Dimanche 24 novembre 2013 (suite),
Après avoir manger rapido dans un restaurant nous voilà avec les locaux dans le bus. Les paysages sur le lac titicaca et ses pourtours sont magnifiques. Deux heures plus tard le bus arrive près d'un village au nos du lac et j'aperçoit une sorte de très grande barque plate, puis deux, puis trois qui naviguent d'un bord a l'autre du lac qui est ici un peu plus étroit (environs 500 mètres de large quand même). "P´tit ibou ! Réveilles toi ! Je crois qu'on va prendre une sorte de bac", "N'importe quoi !" Me répond elle. Et a y regarder de plus près on aperçoit finalement un bus entier sur une des barques prête a parte pour l'autre rive. Hallucinant ! Un bus sur une barque en bois ! Je demande au chauffeur si on doit rester dans le bus, il me dit que non. Je lui demande comment on fait alors pour passer de l'autre côté du lac, et l'imbécile me mime la brasse en rigolant ! Finalement on prendra un bateau taxi qui tanguera dangereusement tout au long du trajet. On retrouvera notre bus de l'autre côté.
L'arrivé a La Paz est assez spectaculaire. Cette capitale perchée a 4000 mètres d'altitude s'est développée dans une gigantesque vallée. Le fond de celle ci semble abriter le centre plus aisé, tandis que l'ensemble de la population s'est établie sur les flancs de la vallée qu'ils ont coloré en rouge de bas en haut avec leurs maisons non finies en parpaings rouges. Il n'y a tellement plus de place sur les flancs de cette vallée que les maisons débordent sur les hauts plateaux de El Alto. L'arrivé a La Paz se fait dans un boulevard a la périphérie du centre. On ne sait pas du tout ou on est. Un vieux bonhomme me m'explique que pour 2 euros on peut aller dans le centre en taxi, trop cher. Il m'explique aussi vaguement qu'en 5 minutes tu peut atteindre une place dans le centre qui est visible sur notre carte. On décide donc d'aller a l'hôtel a pied. La route est longue avec nos sac mais c'est en descente. Mais c'est bien ça le problème. Il va falloir remonter après sur le flanc en face. Déjà épuisé on trouve le premier hôtel, la chambre est sombre mais l'hôtel est bien. Tant pis on a le temps et on sait qu'on va passer du temps a La Paz alors on continue les recherches. Deuxième hôtel c'est pire et les deux hôtel sont a 16 euros la nuit. On essaye un a 4 euros la nuit, la c'est vraiment le pire du pire, glauque et sans fenêtre. La recherche d'un hôtel pendant 1h30 dans les rues pentues de La Paz nous a littéralement sciée. La capitale est comme toute les capitales, bruyante et polluée, mais relativement propre. Un petit tour de nuit plus tard a la recherche d'un restaurant indien dans les dédales de rue sombre de la ville, on finira par se faire un restaurant chinois avec des cuistos a l'allure mafieuse.
Rentré à l'hôtel complètement essoufflé a cause de l'altitude, on s'écroule.
Lundi 25 novembre 2013,
Aujourd'hui on va enfin tenter d'avoir notre nouveau faux sac north face ! Après quelques indications sur les endroits ou nous serions susceptibles de dégoter notre magot on file dans la calme Llampu, Chef lieu de la contrefaçon. On se retrouve dans une rue pleine de petite cahute bleue en fer ou on vend de tout, surtout des jeans, mais pas de sacs. Après 1h de recherche on finit par trouver quelque magasin de faux sacs north face font un qui nous plait bien mais qui est cher. Nous on le veut moins cher alors on négocie, on négocie, mais sans succés. A force de recherche on finit par trouver LE sac parfait. Un faux sac qui est vraiment cher pour un faux. On négocie encore et encore mais celui ci est encore plus cher qu'ailleurs mais c'est le seul comme ça. On abandonne dépiter des prix des contrefaçons. Sur la route on trouve un restau' cubain. Que de bonheur la bouffe cubaine, on sent là, qu'on a hâte d'être a Cuba. Après mure concertation on se décide de prendre le fameux sac. On négocie pendant près de 40 minutes sans relâche, on montre a la vendeuse tous les "micro" détails du sac, elle est semble t-il prête a lâcher un peu plus sur le prix mais on a atteint son minimum a elle. Elle n'est que vendeuse et elle nous explique clairement qu'après elle va se faire taper sur les doigts si elle le vend trop bas. Tant pis ça reste toujours cher mais on a sacrément cassé le prix. J'explique au Bibou qu'une ascension d'un glacier du coin me ferait vraiment plaisir, et cette tête brûlée accepte. Malgré le défis et la peur que cela représente pour elle, sa volonté reste plus fort. On trouve donc une agence au hasard qui nous explique le trek en 3 jours pour atteindre le sommet. Ça fait peur ! Besoin de botte spéciale, de crampon, de piolet de corde, de l'alpinisme a l'état pure mais soit disant pour débutant. On va réfléchir ! Pour l'instant on prend un tour pour le lendemain pour visiter les ruines de tiwanaku a 60 km de La Paz. Son explication sur l'ascension du huayana potosi laisse alizée perplexe. Elle doute de ses capacités et du fait qu'on ne soit pas bien équipé. A l'entré de l'hôtel, on recroise un des français de l'hôtel qui nous salut et par malchance il heurte des tiges en fer qu'un mec sortait de son atelier. On rentre a l'hôtel lire des info sur cette ascension sur le web et pas mal de blog expliquant que c'est vraiment physique et qu'il est dure de lutter contre le mal des montagnes si on l'a. Le fait que l'agence ne nous prête pas de pantalon et de vestes adéquates rebute le Bibou. Je demande alors qu'elle est la meilleure agence pour cette expérience, c'est le huayana potosi tour. On ira donc voir ça demain après le tour aux ruines. On voit le français dans le hall la main pleine de sang. Le temps que sa femme le soigne on discute un peu. Eux voyage en famille avec leurs enfant de 6 et 14 ans. Gros chalenge pour l'école des enfants, ils voyagent plus lentement mais tout aussi agréablement semble t-il. L'ambiance dans l'hôtel le soir est cool, y a plain de monde dans le bar. Le problème est que l'ambiance est un peu trop cool. Tant qu'il y a des gens pour s'amuser la musique reste bloqué a fond et ce, jusqu'à deux heure du matin ce soir là. Alizée est vraiment mal est a besoin de repos. L'altitude se joue d'elle depuis déjà 5 jours. Il est tard et demain on part a 9h, je ne veut pas revivre une nuit de plus comme ça alors j'entreprend de faire nos deux sacs.
Mardi 26 novembre 2013,
Fatigué de cette nuit agitée on dépose les sacs au dépôt de l'hôtel et on grimpe dans le minibus qui est venu nous chercher a l'hôtel. Je ne m'attarde pas a raconter cette journée car au moment ou j'écris on a environs 15 jours de retard sur ce carnet de voyage et je dois rattraper ce retard sur un trajet de trente heures de bus, mais ça c'est encore une autre aventure. Oui donc ! Cette journée de visite des ruines était un peu ennuyeuse, et le guide un peu lent et peu intéressant. Ces ruines sont les vestiges d'un temple (a moitié reconstruit) d'une civilisation très avancée ayant été décimé par les incas. Enfin c'est quand même cool de s'intéresser un peu a la culture du pays. Le drapeau culturel de la Bolivie avec ces 49 carreaux au 7 couleurs différentes par exemple ! Eh bin ça représente les 7 niveaux d'élévation spirituel. Toujours le fameux chiffres 7 pour cette civilisation la. Et 7 x 7 = 49 niveaux spirituel. Voilà vous savez tout. Passionnant non !? A oui chez les incas c'est seulement 3 niveaux spirituels. Oualala qu'est ce que je vais pouvoir en étaler devant les copains dit donc ! Bref une journée passionnante. Retour a La Paz, on file a l'agence Huayana Potosi Tour. La fille nous explique vraiment bien le trek de trois jours. L'agence a ses propres refuges et nous prête même des vêtements. C'est 5 euros de plus que l'autre cette agence semble plus sûre que la première. La fille nous dit assez acclimater mais nous dis d'aller nous tester sur le mont cha'llapamapa qui culmine a 5473 mètres. Un bus nous y monte et en 30 minutes de marche on y est. Cela paraît être un bon test avant d'entreprendre le huayana potosi. On paye donc le tour pour une bouché de pain. Si le test est concluant on book le trek pour le huayana Potosi pour le lendemain. Surtout qu'on est déjà acclimaté et après le tour dans la jungle on ne le sera plus après. Les conditions météos sont la, on va tenter. L'agence nous a proposé l'hôtel MUNZUNGU ou on passera la nuit après avoir trimbalé nos sacs d'un flanc a l'autre de la vallée. L'hôtel de routard parfait. On se fera aussi un test de la meilleure pizzeria de La Paz et oh merci ! Enfin de la bonne bouffe. On y reviendra d'ailleurs 4 fois.
Mercredi 27 Novembre 2013,
Petit déjeuner sur le toit de l'hôtel avec vue sur tout La Paz. Cette hôtel est vraiment beaucoup mieux que bacoo hostel. On file au point de rendez vous pour prendre le minibus. On y fait la rencontre de plusieurs personnes dont Tom (un British vraiment sympa) et de deux chinois muets qui écrivent tous sur une pancarte. Tom vient aussi tester ses facultés physique et respiratoire a une si haute altitude avant de se décider a faire le huayana potosi. Après 2h de route dans des paysages magnifique dont quelques vues sur une ancienne vallée glaciaire ou des lagunes ocres et vertes s'éparpillent un peu partout, le glacier du huayana potosi et une vu plongeante sur la vallée de La Paz et la cité de El Alto. Arrivés au laboratoire des maladies issues de l'altitude on commence la marche. La pente est raide mais facile, les poumons sont prêt mais endure énormément a cette altitude de plus de 5300 mètres. Le pire est de s'arrêter. Tu as la tête qui tourne d'un seul coup. Alors autant continuer. Les deux chinois derrière nous sont a la traine et endure réellement la marche. Eux c'est sûr, ils n'iront pas au huayana potosi. Finalement on s'en sort très bien jusqu'au sommet ou la vue est encore plus belle a 360 degrés. C'est pour ce genre de moment la qu'il et important d'aller voir ailleurs que chez soit. C'est toujours dans ces moments la qu'on ne regrette pas d'être parti faire ce voyage. J'ai même fait une surprise au Bibou en emmenant secrètement tous les bébés. Alors on les prends en photos tous ensemble. Et on redescend au van. Le van redescend vraiment vite en altitude et je commence a avoir mal a la tête. Alizée elle est au top ! Il est prévu d'aller voir la vallée du la luna. C'est une sorte de canyon issu du fruit de l'érosion causée par l'eau et le vent. On se croirait dans un décors de western avec ces pics de boues qui s'élance de toute part vers le ciel. Sur le chemin du retour se tient la dernière réflexion sur l'issue des trois prochains jours. Alizée a décidé que l'on ferait l'ascension du glacier du huayana potosi (6088 m). Une expérience unique nous attend !
On file booker le trekking, et les doutes commencent a s'installer sur le retour. On file acheter de bonne chaussette au ibou et des gants en laine. Demain est un grand jour il faut qu'on dorme, mais avant Pizzaaaaaaaaa !
Jeudi 28 novembre 2013,
On laisse tout se qui est inutile dans le bolso de mano a l'hôtel et on part a l'agence avec nos gros sacs qu'on laissera au premier refuge privé de l'agence. On retrouve Tom et les deux chinois. Alors la c'est une surprise, vu comme ils ont galèrés, on aurait jamais penser qu'ils s'inscriraient. Mais le chinois qui s'avère être japonais est plus que tenace, et ça on ne le savait pas encore. C'est bête et méchant (et drôle) mais alizée est rassurée de savoir qu'elle ne sera pas dernière. Deux autres français sont de la partie, Benjamin et Lucie, vraiment sympa ces deux là, débutant tout comme nous, on s'entraidera tous ! Et c'est aussi cool pour le moral des troupes de pouvoir avoir des compatriotes a qui parler EN FRANÇAIS durant la bataille. Alizée est fin prête, tous les éléments sont la pour réussir. On découvre que nos deux compères ne sont pas du tout équipé. C'est drôle a voir et heureusement pour eux l'agence leur fournis tous le nécessaire et du bon matos en plus. La vue du piolet et des crampons qu'on nous fournis nous rappellent dans quelle galère on s'est fourré. J'entreprend la discussion avec les chinois sur leur tablette (comme celle quand on était petit ou tu écris avec un crayon spécial et en raclant ça s'efface). Ils sont peut être muet mais ils entreprennent un voyage d'un an et demi, incroyable ! Il y a aussi Carlos le militaire vénézuélien qui parle a toute vitesse, musclé comme un bœuf, il ira sûrement au sommet lui. On est neuf en tout.
Le refuge est au bord d'une retenue d'eau laiteuse. On s'installe avec benjamin et Lucie dans le dortoir et durant le déjeuner on constate qu'il pleut dehors, qu'il grêle même. La journée d'entraînement sur glacier risque d'être forte sympa. Fort heureusement le ciel se dégage Et malheureusement on remarque que j'ai oublié mon sac au dépôt. Le guide me dis que c'est un gros problème. Je crains vraiment que tout ne s'arrête a ce moment la mais on finit par me dire que cent pas grave. Après tous c'est ma tête le chef me dit le patron. Nous voilà partie avec 10 kg chacun sur le dos environs. Tous le monde est en habit, voir même trop habillé. Nous on était déjà équipé comme pour aller au sommet. Après 10 minute de marche a longer une grosse canalisation a flanc de montagne voilà qu'on se déshabille. La marche n'est pas compliqué mais ces 45 premières minutes de marche nous mettent en jambe pour demain. On fait tous très alpiniste avec nos piolets accrochés au sac. On arrive finalement devant le glacier. On s'équipe de nos grosses bottes auxquelles on accroche les crampons et nous voilà partie a grimper sur une petite pente du glacier a presque 45 degrés. La marche n'est pas très aisée au début mais mon Bibou et moi s'y faisons très vite et ce, malgré le crampon défaillant d'alizée. On aura même le droit a un petit cour d'escalade sur glace avec deux piolet dans chaque mains. J'ai trop kiffé ce type de grimpe. A mon retour j'en ferai une semaine a l'UCPA su je peux. Alizée s'est d'ailleurs débrouillée comme une chef pour la grimpe sur glace. Le guide nous dis qu'il n'y aura pas besoin de faire ça pendant l'ascension, c'est ce qu'on verra. Retour au gîte, tous fier de nous autour d'un bon repas et au lit. La nuit fut bonne mais difficile car dure de respirer a une altitude d'environs 5000 mètres.
Vendredi 29 Novembre 2013,
Lucie ne participe pas a l'expédition, tout comme la copine du chinois. Seul benjamin et le reste tentent l'aventure. Petit déjeuner a 8h, préparation du matériel a emmener, puis on tue le temps autour d'un mate. Départ a 13h. Le chef m'a trouvé un casque. On se met en petit groupe de quatre avec Benjamin et Lucie et on grimpe, on grimpe, on grimpe. Lucie donne le pas et alizée ferme la marche. Le rythme est bon, la troupe aussi. Le sac d'alizée pèse un peu. Je lui prend son piolet et son manteau, le guide lui a pris ses bottes au gîte. La pente devient de plus en plus raide mais on avance. Les guides sont sympas est nous attendent. Ils parlent un peu beaucoup de cocaïne ces rigolos. C'est a se demander si nos guide ne sont pas des cocaïnomanes ?! La dernière partie de la ballade ne plait pas au Bibou qui commence a râler. Ça commence a être légèrement de l'escalade puisqu'il faut y mètre les mains. Le sac ne facilite pas la grimpe. On finit par arriver au deuxième refuge en 4h de marche. On est déjà très haut et le paysage est splendide. Une mer de nuage envahit peu a peu les vallées alentours pendant que le soleil donne une couleur orangées aux nuages. Le refuge est une simple cabane en bois avec quelques matelas a l'intérieur, assez pour manger et dormir. Celui ci est 120 mètres au dessus du refuge ou la plupart des gens dorment. Ça sera déjà ça de moins a monter dans... 6h ! On se couche donc vers 19h, car on se réveillera a 23h30 pour partir a 00h30. Le sommet doit être atteint avant 6h30 car après la neige fond et la descente devient glissante. On dort donc peu et j'ai de plus en plus mal au crâne avec l'inactivité combinée a l'altitude.
Samedi 30 novembre 2013,
23h30 le réveil sonne. Dure de s'activer. On a à peine réussi a dormir 1h et on se prépare assez vite. On enfile toute nos couches car la haut il fera peut être -15 degrés d'après le guide. On mange peu et on boit beaucoup. On sort dehors, on enfile les crampons et on prend le piolet a la main. Le guide s'appelle Rocky. Plutôt sympa au début mais il impose vite un rythme trop rapide pour alizée qui fait de son mieux pour suivre. On est tous encordé a deux avec lui je lui dis donc de freiner une fois, deux fois, trois fois, je le freine même avec la corde. Tous les autres sont derrière mais lui accélère toujours. On l'oblige a rester derrière un autre groupe qu'il s'empresse de doubler 200 mètres plus loin. Alizée peine un peu mais me dis qu'elle kiffe. Elle est vaillante et je sais qu'elle donnera tout se qu'elle peut. L'orage gronde au loin, jusque-là on ne voyait pas a plus de 10 mètres. Les flashs des éclairs nous permettent durant des demis seconde d'apprécier notre environnement. La glace que l'on fend avec nos crampons craque a chaque pas et on commence a peine a trouver un rythme a peu prêt synchrone. Le groupe de Tom qui est parti 30 minutes plus tard nous a déjà rattrapé et fait une pause plus haut. On les rejoints mais le guide nous dis de ne pas trop tarder car une sorte de brouillard de neige virevoltante se lève et au il n'est pas bon de téter la au risque de commencer a prendre froid. Le pente devient d'un seul coup beaucoup plus raide, tellement raide qu'elle en dépasse largement les 45 degrés. Obligé de sortir les piolets, je suis en plein kiffe. Je fais de l'alpinisme. Alizée elle est beaucoup moins a l'aise mais avance petit a petit. Je sens bien qu'elle a peur et que l'effort et intense. Je l'encourage et la tire quand je peux. Elle manque même de partir en arrière a un moment. Heureusement que mon piolet et planter et celui du guide aussi. Son crampon se détache. Le guide du dessous vient le lui remettre. C'est un mur de glace de 15 mettres que l'on vient de franchir dans ces conditions de m***e. Alizée demande une pause bien méritée. Elle me dis qu'elle a eu peur, et est presque ah bord des larmes, voir furieuse qu'on lui est menti sur le fait que cela serait plus facile. Elle se sent mal et d'un coup se met a vomir. Elle me dit que ça va, mais je préfère quand même qu'elle prenne une pilule contre le mal des montagnes. Cela ne fait ni chaud ni froid au guide qui par contre se les pèle et nous demande d'avancer. Quel con ! On continue d'avancer petits pas par petits pas. J'aide alizée en la tirant mais elle commence a faiblir. Je sens qu'elle a la volonté mais la fatigue se fait sentir. Jusqu'au mur s'était encore du plaisir mais ce plaisir se transforme en souffrance. Je l'encourage je la tire je veux l'emmener au sommet. Je regarde mon manteau et le sien. Nous sommes couvert de glace et même en marchant on commence a sérieusement a avoir froid. La petite bouteille dans la poche de mon manteau a gelée. Même moi qui est mis deux polaires de très bonne qualité, j'ai froid. Alizée n'a pas voulu mettre sa deuxième polaire lors de la dernière pause et semble greloter. Le guide nous fait signe de faire une pause et nous dit qu'on est très lent. Alizée demande combien de temps il reste, il nous dit 3 voir 4h de marche a ce rythme la. Elle semble perplexe. Le guide nous dis aussi qu'il reste un dernier mur de 200 mètres comme le précédent. Alizée grelotte et n'arrive plus a s'arrêter. Moi j'ai préféré agiter mes bras et mes jambes plutôt que de m'assoir. Alizée a envie d'aller la haut mais ce n'est plus un plaisir pour elle de marcher malgré le fait qu'elle savait que cela serait très dure. Benjamin qui est sur la cordé du chinois semble fatigué aussi mais a aussi peur pour son cœur avec son hypertension. Je ne souhaite pas l'emmener comme d'habitude dans toutes mes aventures d'escalades ect... Je sens qu'elle a peur mais qu'elle est déçue d'arrêter. Dilemme ! On ne sait pas vraiment se qui nous attend plus après et alizée décide de redescendre avec benjamin. Je suis fier d'elle, car je l'ai vu tout donner pour arriver jusqu'à 5900 mètres. Elle me dit de faire attention et je l'embrasse en pleurant. Je suis déçu car elle avait envie mais je ne voulait pas l'emmener dans pire que se qu'elle avait déjà passé et elle, ne voulait pas me privé du sommet. Car si une personne sur la cordé doit descendre alors toute la cordée redescend. Je continue donc avec un nouveau guide Celestino ( alias dent d'or ) et mon chinois japonais. Ce dernier est complètement amorphe. Il marche 15 pas très vite et s'arrête le corps avachi sur lui même comme un zombie. On dirait même des fois qu'il dort. Il tête 4 heures de marche et je me demande si on va arriver au sommet. Pour ma part tout va bien, mais ce chinois m'inquiète. On avance dans cette nuit sans lune. Les heures passe très vites. Je me met dans ma bulle et je suis cette cadence d'escargot. A chaque pause, mon chinois s'écroule comme une masse. C'est vraiment inquiétant. Le guide refuse de redescendre car il a promis au chinois le sommet. Oui mais on va pas le traîner quand même. Le guide me dis qu'on va aller seulement a 6000 mètres pile puis redescendre. Dommage mais c'est ainsi ! Il faut maintenant expliquer au chinois muet ( et sourd ou malentendant) la situation. Je commence a graver des phrases en anglais dans la glace sur le sol avec mon piolet. Il finit par comprendre et on le relève. Le jour commence a se lever, il est 5h. Je lève les yeux et m'aperçoit que le pic du huayana potosi est juste la. 5 minutes avant j'allais dire au guide que j'arrêtais. Cela me donne de l'espoir, il faut que le chinois tiennent le coup. Le chemin est plus raide et le chinois tangue dangereusement. On voit au loin les lumière des différentes cordées qui monte a la queu leu leu. Il reste 1h30 de marche pour faire les dernier 100 mètres de déniveler. Dans la monter, le chinois s'écroule vers l'amont ( heureusement pas vers l'aval sinon il nous aurait emporter dans sa chute ). Le guide et moi plantons les piolets et enroulons les cordes autours pour plus de sécurité durant cette pause d'urgence. Je ne veut pas m'arrêter si prêt du but, je propose au guide de prendre le sac du chinois. On finit par le partager. Je lui prend son trépied et ses deux litres d'eau. On laisse le sac du chinois ( takashi de son vrai nom) dans la neige et on redémarre. 50 mètres plus loin, takashi s'écroule a nouveau et nous demande de redescendre. Je demande ou est le 6000. Le guide me dit 50 mètres plus moins. Takashi se relève. Il marche avec sa démarche de zombie dans ce chemin de plus en plus raide et étroit. On passe le rocher. On y est... Ah non ! 6000 c'est 10 mètres plus haut ! Fausse joie, le chinois est désespéré. Une force de la nature se chintok. Il se relève et Vamos. Un mur de glace s'offre a nous. Obligation d'y aller au piolet pour monter. Je commence aussi a fatigué. Cela fait 6h30 qu'on marche mais maintenant il fait jour. 6000 mètres ! Nous y voilà. C'est beau, c'est magnifique, mais c'est aussi vertigineux. On est sur une corniche, assis sur une petite congére de neige avec 50 a 100 mètre de vide de chaque côté. Je demande au guide combien de temps faut il pour faire la crête. 30 minutes. Surprise, takashi nous demande d'y aller. Ouf ! On entreprend la marche sur la corniche. Takashi semble avoir retrouver des forces et ne tangue plus. En même temps y a intérêt vu le vide environnant. Je suis pas du genre a avoir le vertige mais la ça fiche sacrément les chocotes. Je voulais du frissons je suis servis. Psychologiquement, je suis presque a bout et je me remet a pleurer. Plus on s'approche du sommet plus je pleure, moins j'y vois, et plus c'est dangereux. Je me ressaisi. Il reste 30 mètres avant le sommet. L'arrivé au sommet se fait en pleurant. Je pleure de joie, de tristesse, d'épuisement, ici tout est beau. J'aurais aimé qu'alizée voit ça de ses propres yeux, j'aurais aimer qu'elle soir là avec moi. Le sommet est une petite plateforme de neige de 4 mètres carrés bordée de précipice. Je m'écroule. On a 5 minutes pour profiter nous dis le guide. Alors je regarde ! je regarde tout ce que je peux, comme si il fallait engranger le plus de détail possible. Je contemple cette mer de nuage qui s'étend a perte de vue sur le bassin amazonien. Je contemple la cime des monts enneigés de la cordillère royale qui flottent sur cette mer de nuage d'un côté et le mont ilimani (7000 mètres) de l'autre qui me fait un clin d'œil. L'ouest est une vue différente de l'Est. La cordillère retient tout les nuages a l'Est et les paysages de l'ouest restent découverts. Cette terre nue qu'on aperçoit a perte d'horizon est toute aussi belle. Malgré les quelques centaines de kilomètres qui me sépare du lac titicaca, j'en perçois les pourtours au loin. Quelques panoramas, et une photo de moi, le guide nous demande d'y aller. Le soleil tape vraiment fort a 6088 mètres et la neige fond à vue d'œil. C'est justement a ce moment la que le chinois me demande son trépied. Je lui dis qu'on descend, il insiste, quel con ! Le guide est sidéré mais rigole. Et voilà qu'il installe son trépied pour se prendre devant le paysage, de face, de dos, allongé, en mode chinese moment. On lui dis que c'est plus possible et on descend. La descente est tout aussi vertigineuse que la monté sur cette crête de 200 mètres ou il b´y parfois pas la place de mètre deux pieds côte a cote. La neige devient mole et mieux vaut bien planter les crampons et se retenir avec le piolet. Je suis le premier de la file, takashi le second, et le guide est dernier. Malgré ma vitesse des plus lente, takashi nous refait le coup du zombie. Il n'avance pas ! Le guide est prêt a parer la chute de takashi, moi pas. Normal il est derrière et ça commence a me faire peur cette histoire. On fini par terminer cette crête infernale, et on se retrouve en vas du pic. La pause est mérité, takashi s'écroule comme une gazelle qu'on abat. Il m'écrit sur sa planche "less fast, I'm tired !". Ça je le vois bien que t'es fatigué mais moi aussi et le guide aussi. Alors tu m'as fais le coup de la tortue a l'allée, eh bien je vais te faire le coup du lièvre au retour moi. Il est pas méchant ce chinois, il est juste un peu lent. Je suis le toujours le premier de la cordée et je marche vite. Je sens que je tire même le chinois qui lutte derrière pour rester debout. Il semble même dans les vap' mais le guide me dit de continuer comme ça. Étant le premier, je peux prendre plein de photos et de panoramas de cette mer de nuage, de toute cette neige et ces crevasses qui m'entourent. On doit parfois sauter au dessus de sorte de petite crevasses profondes d'une quinzaine de mètre. Le guide nous dis d'ailleurs de ne pas traîner par ici. De jour, le paysage est complètement différent. Je ne reconnaît rien. Je me demande même si on est bien passé par là a l'aller. Le fameux mur de glace qu'alizée a fait est relativement corsé a descendre et le chinois galère comme pas possible. La réputation du chinois est faite. Il veut sans cesse s'arrêter pour prendre des photos. Le guide refuse, on a trop de retard. Il lui prend son appareil et mitraille a sa place. Mais le chinois et malin. Durant un moment d'écroulement, il nous sort un second appareil photo, abusé ! Le guide prend un malin plaisir a photographier tous les moment de faiblesse de takashi, et moi je prend un malin plaisir a photographier la scène. On ne voit décidément jamais le bout de la décente et je recommence a fatiguer. 7h de monter pour 2h30 de descente jusqu'au second refuge. J'espère qu'alizée a réussi a descendre sans encombre ? Je camp est enfin en vue, et alizée et la copine de mon chinois nous attendent. Je prends alizée dans mes bras et les nerfs lâchent. Je me mets a pleurer. Cette expédition fut mentalement la plus éprouvante de ma vie. Alizée m'explique que la descente a aussi été réellement dure pour elle, surtout de nuit. Les guides ne voulait pas qu'elle reste pour m'attendre mais je suis content qu'elle soit restée. Elle a fait les sacs. Vingt minutes plus tard on recharge les sacs de 10 kg sur nos dos et on mettra 1h30 de plus pour redescendre au premier camps de base sans les crampons cette fois. Le plus dure dans cette expédition fut les 15 dernières marches a monter !
Retour sous les applaudissements de la troupe. On est tous content que ça soit fini. On raconte au prochain groupe qui monte nos péripéties, je sais pas si s'était une bonne idée au final. Mieux vaut ne pas savoir se qui t'attend avant de monter.
Retour a La Paz, il est 15h la journée a été très longue. on donne rendez vous a tout le monde devant l'agence a 19h pour se faire une pizza après.
Retour a l'hôtel, la douce est salvatrice après trois jours de crasse et de sueur. La chambre qu'on avait réservée a été loué. On demande une autre chambre et pour se faire pardonner, l'hôtel doit nous offrir le coût du gardiennage du sac pendant trois jours ! A la base on voulait qu'il nous offre une bouteille de coca fraîche mais Rien !
On passera la soirée avec nos amies français, Tom et sa copine avec qui j'ai beaucoup parlé anglais. On se dis tous au revoir, et on se promet de faire le mont blanc ensemble au retour de nos voyages.
Dimanche 1 décembre 2013,
Super grasse mat' bien méritée après notre ascension. On est encore assez fatigué malgré un sommeil de plomb. On se réveille toi
De même a 9h car le check out est a 11h. Petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel avec toujours cette belle vue sur un la Paz ensoleillé. Comme a l'accoutumé, le Bibou skype kiki, et pour une fois j'en profite pour skyper ma sœurette qui eux sont rentré du Népal depuis un moment maintenant. A prendre trop de temps on doit sortir toute les affaires de la chambre, les sacs a moitié fais car le réceptionniste ne veut pas qu'on déborde sur l'heure du Check out. Quel idiot ! Je manque pas de lui rapeler après que c'est totalement sa faute si notre réservation a merdé a notre retour du huayana potosi et on part dans dire au revoir. On doit filer a l'hôtel Naira où mes parents doivent arriver de leur séjour en Bolivie de deux semaines. L'hôtel n'est pas dans nos habitudes, belle finition (a première vue), groom. On a pas la dégaine des clients habituels je pense alors je l'empressement d'expliquer que mes parents arrivent et qu'il payeront la note. A 30 euros l'hôtel c'est relativement cher pour nous. Finalement l'hôtel a quand même ces défauts comme les murs lavés uniquement a hauteur d'homme laissant la partie haute grisée par la poussière. Enfin ça reste super luxueux pour nous. Il est 14h et on a très faim et papa maman ne sont toujours pas là. Alizée a soudain un pressentiment. Ils sont là ! On se penche a la fenêtre et effectivement mon père sort d'un minivan. Il a une barde d'eau moins 6 jours et ressemble au parfait touriste, pantalon de marche, chapeau, t-shirt technique, et chaussure de marche. Idem pour la madre. On s'empresse de courir en bas pour les acceuillir. On les emmène a leur chambre puis on sort en ville faire des achats (gant, hamac...). Ils n'ont plus le sens des affaires ces deux la, alors on leur montre mais c'est sans succès ces fois ci. On regarde des agences pour dévaler la fameuse route de la mort en VTT mais cela semble faire un peu peur aux dames. On ne fera donc pas. Tans pis, on ne peut pas tout faire et le VTT est une activité dangereuse en voyage. On se fait un bon restau' et on rentre a l'hôtel. On leur propose d'aller chez lidye a coroïco en bus local comme on fait d'habitude, mais maman semble plus a même de commander les services d'un chauffeur privé.
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