| Manchot de l'isla magdalena |
| Phare de l'isla magdalena |
| Dauphin du détroit de Magelan |
Mercredi 15 janvier 2014,
5h du matin, on est tiré de notre sommeil par le réveil du iphone. Ce qui est bien de se réveiller a cette heure ci, c'est qu'on a souvent finit un cycle de sommeil et on est au taquet dès qu'on ouvre les yeux. Les sacs sont prêts et le terminal est a 200 mètres. 1h30 plus tard, on termine notre nuit dans le bus. On en a pour 36 heures d'affilées alors autant dormir le plus possible pour que ça passe vite.
Frontière chilienne perdue au milieu des Andes patagoniennes. Dans la file d'attente, il y a ce mec d'une quinzaine d'année a peu prêt qui ne lâche pas alizée du regard. Il a une grande balafre qui le défiguré et il a parfaitement le profil du violeur. Alizée est un peu stressée par sa présence mais l'ignore. Il est avec toute sa famille qui apparemment a des problème de papier. Le père ne passera d'ailleurs pas la frontière, pour je ne sais qu'elle raison. La famille n'a pas l'air très nette. On dirait presque une famille gitan. Le jeune semble avoir un faible pour alizée et cela m'énerve. Je commence a le soutenir du regard et il semble vraiment s'en amuser. Tant que ça en reste là pas de soucis. 6 heures plus tard, on fait un arrêt dans un restaurant. On a amené de quoi se faire les sandwichs. Le temps de les faire le mec est là, planté a deux mètres de moi a me fixer avec son petit sourire supérieur. Il semble surtout pris de jalousie j'ai l'impression. Je commence a lui demander sèchement si il a un problème avec moi en espagnol. Voilà qu'il se tire a l'intérieur pour revenir un peu plus tard derrière moi faire des bruits de succion avec sa bouche. Il me cherche vraiment ce petit c** ! Je commence a râler pour lui demander se qu'il a le couteau a la main. Alizée me demande de me calmer et voilà qu'il commence a me faire des doigts d'honneur. Le plus dure en voyage et de garder son calme et penser avant tout a sa sécurité et a la poursuite de son voyage en un seul morceau. Le ton monte et les insultes fusent et heureusement il se tire. Le pire dans cette histoire est que la mère reste assise sans rien dire.
Une fois remonté dans le bus, il est là assis sur son accoudoir a nous regarder et même a nous faire des doigts d'honneur. Au final on en rigole ouvertement devant lui en lui répliquant les même insultes. Cette situation puérile devient de plus en plus drôle, loufoque, et dangereuse. Le mec semble réellement instable mentalement et je me demande vraiment ce qu'il attend. Cherche t-il vraiment a se que je lui colle mon poing dans la figure ou est ce simplement un jeu pour lui dont il ne tire pas les conséquences. On passe un long moment a ne plus le regarder, puis voilà qu'il se lève pour aller aux toilettes. Ceux ci sont sur notre passage et je le vois qui se rapproche de moi avec son petit sourire de con. Je sens qu'il va faire quelque chose et ça ne manque pas, il cherche a me taper la figure. La s'en est de trop ! Je me lève et lui donne un gros coup de point dans le dos. Il file dans les toilettes et je lis dans ses yeux que le jeu le dépasse et qu'il commence a avoir peur. 15 minutes plus tard il ressort des toilettes, et je l'attend au passage. Il n'ose pas me passer devant. Tant mieux si il commence a comprend. Je ne le ré frappe pas lorsqu'il repasse mais bête comme je suis, je ne peu m'empêcher de lui faire un croche patte. Deux heures plus tard voilà qu'il recommence son festival de doigts d'honneur. Ce n'est pas par la force que je le ferait arrêter mais plutôt en faisant comprendre a sa mère que s'en est trop. Elle a vite fait de le faire assoir et même de le mettre a l'autre bout du bus. Enfin la paix ! La nuit se passe s'en encombre mais je dors quand même le sac contre moi. On repasse la frontières pour rentrer a nouveau au Chili. Les deux espagnols devant nous acquiescent que le type était sérieusement atteint.
16h, le bus nous dépose dans la rue dans la ville de Punta Arenas. On file aux informations touristiques avec un espagnol vraiment sympa qui lui aussi cherche un camping pour la nuit. Il n'y en a pas dans le centre, et au finale les informations touristiques nous renseigne qu'il y en a un tout petit un peu plus loin que le centre a 20 minutes a pied. Je demande tout de même qu'on appelle l'auberge pour savoir si il y a de la place pour deux tentes. Ça ne sert a rien d'y aller si il n'y a pas de place de libre. Il y en a ! Ouf ! Car tous les hôtels ici sont hors de prix. On fait la route avec cet espagnol (dont on a jamais connu le nom) jusqu'à l'auberge. Enfin un espagnol (d'Espagne) que je comprend. J'en ai ras le bol de l'accent Chilien. Je ne les comprendrai jamais. Une fois la tente plantée dans une sorte d'arrière cours où une dizaine de tente s'entasse on aller ressortir pour réserver un tour a l'Isla Magelana. Il nous faut ce tour pour réaliser le rêve du ibou, voir des pingouins ! L'aubergiste nous explique qu'il n'y a que deux sociétés pour se rendre sur l'île et qu'il peut nous réserver des place pour demain matin. Soit, ça nous évite de ressortir, alors on prend. La sortie est vraiment chères mais voir une colonie de 600 manchots sur une île dans le détroit de Magellan, c'est pas tous les jours qu'on peut le faire, alors on hésite pas. L'hôtel est vraiment génial, il y a même une douche comme a la maison qui fonctionne avec de l'eau chaude. C'est bien la première fois qu'on voir ça dans une cuisine. Le gérant laisse le gaz des plaques de cuisson allumé de 17h a 22h. Bonjour l'économie de gaz ! On comprendra plus tard que les sous sols de patagonie sont remplis de gaz et donc que celui ci ne coûte rien ici. Pour dire, ils fait froid dehors mais les gens ici ont les fenêtres simple vitrage ouvertes avec les chauffages au gaz d'ouvert a fond. Voilà une mentalité difficile a comprendre pour nous européen. Le temps de ressortir au supermarché, de faire la popote et de papoter avec quelques français de l'auberge, et au dodo pour une énième nuit dans notre tente. On salut notre ami espagnol qui lui va tenter de rallier Ushuaia en stop demain matin. Nous on va encore devoir se lever tôt, mais tant pis, qu'est ce qu'on ne ferait pas pour un pingouin.
Jeudi 16 janvier 2014,
On est en avance debout sur le trottoir a attendre le collectivo numéro 15 comme l'aubergiste nous l'a indiqué. Les collectivos c'est comme des taxis mais cela fonctionne comme un bus, un itinéraire mais le chauffeurs peut prendre plusieurs personnes différentes dedans. Cela revient moins cher qu'un taxi alors on attend. Voilà 15 minutes qu'on attend et le numéro 15 ne passe pas. Il y en a beaucoup des collectivos mais pas le 15. On s'inquiète, on va finir par rater le départ du ferry. On est pas au bon endroit, et en lisant la carte, effectivement je m'aperçoit qu'on est pas au bon coin de rue pour chopper ce fichu 15. Alors on court, et on finit par sauter dans ce fichu collectivo qui a failli nous déposer au mauvais endroit. On est largement a l'heure au bout du compte et on embarque sur le ferry.
Il y a beaucoup de passager sur e ferry. On nous annonce deux heures de navigation jusqu'à l'île. Le port est vraiment superbe il y a même une épave échoué sur la plage de galets a côté des cargos qui on jeté l'encre ici.
On fait les idiots sur le pont durant la traverser. Voilà qu'alizée me lance "des dauphins ! Des dauphins !" J'éclate de rire a cette blague grotesque. Je me remballe vite fait quand j'aperçois finalement 5 a 8 dauphins qui font la course avec le bateau juste sous nos yeux. C'est merveilleux. Même si il n'y a pas de pingouin sur l'île le billet est largement rentabilisé par la vision de ses dauphins sauteurs. On reste tout exité un bon bout de temps jusqu'à apercevoir une petite colonie de pingouin qui flotte a la surface de l'eau. La magie du détroit continue d'opérer. L'île est en vue et l'unique bâtiment qu'est son phare nous fait signe de belle promesse. A peine débarqué qu'on peut observer des centaines de pingouins plus pacifiste les uns que les autres. On peut les regarder dans les yeux a a peine un mètre de distance derrière la cordelette nous rappelant la limite a ne pas franchir. L'appareil photo n'est plus un appareil photo. C'est une kalachtnikov numérique. On shoot du pingouin a tour de flash ! On avance le long du chemin comme les nombreux touristes débarqués avec nous pour observer tous ces manchots. Ils sont toujours par deux. Le mâle veille au grain et la mère et les petits sont tapis dans le terrier. Il y a aussi des centaines de mouettes qui vivent ici en parfaite harmonie avec les pingouins. L'ambiance est criarde avec toutes ces mouettes. On se croirait dans un port. On ne peut rester qu'une heure mais celle ci fut vraiment longue et on remonte sur le bateau un sourire au lèvre et des souvenirs plein la caboche.
Une fois revenu sur le continent on se tente d'aller faire un tour a 15 minutes a pied dans la zone franche où tout le matériel de camping est apparemment moins cher. Je veux soulager mon dos en achetant un matelas de sol gonflable. Manque de chance il n'y a rien et les prix ne sont pas si intéressants. On traine un peu dans la ville pour la visiter et atteindre encore une fois un point haut comme je les aime. On arrive même a trouver nos petits drapeau de pays a coudre sur nos gros sacs de voyage et note moment celui de Torres del Paine. On ne l'a pas encore fait mais on l'achète quand même. On prend un billet de bus pour Puerto Natales plus au nord. On va aller enfin faire ce trekking de 5 jours dont tout le monde parle tant. Ce parc qui est l'une des plus belles randonnées du pays. Cette randonnée qui s'est transformée en calvaire pour les espagnoles rencontrées a l'auberge a cause de la pluie et de la neige. On verra bien. On a pas le temps d'attendre une météo clémente alors on le fera avec ou sans la pluie. On sait qu'on devra repasser par Punta Arenas pour aller a Ushuaïa. Être entre les deux prochaines destinations n'est pas chose aisée pour une bonne logistique mais faire il et moins cher de faire d'abord l'aller retour avec Puerto Natales qu'avec Ushuaïa. Voilà pourquoi on prend un aller retour pour Puerto Natales bien moins cher que deux allers simples.
Un chilien rencontré dans un collectivo nous a mentionné que les denrée alimentaire étaient beaucoup plus chère a Puerto Natales qu'ici. On fera donc les courses avec bien du mal pour se décider se que l'on prend. On mettra nos tomates et avocats dans le Tupperware acheté a Pucon et on priera pour que le jambon tienne le coup jusqu'à la fin du trekking. En même temps il fait tellement froid dehors qu'on se dit que ça peut passer.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire