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dimanche 5 janvier 2014

Tena et la Jungle équatorienne

Jungle de Tena

Jungle de Tena

Tena




Vendredi 1 novembre 2013,


Il est 8h15, le réveil sonne alors que j'avais dis a alizée que je le mettais a 8h45. Cette petite demi heure fut une vulgaire et bête erreur. Mon envie de toujours me levé trop tôt et ce petit mensonge fit sortir mon Bibou de ses gonds ! Celle ci se lève d'un coup énervée plus que jamais, et commence a faire son sac en me disant "Bah allez on y va ! Tu fais quoi la !? On y va !". Je réalise mon erreur et on fait nos sac prend nos douches, les tensions sont toujours la. Alizée a mal au ventre, se recouche un peu, et moi j'essaye de tout faire pour me faire pardonner. On ne sait pas a quel heure partent les bus. Je file seul a la gare routière, note les horaires y en a un qui part dans 40 minutes et l'autre dans 2 heures. Je retrouve mon Bibou plus detendu, et qui n'est pourtant pas bien, décide de prendre le premier bus. On a 15 minutes pour finir les sacs et courir au terminal. Après une course effreinée dans les rues une femme semble rappeler le bus pour qu'il vienne nous chercher. Sympa les équatorien ! C'est pas en France qu'on ferait ça. On est bien dans le bus, un peu de regret de ne pas rester plus longtemps a baños, mais la jungle nous attend. Coincé dans un bouchon a la sorti de la ville a cause d'une course de vélo sur la route, on a faim et je sors dehors chercher a manger. Arrivé au bout du bouchon, toute les voitures se remettent a démarrer et tout le monde court dans tous les sens pour remonter en voiture. La pour le coup je sprinte jusqu'au bus de peur qu'il ne parte sans moi ! A peine remonté dedans que je retrouve Alizée debout. Dedans ayant toute nos affaire a la main prête a sortir du bus ce je n'étais pas revenu. Sacré Bibou !
Le trajet de 4 heures nous permettra de découvrir le changement de végétation en s'enfonçant de plus en plus vers l'Amazonie. Cette végétation déjà luxuriante a Baños se densifie et surtout la taille des feuilles quadruples. Les fougères géantes font d'ailleurs leur première apparition .
L'arrivé a Tena se fait sous une forte pluie au goute chaude. L'hôtel Limoncacha qu'on a vu dans le guide est a 300 mètres. Je pars en t-shirt en repérage tandis qu'alizee garde les sacs au sec. Pour le coup on aurait vraiment du prendre un taxi car de un, j'ai pas trouvé l'hôtel, et de deux, une pluie diluvienne m'a trempé de la tête au pied pendant toute mes recherches. On fini par prendre un taxi, l'hôtel est niquel, on s'y pose, pour ressortir illico chercher un trip dans la jungle pour demain avec une agence avant quelles ne ferment. La première est naze, la deuxième est absolument géniale quoique cher, 60$/personnes/jours si on a deux personnes de plus avec nous. Rando, pyrogues et campement en tente dans la jungle, c'est parfait ! Le mec nous laisse une heure pour nous décider. J'aborde les quelques touriste dans la rue pour savoir si ils sont intéressés, mais rien ni personne ne veut. On fini par trouver une agence (ou Emmanuelle qui parle francais) qui nous propose un seul jour pour 40 $/pers/jour. On craque, ça a l'air pas mal même si c'est qu'une seule journée dans la jungle. De toute façon on a pas le choix ! On verra bien demain...
On mange a notre restaurant favori ici "Supper pollo", encore du poulet !

Samedi 2 novembre 2013,

On se lève vite fait et on prépare le premier petit déjeuner qui on l'espère sera le petit déjeuner quotidien dorénavant: salade de fruit acheté la veiller jus d'orange pressé ! Car il faut dire que ici les fruits valent vraiment la peine de se faire un tel petit déjeuner comme ça tous les matins.

On file a l'agence pour 8h30. Emmanuelle et notre guide Juan nous attendent. On embarque et 40 minutes plus tard on commence a s'enfoncer nos bottes aux pieds vers la jungle a partir d'un village. La végétation n'est pas encore luxuriante comme on l'imaginait mais Juan explique vraiment plein de chose en anglais ( que je traduis a alizée qui comprends maintenant presque tout a force d'entendre parler anglais) sur les plantes qui nous entourent. 2 heures de marche plus tard, le couvert végétal qu'offre les arbres assombrit cette forêt qui se fait de plus en plus luxuriante et humide. On est d'ailleurs complètement en nage. Juan participe grandement a l'émerveillement de cette forêt par ses explications. Juan nous fait des peintures sur le visage avec un fruit et une couronne en feuille.  La découverte de lieux sacrés comme une grotte ou on pratique le rituel de l'hayayusca sont vraiment sympas. A un détour du chemin Juan casse les cosses a la base d'une feuille et nous verse son contenu dans la main, des minuscules fourmis et larves. Il nous fait signe ne lécher notre main et croquer les fourmis. On se regarde avec alizée, on rigole, et on lui demande si il déconne. Apparemment pas, alors on mange le tout ! Croustillant, mais appétissant ! Ça a le goût pétillant et acide des tête brûlé qu'on suçait quand on était jeune. Dingue ! On continue, et plus loin Juan nous stoppe net. Sur l'écorce sombre d'un arbre au milieu du chemin, un serpent tout aussi sombre attend. Juan part en éclaireur.  On est pas rassuré mais c'est le seul chemin alors on passe fissa a 1 mètres de l'arbre chacun notre tour. On observera la tête du reptile d'un mettre de long tout de même. Pas commode mais pas venimeux nous dit  Juan ( on a quand même pris la pompe anti-venin dans le sac ! Les vieux paranos, mais on sait jamais). On fini par voir un gros toucan dans les arbres et on s'arrête manger et se baigner dans la rivière.
Après un repas copieux, alizée nous fait une des chutes les plus lentes du monde, les fesses dans la rivière en essayant de la traverser. 15 minutes plus tard, une demi chute dans la boue du chemin qui m'accule tout son legging de boue. Le retour est étouffant dans cette humidité mais vraiment intéressant. Ce fut vraiment une bonne journée, et l'agence nous propose de faire la même chose ailleurs le lendemain si il n'est pas possible de faire du rafting.

Rentré à l'hôtel on croise deux vieux de 60 ans bien éméchés mais sympa qui nous offre l'apéro. D'autres canadiens se joignent a nous, et tous ce petit monde file au restau. L'agence viendra avant chercher l'argent de la sortie du lendemain le soir et nous annonce qu'on ira une nouvelle fois dans la jungle voir (une fois de plus) des cascades. Les deux vieux se joindront a nous,
nous permettant de négocier un peu le prix de la sortie.

Dimanche 3 novembre 2013,

On prend un taxi avec les deux français pour l'agence. Cependant les lunettes de Bernadette sont cassées et celle ci se trimbale un coton des plus hideux sur le coin de l'œil. 9h, on retrouve Juan notre guide, et on embarque dans la camionnette pour 30 minutes de bus sa travers la ville et jusqu'à un lodge dans la forêt. Pour cette fois ci c'est le ibou qui se colle a la traduction. Bernadette fait aussi la traduction pour son mari, car aucun des deux ne parle anglais donc aujourd'hui on se remet a l'espagnol. Le parcours se fait les pieds dans l'eau d'un ruisseau qui serpente dans ce dédale de forêt luxuriante qui s'élève haut au dessus de nos têtes. On a même le droit a un peu de via ferata. Nos deux vieux s'en sortent pas mal. On a quand même le droit a une chute de Bernadette après un passage a la corde. On verra 3 ou 4 cascades magnifique de plusieurs mètres de haut. L'endroit et magnifique avec la lumière du soleil qui transperce le feuillage au dessus de nos têtes. On se baignera dans la dernière cascade sous la tête du diable qu'on imagine a travers les forme de la roche sculptée par l'eau de la cascade. Jacques, alias "George" pour Alizée, fume sa clope ( Quelle idée de fumer une clope dans un tel lieu !). On repart pour une dernière monté de 20 minutes des plus raide. Soudain, Juan nous stoppe net dans notre progression et nous explique que tapis dans le creux d'une racine, un serpent attend ! L'animal est sur le sentier et Juan prend notre appareil photo pour le shooter. On passe ensuite un par un dans les buissons hors du sentier pour contourner la bête a sang froid. Étant le dernier de la file, je demande si je peux m'approcher pour faire un face a face avec le serpent. C'est pas tout les jours qu'on peut faire ça. Juan acquiesce de la tête et me dit d'aller doucement. 3 mètres... 2 mètres... Je ne vois toujours rien et Alizée me dis de faire attention...1 mètre... Mon cœur bat la chamade, et je cherche du regarde sous la racine ce fichu serpent qui me glace le sang. Son camouflage vert clair et noir se dissimule parfaitement bien dans son environnement. Je vois son œil blanc et sa tête triangulaire posée, il semble endormis. Juan me dira qu'il faisait environs 1 mètre et que plus ils sont petits, plus ils sont dangereux. Ne sachant pas comment tuer seulement avec leur crocs ( comme les boas ), ils diffusent tous leur venin en une seul morsure te paralysant presque instantanément. Alizée est déçue elle aussi aurait voulu le voir de prêt mais a cru que s'était une blague me fit qu'on est le droit de s'approcher. On en verra sûrement d'autre en Bolivie. Pour le moment, j'ai du mal a me calmer et mon cœur bat toujours a tout rompre durant les 15 minutes suivantes. Sur la monté, on entrevoit des fruits a 3 ou 4 mètres de haut. Juan dis que c'est mur et comestible. Je veux les goûter. J'entreprends de monter a l'arbre en m'agrippant a une liane pour en décrocher le fruit. Manque de chance il n'est pas mur, effort vain, on repart bredouille. On finit par arrivé en haut de la butte et la descente s'amorce. Notre George ne blague plus, il a le pied qui gonfle dans sa botte et a hâte d'arrivé tandis que nous deux prenons un temps fou a tout regarder et a tout photographier. Ma question a Juan sur le fait de pouvoir faire Tarzan avec les grosses lianes des arbres lui fait décider de nous faire essayer. Et voilà que mon Bibou attrape la liane a deux mains et se balance au dessus du chemin en pente. Ses pieds sont a 2 mètres au dessus du sol, ses mains s'agrippe et elle crie la donzelle. Le retour au tronc va être fracassant ! Même pas... Elle se pose comme une fleur et tout sourire d'avoir fait Jane. Je ferais Tarzan deux fois moi aussi.
Juan m'a fait un casse tête avec des feuilles que je réussirai jamais a résoudre. Il me demande d'aller chercher un fruit de l'arbre à cacao en grimpant. On découvrira que lorsque le fruit n'est pas mur, la gelée blanche qui entoure les graines de cacao a l'intérieur du fruit est délicieuse et très sucrée. C'est au lodge du départ qu'on mangera. Alizée avait précisé a Juan qu'elle voulait manger dans des feuilles comme les "kikizizitounu" de la forêt. Génial ce guide, il y a pensé !
La ferme a cacao étant fermée le dimanche le programme se complique. On aura simplement droit a la visite d'un pont pas loin, tant pis. De toute façon on est lessivé !

Ces vieux nous gonfle un peu et on a envie de manger seul. Manque de chance, on les retrouve dans la cuisine et impossible de se défiler. On mange avec eux et le discours tourne a la politique qui n'est pas notre sujet favoris. On déteste parler de ça, car on ne sait pas ! On le lui dis, et il continue avec ses idées de gauche. On est polie, sa femme voit qu'il nous saoule, on en repart très énervé de ces insultes envers la droite et de son partie de gauche qui a tout fait, et dont on en a rien a faire... Bref une soirée de me*** !

Lundi 4 Novembre 2013,

Réveil tardif, enfin une grâce mat'. Toutefois celle ci est interrompue par alizée qui a cru que l'agence pour les Galápagos nous avait appelé sur skype. Ne pouvant plus dormir on en voit un mail a l'agence qui nous renvoie un mail nous disant que les vols Quito-Galápagos n'ont pas augmenté et qu'il reste de la place pour les cinq jours. OUF ! On s'empresse de payé. C y est c'est sur, dans deux jours on file 800 km vers l'ouest vers cette destination apparemment unique au monde.

Pour l'heure, on est encore le matin est on a rien de prévu pour cette après-midi. On mange a l'hôtel, je recroise cet idiot de politicien vieillard au gros pied, je suis cordiale, mais ne lui adresse pas un mot de plus. Il a compris il file dans sa chambre. Il en ressort pendant le petit déjeuner et alizée lui parle, pas moi. Manque de chance je suis rancunier et n'ai pas la capacité de ma belle a masquer mes émotions.
Il y a un parc sur une île dans la ville avec des animaux et des singes. Malheureusement celui ci est en construction et peu d'animaux sont présents. J'avais envie d'aller

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