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jeudi 6 février 2014

Puerto Natales, et le parc Torres del Paine

Les Paines (aiguilles granitique) 

Plaines du sud du circuit W

Glacier Grey

Vendredi 17 Janvier 2014,

on part du camping avec nos sacs qui n'ont jamais pesé aussi lourd. Il y a un bidon de 6 litres d'eau dedans. Je pense que je porte 25 kilos en tout et alizé 20 kilos. Toutes cette nourritures a porter en plus est insupportable. On peine pour atteindre le terminal a pied.

5 heures plus tard on touche Puerto Natales et on s'empresse de prendre un ticket de bus pour aller jusqu'au parc demain matin. Le départ est a 7h30. On doit se lever deux heures avant a chaque fois. Sympa les vacances, mais en même temps on le fera avec plaisir car on préfère être ici que dans notre lit le matin en France a ne pas savoir quoi faire.

On remet notre lourd fardeaux sur notre dos et on marche lentement jusqu'au camping indiqué par l'aubergiste de Punta Arenas. L'auberge est un peu bringuebalante mais il y fait encore très chaud a cause des chauffages au gaz qui tournent a fond. L'aubergiste d'ici a laissé la réception a deux français de passage durant son absence. Ils nous indiquent qu'on peut dormir en tente dans l'arrière cour. Il y a de l'herbe mais celle ci n'a pas été coupé depuis des semaines et c'est plus un dépotoir qu'un terrain de camping. Le français ne tient pas a nous retenir et nous indique même où trouver un vrai camping dans la ville après nous avoir expliqué leur périple dans le parc Torres del Paine. Les sacs sont trop lourd alors on les laisse dans l'hôtel le temps d'aller checker l'autre camping pas très loin. Effectivement y a pas photo, ça c'est un vrai camping où on y passera finalement la nuit. Second tour au supermarché et organisation minutieuse des sacs pour n'emmener que le strict nécessaire. Heureusement on peut boire toute l'eau des rivières sans crainte dans le parc nous a t-on dit. Cela permet de ne pas se trimballer les 6 litres d'eaux. Je partirai avec environs 14 kilos et alizée en prendra environs 7. On laissera a l'hôtel tous ce dont on a pas besoin dans le sac d'alizée le temps du trekking.

Samedi 18 janvier 2014,

5h30 du matin, on se lève et on replis la tente a côté d'une bande de beauf qui sont ivres et vraiment agaçants.
On est a bloc ! On va faire Torres del Paine ce matin ! Nous voilà dans le bus qui file droit vers les reliefs enneigés au nord de Puerto Natales. 2h plus on prend un coup au poète feuille. 20 euros chacun l'entrée au parc qu'il aurait été facile de ne pas payer au final. On voit que les fameuses aiguilles granitiques qui font la renommé du parc sont sous les nuages. Impossible de savoir si il faut partir faire le trekking depuis ici, la laguna amarga, où depuis l'autre bout du W, c'est a dire de la Administracion. C'est quitte ou double nous dit le garde. Il y a tellement de vent en Patagonie que les sommets se couvrent et se découvrent de leur écharpe nuageuse  a longueur de journée. Aller on tente d'ici, on a trop envie de voir les Paines comme tout le monde les appelle. On pourrait commencer le trek par une marche de 1h30 par la route pour atteindre le premier camping mais il y a aussi ces navettes qui t'y emmène directement. On craque pour la navette. On monte rapidement la tente et on commence l'ascension avec un simple petit sac. Ca monte dure et la mise en jambe est assez violente. Il se met même a pleuvoir. Bref, des conditions assez décourageantes. On finit par trouver un rythme et atteindre la fin de la première plus grosse monté après 1h de marche. On croise les deux campings situés sur notre chemin où tous les gens montent leurs sac à dos plus gros qu'eux. Ils souffrent pas mal et on est bien content d'avoir laisser tous au camping du bas. La ballade est vraiment belle et traverse les sous bois. On aperçoit de plus en plus les sommets. Les nuages nous laissent même entrevoir notre premier glacier accroché aux flancs abruptes de la montagne. Ce n'est que 4 heures plus tard, après avoir lutter contre les rafales de poussières qui nous piquent les yeux, que loin voit devant nous se dresser majestueusement les aiguilles granitiques des Paines. Des pics qui se dressent sur 200 mètres de haut au dessus de nous, surplombant un petit glacier bleu a sa base et un lac glaciaire bleu a la base. Le spectacle est saisissant et on se sent vraiment tout petit devant tant d'immensité. On aimerait rester plus longtemps mais le vent est si fort  ici qu'il nous empêche d'ouvrir les yeux avec toute cette poussière qui virevolte en tout sens. Ce vent même qui nous empêche presque de tenir debout parfois. On a mal au yeux alors on décide de redescendre. On avait prévu de manger en haut mais il n'y a nul part où s'abriter vraiment du vent et il fait froid. On commence a redescendre dans ce pierrier. A chaque rafale on dot faire dos au vent pour ne pas prendre trop de poussière et de petit cailloux dans la figure, mais aussi pour réussir a rester debout. Une rafale, une deuxième, puis la troisième fut la pire. Une quantité monumentale de poussière s'abat sur nous et je perd alizée de vue qui n'était pourtant qu'à deux mètres de moi. Il y a tellement de vent que celui ci nous mitraille littéralement de petit gravier qui nous fouette de toute part. Le vent me fait trébucher et me projette en avant. J'ai a peine le temps de mettre mes mains devant mon visage que, par chance, je me retrouve plaqué contre un rocher. J'ai manqué de me fracasser la tête dessus. Alizée a réussi dans l'action a venir vers moi sans tombé. Son manteau trop court remonte et découvre le bas de son dos qui se fait marteler par les graviers projetés par le vent. Je l'entend gémir de douleur. Ça n'a duré que 3 secondes mais s'était suffisant. Dans la chute je me suis retourné l'ongle du pouce qui s'est cassé en deux. Par chance nous avons rien de cassé. Jamais je n'ai vu de vent aussi violent. Le mec derrière moi a quant a lui chuté le dos contre une pierre. Il ne sait pas si il va bien, mais on commence a vite comprendre qu'il doit avoir un tassement de vertèbre, en tout cas un problème avec sa colonne vertébrale. Il marche péniblement. Sa copine l'aide pas mal. Elle porte leurs deux sacs. Je préfère les aider a en porter un et je fais attention aussi au type car il fait bouger rapidement de ce couloir de vent. Une fois dans la forêt on descend a un rythme de tortue. Je ne veux pas les laisser pour l'instant cela pourrait être dangereux pour eux. Après une heure de descente a ce rythme là on les laisse redescendre seul et on trace jusqu'en bas. On arrivera en bas vers 19h30. Le retour aura été aussi long que la monté. On a les genoux en bouilli. On trouve d'ailleurs qu'on commence a avoir un sacré rythme en monté ! On a une pensé pour ce mec qui doit souffrir a toujours descendre et qui doit encore y être. Le pauvre ! Mais si on était entièrement resté avec lui on serait rentré a 22 heures sans exagérer. 

Encore une fois, on aura fait une journée de marche sans s'arrêter le midi pour manger. Pour une fois c'est une bonne chose car on a la salade de riz qu'on avait préparé la veille pour le midi encore intacte. Même pas besoin de sortir le réchaud.

On ne nous a toujours rien dit sur le fait de debout payer ce camping. Les autres ont un peut fanion accroché a leur tente mais pas nous. Je tente quand même d'utiliser la douche chaude du camping et alizée prend la suite. Le temps qu'elle prenne sa douche, les deux gérants du camping se pointent devant la tente et a la question "¿Cuento personnas ?" Je répond " ¡ dos... ! ". Eh zut ! J'aurais du dire "¡una!". Comme me l'a répété alizée "toi ! Tu n'feras pas voleur !". Quel idiot. Surtout qu'ils abusent sur le prix du camping. 6 euros par personne, c'est vraiment cher pour le Chili.

Dimanche 19 Janvier 2014,

Levé 7h du matin, que de bonheur d'avoir emmené un petit pot de Nutella. Oui oui oui ! C'est pas parce qu'on est en trekking qu'il fait se laisser aller. La tartine au Nutella le matin est une réelle institution ici ! On est parti pour la soir disant journée la plus facile du trekking. La carte nous présentait une parcours tranquille le long d'un lac bleu turquoise. Effectivement le lac est très grand, très bleu, mais le chemin... Horrible ! Pas des grandes montés, non ! Mais PLEINS de petites montés très raides. Il y a encore énormément de vent qui nous déstabilise sur les zones parfois abruptes. Il y a tellement de vent a la surface du lac qu'il y a des vagues et des petits rouleaux qui s'y forment. On voit même au loin des sorcières qui tournois sur elles mêmes. Cet endroit soumis toute l'année a l'action de ce vent brutal renferme une force mystérieuse qui règne sur la zone. Les monts qui s'élèvent a notre droite nous regardent. Ou plutôt ils essayent car ils ont tous la tête dans les nuages. On discerne tout de même la base des glaciers qui couvrent leurs chefs. On traverse quelques plages de gros galets sur les abords du lac où il est difficile de marcher. Nos sacs pèsent, et cela fait déjà 5 heures que l'on marche avant d'arriver au premier camping. Celui ci est payant et sa situation nous ferait perdre du temps sur le progression de demain. Alizée a les pieds qui fulminent. C'est tout bon ça ! C'est la marque des grands marcheurs. On se fait nos petits sandwichs avec les fameuses tomates fraîches et les avocats. On est peut être chargé en nourriture mais nous on mange bien au moins et cela se confirmera tous les soirs. On marchera les deux dernières heures avant d'arrivé au campamento italiano qui lui est gratuit. Ce soir pas de douche et utilisation de toilette rudimentaire qui ont le dont de lever le cœur du ibou. Il ne faut juste pas regarder au fond du trou, voilà tout ! Après avoir installé la tente, l'israélien a côté de nous nous signale une énorme branche morte au dessus de notre tente. Rien qu'à la secouer elle craque déjà. Il n'est pas bon de dormir là, alors voilà que je me trimbale avec la tente montée au dessus de la tête a la recherche d'un nouvel emplacement.

Il y a eu de grave incendie en 2011 dans le parc, il est donc interdit de faire du feux et même de brûler son papier toilette dans la nature. Tu dois le garder avec toi, sympa ! Ces restrictions t'obligét même a n'utiliser ton réchaud que dans une zone précise a l'abris dans cabane en bois. Alors tous le monde s'entasse dedans. Il n'y a plus de place, j'ai faim et cela m'énerve d'attendre. J'installe donc des pierres devant la cabane pour commencer a préparer a manger. On arrivera finalement après quelques minutes a s'installer a l'intérieur a l'abris du vent qui souffle sur notre réchaud. On a une casserole pour deux et on se fait une variante des pâtes a la sire. A côté, ils sont 7 sur une seule casserole, et ils se font une soupe pour le dinner. Et pas juste un bol chacun non ! Juste un petit verre. On comprend vite pourquoi ils lorgnent sur nos pâtes a la sire avec nos tomates, oignon, et avocats frais ! On dormira le ventre bien plein, eux non. On est vraiment content d'avoir acheté notre grand Tupperware, les aliments tiennent vraiment bien le coup dedans. En même temps il fait tellement froid toute la journée et surtout la nuit qu'ils ne risquent pas de mûrir très vite, déjà qu'on les a pas pris très mûrs exprès. Les 18 tranches de jambons tiennent d'ailleurs plutôt bien le coup dans leurs emballages.

On s'affaire a faire les sandwichs de demain pour se coucher tôt, car demain on se lève a 7h. C'est en faisant les sandwichs qu'on s'aperçoit que la seconde poche de tranche de pains est dans un sale état. Toutes les tranches sont en miette. Le pain ça sèche, la brioche non. Dorénavant on mangera donc des miettes pour le petit déjeuner et on gardera les tranches de brioche pour les sandwichs du midi. Le campamento italiano est le camp le plus haut de notre trekking où on dormira. Ce fut une nuit vraiment froide. Nos petites lattes de mousse ne nous ont pas du tout isolé du froid du sol en terre. Les températures ont sûrement dû être proche de zéro. Le duvet d'alizée aura atteint ses limites cette nuit là car même habillée de son legging et d'un haut chaud elle aura quand même eu froid. Mon duvet a moi aura quand a lui très bien fait son travail. Je n'aurais pas eu froid, seulement au dos a cause de la mauvaise isolation thermique au sol.

Lundi 20 Janvier 2014,

On aura réussi a se lever a 7h du matin comme prévu. Mais bon on aller pas se faire une grasse matinée ici vu le froid qui règne le matin dans la petite forêt où nous avons planté notre tente. On laisse la tente au camps et on part a vide pour l'ascension jusqu'au mirador britannico afin d'admirer la vallée des français. Enfin l'admirer ! Si les nuages veulent bien se lever. Il pluviote légèrement en partant.  On s'aperçoit vite que ce sont des flocons de neiges fondues qui tombent du ciel. L'entré de la vallée est quant a elle ensoleillé. Le temps et vraiment étrange et très changeant en Patagonie. Sortie de la forêt on peut voir un énorme glacier recouvert de roches au pied du Grande Torre. On perçoit bien la stratification dans cette glace bleutée. On voit même la caverne car laquelle le glacier évacue ses eaux de fontes. Ce glacier est dominé en contrehaut par un second glacier qui se tient au bord de la falaise et laisse parfois se détacher d'énormes blocs de glace qui se cassent et finissent en coulé d'avalanche sur le toit du glaciers plus en aval. Le spectacle est monumentesque et alizée se dit effrayer devant cette force de la nature qui s'offre a elle. Je la comprends mais c'est ça qui est beau en montagne. La montagne te rend humble. Tu ne peux lutter contre elle, tu fais avec. La pluie de neige s'intensifie mais on continue de monté. On passe devant une pancarte récapitulant les règles a tenir dans un campings. Il y a bien quelque branchage posé contre les arbres pour protège du vent mais cela ne peut pas être un camping tout de même. Et bien si, c'est le campamento britanico. Il y a la place de mettre deux tentes et vu le froid qui règne ici en journée il ne vaut mieux pas dormir ici la nuit a moins d'avoir un duvet allant jusqu'à - 20 degrés. On réalisera surtout que c'est le camping lors de la redescente puisque a l'allée la pancarte ne nous avait pas vraiment interpellé. Il neige comme pas possible. Il neige mais on a atteint le mirador. On est content mais on y reste pas car il neige trop, on a froid et les nuages bouchent la vue. La descente sera une nouvelle fois aussi longue que la montée. Alizée préfère aujourd'hui monter que descendre. Je suis fier d'elle. Je voudrais vraiment voir une de ces avalanches sinon entendait parfois depuis le campement. Je reviendrais au campement bredouille. On en aura bien entendu quelques unes depuis la forêt pendant la descente mais les arbres nous ont masqués la vue.

Il n'est que 15 heures lorsqu'on revient à la tente. Alizée n'est pas encore a bout et on part nous le second campement plus au sud. Il n'est qu'à 2h30 de marche. C'est sur ce trajet qu'on découvrira les dégâts occasionnés par les incendies de 2011. Les arbres sont encore debout mais sont soit morts et leurs troncs sont comme pétrifiés ou même calcinés. La végétation a cependant bien repris ses droits. Aucun grand arbre n'est réapparu mais les strates végétale inférieures sont déjà là. Moi qui m'attendait a un paysage de désolation, je trouve celui ci vraiment beau. Cela change du reste du parc.

On fatiguera un peu sur la fin du trajet  mais on parviendra au camping selon les 2h30 prévues en longeant a la fin les bords d'un nouveau lac encore plus bleu que le précédent dont le bleu était légèrement laiteux.

Ce camping la est payant mais on va tenter de ne payer que pour une seule personne cette fois. Alizée va seule acheter un billet a coller ensuite sur la tente comme preuve d'achat. Les gardes tournent dans le camping pour surveiller de temps en temps alors je dis a alizée d'aller faire un tour au minimarket le temps que j'installe seul la tente. Mauvaise idée ! Il y a un vent pas possible et il se met en plus a pleuvoir. Ah les joies du camping ! Afin de jouer le jeu jusqu'au bout pour qu'on ne vot pas que nous sommes deux dans la tente on y rentre et on en sort toujours a 5 minutes d'intervalle. Le truc marchera pour les deux nuits d'affiler, en rachetant tout de même un ticket pour le lendemain. Le soir, on se retrouve a une table uniquement de francophone a partager nos histoires de voyage comme on peut souvent le faire dans un tel voyage. Une nouvelle fois, tout le monde hallucine de bot nos tomates et nos avocats encore intactes. Eux mangeront une soupe infecte et ceux d'à côté ont acheté 5 kilogrammes de purée en poudre a mélanger a de l'eau, encore pire !

Il aura vraiment beaucoup plu cette nuit là, et alizée aura même cru que le vent aller plier notre tente. Une chance, le vent et la pluie me berce et  c'est en pleine tempête que je dors le mieux. On est quand même content d'avoir trouvé une bâche par terre au camps précédent que nous avons pris avec nous. J'aurais réussi a la fixer ingénieusement sur le toit de la tente et heureusement sinon nous aurions sûrement pris l'eau avec notre tente. Alizée est heureuse car ici il y a des douches et surtout il y a de l'eau chaude.

Mardi 21 janvier 2014,

Levé une nouvelle fois a 7h du matin, on petit déjeune les miettes de pain que l'on a, heureusement que le Nutella est la pour nous sauver de la sécheresse que provoque ce pain dans nos bouches. On part une nouvelle fois a vide. Certains randonneurs ne font que 5 heures de marche par jours mais préfèrent porter leurs énormes sac a dos et faire le W en 6 jours. Nous on préfère faire de grand aller retour en 8 heures de marche avec un petit sac a dos.

On commence la marche plein d'image en tête car ce matin on va voir notre premier glacier. Sur le chemin il y a ces deux types avec le zoom super puissant. On se moque d'eux car ils shootent comme des dingues. On se rapproche pour voir et on aperçoit dans le lac a 1 kilomètres plus loin des icebergs qui flottent. On s'exclame tous les deux d'un grand "Whoooaaaaaa !". On comprend maintenant la frénésie des deux paparazzis. On est en total admiration devant nos premiers icebergs du voyage et surtout alizée qui voit ses premiers icebergs. Ces gros glaçons flottant a la couleur bleue azur dérive lentement sous la contrainte de la houle. Il y en a d'ailleurs plusieurs petit dans les baies qui bordent le lac. Remis de nos émotions on se remet a marcher, et je ne peux m'empêcher de dire au prochain marcheur de regarder plus au loin afin d'entendre aussi leurs cries d'émerveillement. On arrive plus loin a un mirador et le voilà ! Il et gigantesque et s'étale de tout son long dans la vallée. On voit enfin notre premier glacier qui vient plonger dans le lac qu'on longe depuis déjà 3 heures durant. Il y a un vent de dingue et même couvert on commence a prendre froid. Cela suffit  pour alizée de le voir d'ici mais j'ai très envie de le voir de plus près. Après tout il n'y a plus qu'une heure de marche pour aller au second mirador. C'est parti ! 30 minutes plus tard, on nous dit plusieurs fois qu'il reste 1 heure de marche. Après c'est 4 jours de marche, nous sommes physiquement fatigués et l'étude de la pauvre carte que l'on a révèle qu'on verra ce glacier a plus de 2 kilomètres du front du glacier. Cela ne vaut pas vraiment le coup d'y aller, il y a encore le perito moraino a voir, on rebrousse chemin dépité de s'être rallongé le retour d'une heure de marche en plus. Sur le retour on croise ce français qui m'avait dis en rigolant "et c'est qui la mule ?!" Sur le fait qu'on avait emmené des produits frais. On avait pas trop apprécié et on a bien rigolé en le voyant porter son sac, ET celui de sa copine ! 

Un coca en guide de récompense ! Torres del Paine, on l'a fait ! 7 a 8 heures de marche par jours c'est pas rien tout de même. On est assis la dans le refuge a siroter notre coca qui vaut une fortune. On ne peut plus décoller de notre siège on a mal au jambe. Il faut quand même aller faire a manger avant que tôt le monde ne se rue dans l'espace cuisine du campement. Alizée est partante pour ne pas payer la nuit du tout cette fois ci. Je la convainc quand même de ne payer que pour une personne et on a bien fait car l'étiquette a coller sur la tente a changé de couleur. On passera encore une nuit pluvieuse par grand vent, toujours aussi heureux d'avoir gardé notre bâche trouvée la veille. Ce soir je teste le duvet d'alizée. Ça fait un moment que veut le tester dans des conditions limites. J'ai déjà testé les même conditions avec mon duvet hier soir, j'aurais donc un élément de comparaison. La conclusion est, que j'ai eu froid toute la nuit, et qu'alizée a eu trop chaud avec mon duvet.

Mercredi 22 Janvier 2014,

Encore un nouveau mois, passé a tes côtés. Nous sommes le 22, et je suis cette fois le premier a te le souhaiter. Je ne compte désormais plus les mois mais nos 8 années, bientôt 9, tous les deux me suffisent a savoir a quel point nous sommes forts ensemble. Je t'aime

On termine nos miettes de pain avec le fond du Nutella assis dehors a regarder l'immensité du lac bleu azur inondé de soleil. C'est le dernier jour. Nos muscles s'en réjouissent, pas nos têtes. Ce trekking nous a offert des paysages de rêves. De ceux que tu peux regarder des heures sans jamais t'en lasser. Il y a toutes ces personnes qui sont en rang d'oignon sur le ponton du ferry a le regarder lentement arrivé au loin. Leurs muscles eux sont heureux. Ils savent qu'ils n'ont plus qu'à traîner la carcasse de leur propriétaire sur le ferry et le tour sera joué. Les nôtres râlent un peu d'en avoir encore pour 5 heures de marche. Nos sacs sont plus légers maintenant qu'on a tout mangé et heureusement. La randonné commence par un monté des plus ardue nous mettant dans le bain d'entré de jeu.
On ne regrette finalement pas d'avoir choisit de rentrer a pied. Il y a peu de monde sur le sentier et on a cette impression que la nature nous appartient. Il y a ces champs d'herbes hautes et jaunes qui s'étendent a perte de vu devant nous et lorsque l'on se retourne nos deux compères nous disent en revoir. Ils sont là, tous deux dressés, le Cerro grande (alias le pic du diable) et inséparables frères Torres. Il fait chaud avec ce grand soleil, cela nous fait du bien après ce froid, mais a eux aussi puisqu'ils ont ôté leur écharpe nuageuse pour nous saluer. On passera un moment assis dans le champ, seul, a les admirer une dernière fois. On passera même une bonne heure a déjeuner notre salade faite la veille au soleil, et non au vent et dans le froid comme les jours précédents.

" ¡ L'administracion ! " c'est notre but mais il tarde a venir et on commence a se demander si le temps de marche est bien défini. On finit quand même par toucher au but avec deux heures d'avance sur l'horaire d'arriver du bus, alors on patiente a relater les faits de notre périple, fiers de nous. Il y a même un musée sur la géologie du coin, c'est parfait !

Partis a 18 heures, le bus nous dépose au Rodovario de Puerto Natales a 22h30. 2 heures de retard, on est ravi. Tous les randonneurs descendent du bus et s'empressent de filer vers le centre. Il n'y a qu'un seul camping dans la ville et tous ont forcément une tente alors nous aussi on leur emboîte le pas. On sait ou il est alors on marce a vive allure dans les rues. On suit un couple qui eux aussi marchent vite. Ils y vont eux aussi c'est sûr, il faut qu'on les dépassent sans être vu ! Impossible ils marchent trop vite. Voilà qu'ils s'arrêtent a un coin de rue. Ils semblent perdus, pas nous. Ils nous ont bien vu aussi et savent qu'on se rend aussi au camping. Afin de les berner je ne passe pas par le chemin habituel. J'aurais pas du, on s'est perdu. On perd du temps doivent déjà y être, quel idiot je fais ! On retrouve finalement le camping et on constate qu'ils ne sont pas là. Au final ils n'allaient même pas au camping. On s'est donc imaginé des concurrents qui n'en étaient pas faisant notre course seul dans les rues de Puerto Natales. On monte désormais la tente en moins de 10 minutes maintenant. Il est tard et même si c'est cher, on file au Burger du coin se faire un enooooooorme hamburger et une pizza bien méritée.

Heureusement pour nous l'officine de bus était fermée a notre descente du bus tout a l'heure car on aurait peut être été capable de partir demain matin pour Ushuaïa. C'est mieux ainsi, une grâce matinée s'impose.

Jeudi 23 janvier 2014,

Cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas pu dormir jusqu'à 11 heures de la matinée. Rien d'exceptionnelle dans cette journée et pourtant nous n'avons pas arrêté. Faire les courses, acheter les billets de bus, changer de l'argent, on doit encore cavaler dans toutes la ville pour faire tous ça. On apprend que notre bus est a 5 heures du matin pour aller a Ushuaïa. Nous sommes ravie de devoir se lever a 3h30, c'est a dire dans moins de 10 heures maintenant, pour prendre ce maudit bus. Il n'y a de toute façon que cet horaire ci donc on doit s'y plier. Par chance on aura réussi a ne pas perdre le prix du billet de retour qu'on avait pris a Punta Arenas pensant qu'on ne pourrait pas aller directement a Ushuaïa depuis Puerto Natales. Alizée parlent sur skype et je l'attend pour aller changer de l'argent, et d'autres choses. Je ne veux pas arriver en Argentine sans Pesos Argentin en main comme lors de l'entrée au Chili ou nous avion failli rester bloqué dans une ville sans sous pour se payer une nuit. Je la presse, je retire de l'argent, un peu trop finalement car je change 50 euros, quand alizée ne voulait en changer que 10. Je l'avoue je me suis peut être un peu emballé de changer autant car j'ai perdu 8 euros en en changeant autant. Alizée n'est pas très fière de moi et rentrons en froid. Elle est malade et je lui dis de rester au chaud afin que je puisse courir plus vite dans les rues a la recherche de nouveaux couverts en plastiques ( qui nous ont lâché, désolé maman ) et d'un coiffeur. Me voilà en train de courir dans toute la ville a la recherche de couverts de camping avant que les magasins ne ferment, c'est a dire dans 10 minutes. Chose faite, je cours toujours dans les rues, cette fois ci pour trouver un coiffeur. Je passe un agréable moment a discuter espagnole de coiffure dans un salon et j'en ressort avec, comme d'habitude, une coupe trop courte qu'alizée affectionne toujours autant.

Il faut encore faire a manger. La journée de repos est finalement très fatigante. On rencontrera deux français assez roots mais sympa a qui on refilera nos entrés au parc Torres del Paine. Celles ci n'étant pas nominatives, cela leur fait une économie de 45 euros. Personne n'a jamais fait ça pour nous, mais peut être qu'un jour cela nous reviendra comme nous l'assure ces deux là. On en doute mais on verra.


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