Mardi 5 novembre 2013,
Ce matin on commence notre périple pour les Galápagos avec pour première étape Quito. Les sacs chargés sur les épaules, on a 15 minutes pour rejoindre le terminal de bus a pied, on est large... Pas tant que ça. Il reste deux minutes de marche et le bus doit partir ( et ici les bus partent toujours a l'heure). Pas le temps de marcher, je cours les 500 derniers mètres et dis a Alizée de se dépêcher. Arrivé à la gare un gars cris "Quito ! Quito ! Quito !" Le bus est déjà dans les starting blocs, je crie en levant les bras. C'est je serais dedans. Oui mais Alizée... ? Le mec me dis de vite monter dans le bus. "Ma chica ? Ma chica ?". J'émets retourne et je la vois, transpirante et essoufflée comme jamais. C'est qu'elle court le 500 mètres avec 19 kg sur le dos la donzelle ! Elle m'a collé au train.
5 heures plus tard, on est a Quito. Le taxi reviens trop cher pour aller dans le centre. Et a 25 centime de dollars le bus, on va le tenter. Alizée est bloquée dans son siège avec son sac et plusieurs personnes m'indique que c'est le bon bus... Ah non, l'autre me dis qu'il faut changer. Mon espagnol n'est pas vraiment efficace dans ce genre de situation, et ma traductrice est carrément bloqué dans son siège, sac collé au dos, avec une grosse bonne femme qui bouche le sortie. Finalement un étudiant équatorien parlant le français mais surtout l'anglais m'aide et jackpot on arrive pas trop loin de l'hôtel Casa Bambu ou l'on avait été la première fois.
Avant les Galápagos, on doit refaire le plein de sous au cas ou. Une bonne partie de galère commence a tourner dans la ville pendant une heure et a batailler avec les distributeurs de billets qui n'accepte pas les visas. On essayera 4 banques différentes sans succès avec la visa. Heureusement qu'on a la cirrus avec nous pour nous sortir de ce pétrin.
On file au supermercado acheter de quoi se faire une bonne paella a la sire que ma douce me concoctera ce soir amoureusement. Soudain, alors que l'heure de fermeture du magasin est encore loin, le rideau de fer s'abaisse. On sort dehors et dans l'abris bus, entièrement recouvert de vitres, les gens se poussent, se bousculent en tous sens. Ils ouvrent les portent de force pour sortir sur les voies. Un des fuyards manque même de se faire écraser par un bus sous nos yeux après avoir sauter une palissade. Situation perturbante que l'on regarde sans comprendre quel est le moteur de cette agitation jusqu'à se que l'on voit une vitre, puis deux éclater en mile morceaux. Une petites bandes de vandales étaient en train de jeter des pierres dans l'abris bus et sur les gens. Mieux vaut partir... Malgré la curiosité d'alizee qui ne cesse de se retourner en quête d'infos croustillante a se mettre sous la dent.
Le vol de demain nécessite d'imprimer le booking flight. Impossible de le faire depuis l'hôtel. Il est 21h, Alizée reste a l'hôtel faire la popote du soir et je pars en quête d'une imprimerie. 10 longues minutes, et 4 quadras plus tard, je finie par en trouver une. Sur le chemin du retour je m'attarde dans une boutique de fruit dont les multiple odeurs de mangue et de banane m'avaient interpelé a l'aller. La bonne femme a beau parler, il est difficile de la comprendre. Elle aurait pu parler dans n'importe quel langue, ça aurait été la même histoire.
Je rentre, bayant de cette quête interminable, et je retrouve Alizée qui me saute dans les bras en me disant que j'étais partis trop longtemps et qu'elle s'était fait un sang d'encre pas possible. Après manger on retrouvera les lits douillets de la casa bambu ainsi que... Leurs puces.
Mercredi 6 novembre 2013,
Aujourd'hui, c'est le grand jour, on part au Galápagos. Mais pour l'instant, le réveil affiche 4h30 du matin et on doit s'activer pour prendre le taxi qui nous attend 1 heure plus tard. Après une bonne douche gelée et la découverte des boutons de puces sur le corps d'alizés, on file a l'aéroport avec le taxi pour 1h de route.
On fait la première file d'attente pour payer une taxe de 10 dollars pour aller aux Galápagos. Deuxième file d'attente, on enregistre les bagages quand l'hôtesse nous annonce que Alizée n'est pas enregistrée sur le vol. Panique a bord, je vois Mon bibou qui se décompose littéralement. Il reste 45 minutes avant le décollage... No stress ! Je file voir au comptoir LAN et leur explique la situation qu'ils règlent rapidement. Pendant se temps le ibou garde les bagages et zieute 20 mètres plus loin la moindre expression négative sur mon visage. On fini par enregistrer ses bagages aussi quand on s'aperçoit que la sécurité a coller un autocollant "inspection" sur mon sac... Aïe ! Les coquillages ramassés a Canoa sont dans mon sac et il est formellement interdit d'en ramener au Galápagos. Je stresse !
Il fait très nuageux en dessous de nous et on ne verra pas les 800 km de Pacifique qui séparent le continent des Galápagos. L'avion fini par passer sous les nuages et on aperçoit les eaux bleues ciel et cristallines autour de l'île. On descend, on descend, on descend encore jusqu'à s'apercevoir que la végétation buissonnante de l'île est complément sèche. Déception ! Nous qui rêvions de paysage paradisiaque, nous aurait on vendu du rêve ? On verra bien par la suite. Descente de l'avion, poste de contrôle passé, la douane nous demande d'ouvrir la petite poche plastique contenant l'attrape rêve d'Alizée. Après quelques minutes d'inspection de l'objet, la femme nous dis qu'en raison de vulgaire petite poisse verte sur le pourtour en bois de l'attrape rêve cela n'est pas possible de faire passer cela sur L'île. Cela pourrait être porteur de graine ou de germe parasite pour l'écosystème. Ils ont pas fouillé l'autre sac mais justement celui la. Alizée est dégoûtée, si elle avait su elle l'aurait mis dans le grand sac. Depuis le temps qu'on le trimbale soigneusement dans une poche a part. Les grands sacs qui sont d'ailleurs arrivés à bon port !
Le guide nous retrouve et on file a l'hôtel rencontrer les 16 participants et voir notre chambre ou un énorme lion de mer (en mousse) nous attend sur le lit. Après avoir choisi notre matériel de plongé (snokerling), on file monte dans une mini embarcation en se demandant si le bateau pour tout le séjour sera celui ci. Heureusement que non un autre bateau plus gros nous attend dans le port. 45 minutes plus tard, on se retrouve au pied d'un énorme rocher (de cendre durcie) de 40 mètres de haut situé a 300 mètres des côtes. Une énorme brèche de 15 mètres de large sépare l'ensemble. Le guide nous explique qu'on va la traverser a la nage parmis les requins qui ont élu domicile ici, on est pas rassuré. Il fait vraiment pas beau et c'est dure de se mettre a l'eau. A peine sauté dans l'eau, on aperçoit 5 minutes plus tard, un requin , puis deux, puis trois dans cette eau sans fond. Ils font tous a peu près deux mètres et sont a 4 ou 5 mètres de nous. Moi qui aime l'apnée et descendre profond, je m'en abstiendrais cette fois. Une tortue passe tout prêt de nous. Notre première tortue. On continue la nage a travers cette brèche et on mitraille de photo sous l'eau notre premier gros poisson. On aura même pu observer une tortue mangeait les algues et se faire balloter par le roulis incessant près des parois rocheuse de la falaise. Le snokerling ne dure de 30 minutes, un peu court mais bon on est heureux de cette première plonger. Les repas durant ce séjour seront vraiment léger. Nous qui nous étions habitués a engouffrer des quantité de riz et de pâtes pour trois dollars. Autant dire que ce séjour au galapagos a été synonyme de famine, mais on est pas venu ici pour manger de toute façon.
Mercredi 7 novembre 2013,
Levé 7h, un peu tôt pour des vacance a mais le programme semble sympa snokerling et visite des grottes aux pirates. Une fouille des sacs se fera entre chaque île. A chaque fois je stresserai pour les coquillages. On embarque pour 2 heures de bateaux pour l'île suivante. Les vagues de 1 mètres de haut font parfois décoller le bateau et le choc de la coque sur le dos de la vague suivante nous empêche de dormir, et ce, pendant deux heures. Notre chinois préféré est d'ailleurs bien brassé. Poli comme il est, il attend patiemment que ça se passe... ou bien le moment de nous présenter l'état de son petit déjeuner. J'en ai pas vraiment envi et demande au personne a l'arrière d'échanger avec lui.
Le port est vraiment beau, et aujourd'hui un superbe ciel bleu trône au dessus de nos têtes a notre plus grand plaisir. On a pas vu le beau temps depuis le début de notre trip. On embarque dans un petit bus en direction de l'intérieur des terres. Tout devient plus vert ici, et cela ressemble plus a l'idée qu'on se faisait des Galápagos. On marchera pendant trois heures dans une forêt jusqu'au sommet de l'île offrant un superbe point de vue. C'est ici que se cacher les premiers habitant de l'île. Dans des grottes creusées dans la cendre durcie. On visitera même une zone ou des tortues géantes sont parquées dans un très vaste enclos. Rencontre inattendue qui ne cessera de nous émerveiller. La magie des Galápagos commence vraiment a opérer a travers nos yeux d'enfants voyageurs. Le guide nous expliquera que ces tortues peuvent vivre très longtemps sans eau et sans nourriture. C'est pourquoi les pirates les embarquaient sur les bateaux afin d'avoir de la nourriture fraîche. Cela aura d'ailleurs grandement participé a la diminution d'individus sur l'île.
Après manger, le bateau nous dépose dans une baie ou les lions de mer se dore la pillule sur le sable blanc des plage et ou l'eau est encore plus bleue que la veille. L'eau n'est pas si limpide que ça mais cela ne gâche en rien me plaisir d'observer a nouveau des tortues brouteuse d'algues et nos premières raies manta tapis sous le sable du fond de la baie. Soudain, alors que je suis seul a nager plus près de la plage dans cette eau remuante au dessus des récifs, un lion de mer me fonce dessus pour se stopper 2 mètres devant moi. Tout aussi surpris que lui, bref échange de regards, et il repart de plus belle dans la direction d'Alizée. Je lui crie qu'il arrive. Elle plonge, et je la voie faire un bon en arrière et ressortir de l'eau en rigolant de cette rencontre brève et intense avec notre premier lion de mer dans l'eau. On continuera scruter le fond de ce paradis aquatique main dans la main avant de remonter dans le bateau pour a nouveau deux heures de bateau. L'iles sur laquelle on dormira sera vraiment tranquille tout comme sa bourgade. Petite balade en amoureux sur la plage et on file se coucher dans notre premier (et sûrement dernier ) lit de 2 mètres de larges. Enfin une chambre sans défaut ! Ah si, l'eau de la douche est salée. Tant mieux ça donne un petit goût salée a mon plat du soir ;)
Vendredi 8 novembre 2013,
Départ a 6 heure du matin pour visiter le volcan Chico qui a le deuxième plus grand cratère au monde, soit 10 km de diamètre. On montera dans les nuages. On verra malheureusement le cratère sous cette brume nuageuse. On continue la randonnée sur le flanc du volcan. Le lieu devient irréel. Des coulées de lave partout, et même des tunnels de lave. On ressent vraiment la puissance de ce lieu, et on se dit qu'il n'est pas bon de traîner ici lors d'une éruption. La balade se poursuit entre les gouffres profonds qui sont ça et là accompagné du craquement de cette roche poreuse au reflet d'essence sous pied. Le final est spectaculaire avec une vue sur toute l'île et le champs de lave que se poursuit jusqu'au pied du flanc du volcan. On finit par remarqué qu'on est rouge écrevisse. On a eu la flemme de mettre de la crème sous ce soleil de plomb, vulgaire erreur pour la suite. C'est sur le retour qu'on découvrira l'immensité du cratère principale et ces 10 km de diamètre partiellement révélé. Ce paysage d'enfer nous laisse sans voie, on a vraiment beaucoup de chance de voir ça. Le retour sera long et rapide, peut être un peu trop pour Alizée dont les cuisses sont sûrement aussi chaudes que le magma de la chambre magmatique située 2 km sous nos pieds. On est vanné et il reste la lagune aux flamands roses a voir qui au final s'avèrera être une simple carrière réhabilitée avec quelques flamands roses. On est toujours aussi vanné et surtout cramé. Mon cou ne supporte plus le soleil. Le guide en remet une couche en nous annonçant qu'on ira faire du snokerling. On est au Galápagos alors en avant cela ne se refuse pas. Le spot de plongé est une petite baie entourée de mangrove verdoyante ou les pélicans viennent se poser. Rien de bien intéressant cette fois ci. Alizée me dit qu'elle rentre, je veux qu'elle reste, qu'elle en profite un peu plus quand soudain un lion de mer vient jouer avec nous. Il plonge, il virevolte, il saute hors de l'eau même. Je plonge et j'accélère sous l'eau. Voilà que le lion fait la course avec moi. Je fais de grandes pirouettes et il participe a cette grande ronde. L'instant et magique et mon bibou est tout aussi émerveillé de voir un tel ballet a travers les gros hublots de son masque. Le jeu durera 15 minutes.
On est pas mécontent d'être venu !
Nouvelle nuit dans le même hôtel. Notre bronzage agricole est vraiment génial, quoique assez douloureux.
Samedi 9 Novembre 2013,
Départ a 8h, enfin un réveil correct. On visitera dans la mâtiné une île de lave avec une foule d'iguanes de toute taille, mais aussi une sorte de brèche ou les requins de récifs viennent dormir la journée. Spectacle impressionnant de voir plus d'une vingtaine de petit requin dans cet espace étroit. On poursuivra la matinée avec a nouveau du snokerling proche des récifs. On a oublié nos serviette, il fait pas beau, on hésite a se mettre a l'eau. Mais on est qu'une fois au Galápagos alors on s'active. On vera une superbe raie Manta filer a toute vitesse au ras du fond. Alizée qui nageait seule dans un coin aura même la chance de croiser un requin a 1 mètre d'elle. Je peux vous dire qu'elle se souviendra de cette rencontre.
On filera ensuite vers une autre île a deux heures de bateau de l'actuelle. Le guide nous dit qu'on va faire une marche de 5 minutes jusqu'à la baie des tortues. Le chemin est interminable dans la forêt et 45 minutes plus tard, la délivrance. Une plage immense de sable blanc accompagnée de vagues ou ne cessent de rouler cette eau bleu ciel. La pour le coup, c'est comme ça qu'on imagine le Galápagos. Balade romantique les pieds dans l'eau les yeux perdu dans l'horizon a se dire qu'on est perdu au milieu du Pacifique. Le boue de la plage laissera apparaître une petite baie aux eaux calmes et chaude entourées de mangrove où tout le monde se baignera. On aura même la chance d'apercevoir les ailerons de petits requins a la surface de l'eau.
Revenus en ville on en profite pour se balader et acheter quelques souvenir. Alizée continue sa collection de magnette et on s'achète les écussons de l'équateurs et des Galápagos qu'on pourra coudre sur nos sacs de voyage. On essayera même d'acheter une tortue en verre pilé mais sans succès.
Dimanche 10 novembre 2013,
8h, c'est parti pour la visite d'un centre de réintroduction de tortue. Visite forte intéressante mais on était pas censée aller voir un tunnel de lave ce mon le planning de l'agence ? On manquera pas de leur dire et de l'écrire dans un forum si on peut. Y a toujours un hic dans les sorties en Amérique du Sud.
On file en taxi a l'aéroport. Le retour se passera sans encombre. Pas envie de revivre les histoires de l'aller. On s'achètera deux petites tortues en souvenir et vamos a Guayaquil.
Mon sac a t'il passé les scanner et la douane ? J'y ai caché des coquillages de Cuenca mais aussi quelque uns des Galápagos. Mon stresse exaspère Alizée. Voilà mon sac. Ouf ! On va pouvoir continuer notre périple.
Pas vraiment l'envie de rester dans cette grande ville y on a déjà visité, on file au terminal terrestre en taxi (3 $ pour 1km, la on s'est fait avoir). Le guide indique qu'un bus part a 20hpour Cuenca. Il est tout juste 15h30. On marche dans cet immense terminal de bus en espérant trouver un bus pour Cuenca plus tôt. Par chance, il y en a un qui part dans dans 20 minutes. On accepte, on va en avoir pour 5h de bus. On arrivera de nuit mais tant pis. Alizée est morte de faim et on est déjà dans le bus sans rien a manger. 3 heures plus tard la faim nous tenaille toujours et le défiler de vendeur de gâteau dans le bus devient insoutenable. On acheté jamais dans le bus de peur d'être malade mais la y en a un qui vend des énormes tranches d'ananas. Je craque. J'ai vraiment trop faim. Alizée tient le coup et refuse. Le premier croc dans mon ananas la fera vite changer d'avis tellement ceux ci sont juteux et goûteux en Equateur. Les bus du soir sont géniaux car la lumières du soir rend les paysages qui défile vraiment très beau. Je crois eu je me souviendrai toute ma vie de ce paysage d'altitude ou les crêtes plonge vers la vallée dans une mer de nuage surmonté d'un ciel rouge orangé. On se serait cru sur une carte postale, même pas besoin de Photoshop pour embellir cette vue magnifique.
Le chauffeur aura trouvé un moyen efficace pour que personne ne parle ni ne bouge. Il a mis un film d'horreur l'idiot. Je hais les films d'horreurs et Alizée n'est pas rassuré non plus, de voir Anton chasser ces pauvres alpinistes perdus.
Arrivé de nuit a Cuenca, on prendra un taxi pour l'hôtel la posada Del Rio. Hôtel pas mal de
Toute façon il est tard et y a une cuisine commune, c'est parfait.
On sort en ville chercher un bouiboui pour manger mais c'est dimanche, il est 21h30 et il n'y a rien. On fini par manger dans un restaurant qui me vendra une mini tranche de poulet au lieu du sandwich au poulet prévu. Je me coucherai me ventre vide et énervé de m'être fait plumé.
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