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lundi 6 janvier 2014

Tupiza et ses décors de Far West

Death Canyon

Porte de la mort

Death Canyon



Samedi 21 décembre 2013,

La nuit de bus depuis Tarija fut effectivement courte et comme d'habitude agrémentée des pleures de tous ces mioches qui polluent notre sommeil.
3 heures du matin, on sort du bus et on est plutôt rassuré de voir qu'on va attendre dans un vrai terminal et pas dehors. On se pose sur un banc libre, et on bloque nos sacs dessous. Le terminal n'est pas très grand mais tous les bancs sont occupés par des locaux qui font comme nous. Ils dorment la en attendant que la ville se réveille dès que le soleil l'aura décidé. L'horloge en face de nous affiche 14 degrés. Rebelotte, voilà qu'on remet trois pul chacun. Mais en restant statique on finit par se les cailler, alors je finis par mettre alizée dans son duvets, et je m'en roule les jambe de mon draps de soie. On doit dormir chacun 1h en attendant 6 heure du matin. Je prends le premier tour de garde, qui finalement durera 2 heures. De toute façon je ne peux pas dormir dans un tel froid et sur un banc aussi dure. J'ai une semaine de retard sur l'écriture de nos aventures alors je rédige sur mon icône jusqu'à m'en faire des crampes aux pouces. Je dors un peu et nous voilà partis a la recherche d'un hôtel avec une pluie qui commence a devenir de plus en plus forte. Deux hôtels plus tard, tous sont trop chèrs, mais l'un deux a une dépendance en ville sans wifi moins chère. Pour 8 euros a deux la nuit, c'est vrai qu'on abuse un peu, c'est rien en fin de compte mais avec 4 euros on peut manger ici, alors on reste en mode économie. Comme d'habitude on finit notre nuit a l'hôtel jusqu'à 10 heures. Ce rythme commence a tiré mais on n'aime pas glandouillé tant que l'un de nous n'est pas a bout ou qu'on est pas contraint d'attendre. On file chercher un tour. On veut explorer les canyons de cowboy a cheval et en savoir plus sur la légende de butch cassidy, fameux pillard de banque américain qui finit ses jours de cavale à Tupiza. Toutes les agences proposent le même prix pour le tour équestre. On demande par curiosité les prix des tours pour le salar de Uyuni depuis Tupiza. Toutes ces photos et ces explications sur le salar qu'Alizée attend depuis déjà deux ans lui met des millions d'étoile dans les yeux. La  femme de l'agence nous dit qu'un départ est possible demain avec déjà 2 autres personnes inscrites mais aussi après demain. Elle demande une réponse ce soir. C'est court pour ce décider car ici les tours sont chèrs, par rapport a veux d'uyuni qui seront un peu moins bien et plus court.

On part en bus avec un guide qui ne nous décoche pas un mot. Sympa ! De plus on a son pote qui a une tête de momie égyptienne édentée qui nous suit avec son style tecktonik et sa ceinture a la grosse boucle de ceinture tête de mort. Non vraiment ce mec fait rêver ! Les chevaux sont vraiment grands, et pas vraiment totalement prêt. Ce tour sent déjà mauvais. Apparemment alizée a le plus tranquille. Son cheval est nerveux comme pas possible et bouge sans arrêt. Le cheval du guide lui mort même l'arrière train et voilà qu'alizée part pour une belle ruade. Elle n'est pas vraiment rassurée et a même envie d'arrêter. C'est finalement un autre guide qui nous accompagne, plus sympa déjà. Mon cheval a moi est vraiment maigre et un peu lent. On se ballade dans un immense chenal plat de fond de canyon, et on serpente jusqu'à la puerta del diablo. Une sorte de brèche dans une strate verticale. Le guide nous stoppe plus loin dans un canyon digne des plus grand western. On finit alizée et moi en marchant et grimpant dans ce canyon devenu très étroit jusqu'à la cascade. Alizée aura ici une petite aventure des plus naturelles avec avec l'eau limpide et pure du ruisseau  ! Le temps vite a la grisaille au loin, il reste 3h de cheval encore et on a pas pris nos veste de pluie. On décide d'arrêter le tour qui ne nous plait guère et on repart a Tupiza sous la pluie pour une partie du retour.

On file au tout petit marcher acheter de quoi cuisiner ce soir dans la cuisine puis on retourne a l'hôtel. On est indécis sur le fait le partir au salar depuis Tupiza. On pèse le pour et le contre mais rien ne vient. Il est 18h50 et l'agence ferme dans 10 minutes. Il faut qu'on en sache plus, alors on court a l'agence. Les explications de l'agence mettent encore une fois de plus des étoiles par milliers dans les yeux d'alizée. On pose énormément de question et on négocie ferme le prix. On économisera 15 euros, le type grimace un peu mais sans nous la voiture ne part pas pleine. Le tour reste cher, mais alizée en rêve, elle semble vraiment emballé et je lui avait promis un anniversaire et un noel dans un hôtel de sel. Cela est possible en partant demain avec cette agence. Ok c'est parti ! Je file retiré dans la rue la somme et on ressort de l'agence tout content. Demain 8h on part faire ce salar tant attendu depuis deux ans. Quelques doutes sur notre petite folies viennent mais rien n'entache notre joie. Les yeux d'alizée brillent, cela me suffit pour savoir qu'on a bien fait. Un noel sans sapin, n'est pas un noel ! Je fais donc un caprice pour aller dans une boutique de Noël que j'avais repéré. Le sapin en plastique est petit mais mignon, et les décorations sont trop chou comme dit alizée. 3,5 euros le tout, on ne va pas se privée d'avoir un sapin sous lequel on pourra mettre nos cadeaux dans l'hôtel de sel.

Comme a son habitude alizée nous fera sa fameuse paella a la Sire comme on l'aime avec le dulce de leche (sorte de crème fraîche liquide) qu'on a mis une heure a trouver. A quand de la vrai crème fraîche française bon dieu !?

On fait les sacs, et on se couche tôt car demain, on part rêver !Les photos de Tupiza

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