de sa place je vois même Alizée qui et dans la cabine a retenir le bus. Je cours a toute vitesse et monte dans le bus. Le Bibou ne partira pas sans moi.

15 heures, nous voilà a Valparaiso, ville portuaire, ville d'artiste, ville où l'inspiration est a chaque coin de rue.

On pense toujours que les taxis sont cher donc on prend le bus en direction du centre ville. Alizée a trouvé sur internet un hôtel pas cher et la localisé sur le guide. La ville est en pente et sa tire un peu de monter avec les sacs. L'hôtel est introuvable. On saura plus tard qu'alizée l'avait mal localisé sur le plan. On trouve néanmoins et a notre plus grand bonheur un hôtel vraiment parfait. Celui est très haut de plafond, il y a même un trapèze a l'intérieur, et est plein de couleur. Un hôtel où on se sent un peu chez soit au final. On ressortira craquer comme d'habitude sur tous les bons produit du supermarché pour se faire la fameuse paella a la Sire qu'on aime tant et qui commençait a nous manquer. Visite du bord de mer, ou plutôt des docks avec ces grandes grues qui déchargent les conteneurs des paquebots au loin. Je passerai ma soirée a créer un nouveau blog de voyage. J'ai enfin trouvé la solution pour un blog facile a lire avec la possibilité d'y mettre des photos.

Lundi 6 Janvier 2014,

On court dans les rues de Valparaiso. On veut être pour 10h au rendez vous du tour "Tour for tips". Une visite contre un pourboire, c'est un bon plan pour nous. La visite est faite par un américain a l'avent horrible, secondé par un chilien. Je lutte particulièrement pour traduire cette américain horrible qui parle trop vite. Les rues de valparaiso sont très belles  avec toutes ces maisons de toutes les couleurs recouvertes de tags et graffitis. Certain tags sont de vrai œuvre d'art. On tombe littéralement amoureux de cette ville qui est pour le moment la plus belle qu'on est vu. Son atmosphère pousse réellement a la détente et les tags, sculptures, mosaïques disséminées ça et là dans la ville son un régale pour les yeux. On aura même le droit a des petits gâteaux maison et un pisco sour.

On partira l'après midi a la découverte des rues pentues de Valparaiso dans les quartiers non visités ce matin. Petite visite du cimetière. Je sais on a des activité un peu morbide mais paraît il qu'il fallait le voir et qu'il y a une vue magnifique sur tout Valparaiso. Ils n'avaient pas menti ! Les flancs des collines aux alentours nous présentent un étalage de maison de toute les couleurs. On croirait regarder une photo de carte postale tellement le contraste de couleur entre les maisons est marqué. Visite d'une ancienne prison sans intérêt puis on entame la remonté de la colline par les plus petites rues possible a la recherche de tags qui resteront malheureusement absent. La visite de la ville a pied est un défis physique a part entière. Les rues sont vraiment raides et longues. Pour passer d'une rue a une autre, il y a parfois des escaliers interminables. Après un ultime effort, on parvient au mirador, posté sur le haut de la ville, que je voulait voir. Aaaaah ma passion des mirador ! Je crois que mon ibou n'est pas passionné par ma passion, tout du moins ses cuisses qui pour l'heure sont en feux. Finalement le mirador ne valait pas le coup, je suis un peu déçu de ces grillages qui gâchent la vue sur le port. On marche le long d'une route enfin plate a la recherche de la Senastiana. La seconde maison du poète Pablo Neruda qui, nous a t-on dit, possède la plus belle vue que la ville et la baie. Manque de chance, ce n'est plus l'heure de la visiter. On finira par redescendre par les rues et par ces escaliers jusqu'au port pour satisfaire cette envie qui ronge alizée depuis déjà trois jour, manger un kebab ! Deux mois et demi qu'on a pas manger de kebab, inimaginable. La définition du kebab au Chili n'est pas la même qu'en France. On sort du kebab repus, mais déçu.

On ne sait pas qu'elle est notre prochaine étape au Chili pour demain. Tout le monde nous parle de la fameuse région des lacs plus au sud. En parcourant les pages du lonely planet, on trouve notre futur objectif. Un objectif de taille puisqu'on a décidé d'entreprendre l'ascension du glacier pour atteindre le sommet du volcan Villarica, l'un des plus actif d'Amérique du Sud. Je veux que mon Bibou est aussi un sommet a son palmarès. Je veux être fier d'elle et je sens que cette ascension est un peu plus facile que celle du Huayana Potosi, malgré les risques énoncés par le lonely planet et cette blogueuse qui raconte sa vision de l'avalanche qui emporta 3 alpinismes en 2012. Certe, la mort est partout,mais le risque fait partie du jeu ne rendant l'aventure que plus excitante.

Mardi 7 janvier 2014,

On a simplement la maison de Pablo Neruda a visiter aujourd'hui puis filer a Pucon. C'est en lisant brièvement le lonely planet ce matin qu'alizée réalise qu'il y a une troisième maison de Pablo Neruda a punta negra a 1h de bus de Valparaiso. Elle a tellement envie de voir ce trop de maison toutes plus belle que les autres que je ne peux pas le lui refuser. C'est la maison de Punta Negra qui est la plus fantastique des trois. On décide donc de visiter celle ci en premier malgré le fait qu'elle soit la plus éloignée. Daniel, un belge rencontré dans l'auberge, vient avec nous pour la journée. Ça va être serré de voir les deux maisons dans la journée mais c'est jouable. On ne mange pas le midi et on file au terminal où par chance un bus part 6 minutes plus tard a la Punta Negra. On espère vivement que le bus ne nous déposera pas trop loin de la maison du poète. A peine assis dans le bus, qu'un mec s'arrête devant nous et nous lâche en nous pointant du doigt "toi ! T'es cyriaque, et toi alizée". On est un peu décontenancé car on ne le remet pas du tout. Ah si, Romain Darret. Il était avec moi en primaire a Saintes puis avc alizée  au collège. La  probabilité de croiser une connaissance, de plus de la même ville que nous, était quasi nulle, et pourtant. C'est la que là que l'expression "le monde est petit" prend tout son sens. Il aurait pris le bus suivant, cette rencontre ne se serait jamais produite. Lui fait un tour d'Amerique du sud en 1 an avec seulement 7000 euros en poche. Chose inconcevable pour nous qui avons 1000 euros par mois et par personne. Il nous explique qu'il dort chez toute la famille de la femme de son cousin dispatchée dans toutle Chili, et ce parfois durant trois semaine au même endroit. Déjà qu'on trouvait que trois jours chez Marie et Bruno a Santiago, qu'on ne connaissait pas avant, était de trop, on ne pourrait jamais rester 3 semaines entière chez eux, on en serait gêné. En même temps avec 7000 euros pour un an c'est ce qui, d'une certaine manière, s'appelle de la débrouille. On passera donc la journée tous les quatres. 1h plus tard nous voilà devant la maison tant attendue. Pablo avait un certain goût pour dénicher des maisons avec des vues toutes plus belle que les autres. Cette maison a vue sur les vagues qui déferle et viennent d'écraser violemment sur les rocher de la plage en contrebas. Avant de pouvoir la visiter il nous a fallut tout de même attendre 1h durant a l'extérieur a cause de la surpopularité de ce lieux touristique. On patientera donc sur la plage où la tête du poète est même sculptée dans la roche. Le décors est tout aussi magnifique depuis la plage que depuis la maison. Daniel nous présente sa passion de la photographie a travers sa "kalachtnikov automatique" comme il l'appelle. Un reflex au zoom assez impressionnant.

La visite de la maison est géniale. Chaque pièce a une histoire et ce collectionneur invétéré qu'était Neruda a entreposé toute ces trouvailles avec soin dans sa maison. Il a toujours ce lieux convivial qu'est le bar dans sa maison. La multitude de prou de bateau qui orne son salon est impressionnante. Les idées architecturale de sa maison nous donne de nombreuse idée pour notre future maison ( un jour peut être ). On continue donc de noter toutes ces idées dans mon petit carnet de vocabulaire. Un carnet qui est aujourd'hui plus un carnet d'idées que de vocabulaire.

On arrive a attraper un bus pour retourner a Valparaiso rapidement et on croise les doigts pour pouvoir entrer dans la Sebastiana. Il reste 50 minutes avant que le musée ferme et on doit prendre un billet de bus au terminal pour Pucon pour partir demain avant d'aller a la Sebastiana. Daniel file seul car il veut absolument la voir et on le comprend. On prend le billet rapidement et après quelques explication de la femme de l'office on arrive a trouver un truffi qui monte directement a la maison de Neruda. En un clin d'œil on y est et on se demande ou est Daniel. On espère qu'il n'a pas essayé d'y aller a pied. Il nous attend finalement dans le hall. Lui aussi a pris le bus.

La maison est effectivement belle mais moins que les deux autres. Cependant, on prend une sacré hauteur sur la ville. Depuis le salon on domine toute la multitude de couleurs qu'offre les maisons de Valparaiso. On veut la même maison !

Il reste une heure avant le bus de ce soir.  kebab, on prend les sacs a l'hôtel et on file en bus au terminal. On est encore parti pour une nuit de bus. Arrivé prévue pour 8h du matin a Pucon. La région des lacs nous attend.

lundi 6 janvier 2014

Santiago

Vue de Santiago depuis le haut du Cerro Santa Lucia

Castillo del Cerro Santa Lucia

Castillo del Cerro Santa Lucia



Jeudi 2 janvier 2014,

6 heures de bus plus tard, on est planté dans le terminal de bus de Santiago, la capitale du Chili. Un terminal, d'accord ! Mais lequel ? Et puis on va où dans cette grande ville avec tous ces passants qui passent et repassent voir même nous bouscule. On et bien loin de la tranquille Serena. L'enchantement que nous a procuré cette dernière nous donne réellement envie de voir Santiago. Nous qui aimons rarement les capitales, un bon sentiment nous donne de l'entrain. Et puis un peu de civilisation fait un bien fou ! On est attendu a l'autre bout de la ville chez Marie et Bruno Se******, la cousine de Christophe. On a dit qu'on serait sur le pas de la porte pour 20 heures, il fait pas traîner. Première épreuve, trouver l'entrée du métro. Mais le métro ? Il est sous terre ici, ou c'est encore ces fameux métro-bus comme en équateur ? Ah non ça y est, nous voilà passé trois pied sous terre. C'est une guerre sans fin qui s'annonce pour se frayer un chemin dans cette mer de Chilien qui court en tous sens. Deuxième épreuve, acheter des tickets. Check ! La troisième et ma préférée. Prendre le métro, comme a Paris ! Bon ici il n'y a que 5 lignes donc on va pas se perdre. Alizée est aussi a l'aise que moi dans ces couloirs de métro, une vrai petite parisienne. Cette vie la lui ira comme un gant quand on sera les petit parigo, du moins on l'espère.
Sortie du métro, on marche longtemps. Et oui on est au Chili et les taxis sont chers (2 euros... Je sais on abuse un peu sur l'économie là !).

Pas de la porte de Marie et Bruno, la confrontation s'annonce. Seront ils sympa ou horrible ? "Holaaaaaa !" On nous accueille avec un grand sourire. Ça y est on le sait. On va passer un bon moment ici. Ils sont tous deux au petit soin avec nous, et on en fait de même. Marie a le ventre tout rond et est en attente d'une petite fille dont on ne connaît pas encore le nom. La chambre qu'ils nous proposent est très bien avec un grand lit une place. Alizée a intérêt a ne pas faire son étoile de mer ce soir !

Vendredi 3 Janvier 2014,

La maison est vide, Marie a du s'absenter pour une obligation personnelle. Le petit déjeuner est déjà sur la table. Qu'il est bon d'être comme a la maison, et même mieux car à la maison le petit déjeuner n'est pas servi au levé. On petit-déjeune donc, on range, et voilà que Santiago nous appelle sous ses 30 degrés. J'ai prévu un programme chargé alors Vamos ! On place le musée en premier, car les musées en fin de journée deviennent vite un calvaire pour les jambes. Le museo Bella Artes est un tantinet classique pour nous mais ce bâtiment majestueux abrite aussi le Musée d'art contemporain qui semble plus sympa pour nos yeux d'amateurs. La collection de photographie de George Rousse et fantastique. Cela fait longtemps que je n'avais pas autant aimé une exposition. C'est trop difficile a décrire. J'ai vite compris ça technique et je note dans notre petit carnet cette idée a reproduire arrivé en France, pour notre futur appartement. Depuis quelque temps on note plein d'idée pour notre retour. Si on continue comme ça il va falloir acheter un carnet pour noter toutes nos idées.
Visite de la gare et encore du mercado central où j'aime tant me promener a travers toutes ces étales de poissons. Ce marcher là est particulièrement beau sous sa grand verrière au armature d'acier. On y mange d'ailleurs au grand désarrois du ibou qui m'avait prévenu que ce serait mauvais. Ça n'a pas raté ! L'addition est de 14 000 pesos. Et voilà que ce serveur, déjà désagréable, nous en demande 15 300. "Y porqué ?" C'est pour la "atençion" qu'il nous dit. Le pauvre, il a vraiment pas de chance, il a oublié qu'on est français et en plus on est jeune. Pas de pourboire, pour les gros lard désagréable, il m'aura quand même rendu la monnaie avec un billet salement amoché. Tans pis !

Visite d'une ancienne gare, des rues piétonnes de Santiago, des bâtiment principaux et du petit quartier Londre-Paris où cette fois la propina (pourboire) est obligatoire. "No en Francia !" "Es Chile aqui !". Ils s'en font pas ici. On a mal aux pieds, alors on rentre pour aider Marie a faire a manger pour le repas de ce soir, car sa sœur Stéphanie vient dinner pour nous rencontrer. Sympa !!! La piscine privée en bas de l'immeuble est un vrai luxe dont je ne peux pas me passer. Le bonheur d'avoir un chez soit est encore bien loin, alors cette piscine est la bienvenue. On passera ensuite la soirée avec Stéphanie, son maris, Bruno et Marie. Soirée vraiment sympathique, merci beaucoup !

Samedi 4 Janvier 2014,

Ce matin on se réveille tranquillement et tant mieux. Marie nous accompagne a la Chascona, la maison du poète chilien Pablo Neruda. Petit passage par le quartier branché de Bellavista et on débute la visite. La maison de Pablo Neruda est une vrai maison d'artiste avec toute sorte d'objets anciens. La maison est richement décorée et la visite en est d'autant plus intéressante. Celle est tellement belle qu'on se dit qu'il faudra visiter les deux autres dans d'autre ville.

On quitte Marie après une énorme glace comme on en a pas mangé depuis longtemps devant l'œil de la caméra d'un journaliste.

Il y a ce point de vue sur la ville depuis le Cerro je-ne-sais-quoi. Je veux y aller par le funiculaire qui permet de monter tout en haut voir cette immense statue de la vierge par la même occasion. On monte donc dans ce vieux funiculaire qui nous amène en haut de cette immense colline d'où l'on ne voit strictement rien. Les feux de forêt qui ravage la côté en ce moment créer une fumée blanche et épaisse qui masque la ville de Santiago. Tant pis pour le point de vue ! Visite de la vierge puis on entreprend la descente a pied par la route soit disant que le sentier est dangereux pour les touristes. La route est interminable, on finit même par essayer de traverser par des chemins entres les lacets de la route mais rien n'y fait, on en voit toujours pas le bout. On finit par arriver a une piscine d'où par chance un bus gratuit nous emmène au pied du funiculaire. Sauvé, car la descente aurait durée une heure de plus et on a déjà vraiment mal au pied. On poursuit dans la ville pour chercher le jardin japonais en plein dans Santiago. On ne le trouvera jamais mais alizée, qui a pourtant mal au pied, accepté de me suivre dans l'ascension du fort situé sur une colline en plein Santiago. Enfin un point de vue sur tout Santiago et ses grattes ciels.

Un dilemme se pose le soir a table. Ferons nous des crêpes ou des hot dogs va après mure réflexion. Je m'attellerai a faire une tripoté de crêpe pendant que Marie et Alizée papote dans le salon. Quel luxe de pouvoir se faire des crêpes dans une cuisine si bien équipée. Mais surtout quel luxe de pouvoir se faire des crêpes en plein voyage. Que de bonheur !