Lundi 3 Février 2014,
On est rodé maintenant. On replis nos affaires en de temps trois mouvements. L'odeur alléchante d'une pâtisserie nous stoppe sur notre route pour le terminal. Le temps de craquer pour des croissants au Dulce de Leche et nous voilà dans le premier bus pour El Calafate où nous devrions trouver un bus pour Rio Gallegos partant 1 heure plus tard. Cela devient une habitude, mais finir nos nuits dans les bus n'est plus si dérangeant.
Par chance, une fois arrivé a El Calafate, il y a un bus direct pour Puerto Madryn. Cela est plus rassurant d'aller directement la bas, plutôt que de ne pas savoir si on aura une correspondance a mi chemin dans la ville de Rio Galegos. Alizée se souvient d'un objet qu'elle veut offrir a sa mère. On a plus que 30 minutes pour aller le chercher, et comme nous n'allons pas y aller avec nos sacs, c'est bibi qui va courir pour aller le chercher. De retour rapidement au terminal, on en profite pour joindre nos familles avec le Wifi du terminal puis nous montons a l'intérieur d'un bus ou plutôt dans "une grande galère". Non pas que nous avons ramer pour atteindre Puerto Madryn, mais quand même un peu. On a même fait du sur place avec notre galère. Je m'explique. 12 heure, nous embarquons dans la galère. 23h30, ils te servent le plateau repas. Normal a 23h30 me direz vous. 00 h, ils nous mettent un film. Logique !
Mardi 4 Février 2014,
3h30, la galère est a l'arrêt dans une station essence. Le chauffeur nous dit que que celle ci est cassée. 9 heures, je me réveille et on passe d'une galère a une autre. Je viens seulement de réaliser que nous sommes resté au même endroit toute la nuit. J'ai cru a une simple petite panne, je ne me suis donc pas inquiété et ai dormis comme un bébé, tandis qu'alizée n'a pas fermé l'œil de la nuit. Il a d'ailleurs fait très froid dans cette galère vu que le chauffage ne fonctionnait pas cette nuit la. 12 heure, nous sommes toujours dans la galère quand nous devrions poser le pied au terminal de Puerto Madryn. 17h30, on est toujours dans la même galère, mais on nous annonce qu'une autre galère arrive, qu'on en a finit avec la précédente. De mieux en mieux ! 19 heure, voilà que nous en avons finit de cette galère. Nous posons enfin un pied a Puerto Madryn.
On est gonflé a bloc pour se faire rembourser le billet. On est deux a faire des regards de tueur a la fille de l'agence de bus. Je commence direct a m'énerver histoire de la mettre dans le bain. Alizée me dit de me calmer. La fille a vite compris et nous changeons de guichet. On en rajoute une couche en mentant sur le fait qu'à cause de ces 7 heures de retard nous avons raté une excursion aujourd'hui. Elle ne manque pas de le mentionner au téléphone. On en a peut être fait un peu trop mais maintenant on l'a dit. Elle ne peut que nous faire 30 % chacun sur le prochain trajet. On s'énerve sans attendre. On veut un remboursement intégrale. La pauvre ne sait plus où se mettre mais c'est son job de s'en prendre plein la tête par le client alors on lui en met plein la tête a deux. Elle n'y peut rien et on sent qu'on en tirera rien. Je demande a parler au gérant par téléphone vu qu'il parle anglais mais elle daigne me passer le combiner, soit disant que c'est uniquement pour le personnel. Il faudrait en plus que nous dépensions pour appeler. Quelle blague ! Au final, on prend les 30 % promis, un peu dégouté de ne pas avoir eu mieux. Le plus étrange dans tout ça, c'est que aucun argentin n'est venu se plaindre. A croire qu'ici, 7 heures de retard, c'est normal. Manque de chance pour la compagnie, nous sommes français, et en France on râle pour tout, surtout si c'est pour se faire rembourser.
nous qui voulions visiter la ville aujourd'hui c'est raté. Les informations touristiques du terminal nous indiquent l'emplacement de campings aux abords de la ville et comment s'y rendre. alizée file au supermarcher du coin pendant que je checké les campings dans le terminal. Appel de Papa Sire. Zut, et Alizée qui vient juste de partir. Celle ci a de la chance, elle revient juste avant que son Papa ne parte se coucher. Malgré nos 31 heures de galères, il y a une bonne nouvelle dans l'histoire. Maintenant, il fait chaud. Il fait même très chaud. On va enfin ranger nos polaires, et sortir les T-shirts. Cela fait 15 minutes que nous attendons le passage du bus numéro 2 au mauvais coin de rue. Le problème des transports en commun. C'est qu'il fait toujours s'adapter. Là, il faut des pièces, dans d'autres des cartes, et encore dans d'autres on ne paye qu'à la fin. A Puerto Madryn, il faut une carte prépayé, ou de la monnaie. Le problème est qu'on a ni l'un ni l'autre, qu'on en a mare, et qu'on veut se coucher. Par chance quelqu'un passe sa carte pour nous et nous lui donnons le prix des trajets en billets. Le bus nous dépose a 800 mètres du camping. Quelle plait de devoir encore marcher, mais le fait de marcher a 21 heure sur la jetée du golf Nuevo, c'est que le spectacle est magnifique. On a décidé de refaire notre coup pour ne payer qu'une personne sur deux par nuit. Je me présente donc seul au guichet avec mon sac, la tente bien en évidence. Après quelques questions discrètes, la combine semble pouvoir se faire dans ce camping. Je fais un tour dans le camping et décide que c'est jouable. En même temps il est trop tard pour retourner en ville. Alizée m'attend depuis 30 minutes plus moins dans la rue a l'extérieur du camping. Je demande donc une nuit pour une seule personne. Je trouve une autre sortie pour venir chercher alizée qui attend a l'extérieur du camping
. Pour je ne sais qu'elle raison, je lui dis de passer par l'entrée principale, tandis que je reprends l'autre entrée. Nous aurions dû faire l'inverse. Les deux personnes s'occupant du camping voir Alizée, son gros sac sur le dos, passer comme une fleur en lâchant un "¡ Holà !". Par chance ça passe. La technique n'est pas encore parfaitement rodée, mais il n'est jamais facile de s'adapter aussi vite a chaque camping. On ne fait cette combine que dans les campings de grande capacité où tu passes toujours inaperçu. Montage de tente et on s'empresse de s'endormir. Comme nous sommes chanceux, nous sommes tombé dans un camping situé a côté d'une boîte de nuit. G-E-N-I-A-L ! R-A-S L-E B-O-L !
Mercredi 5 Février 2014,
Maudit Check out ! Ils l'ont mis a 10 heure, et en plus il n'y a plus d'eau chaude après 10 heure. je me lève donc pour aller repayer une nuit pour une seule personne encore une fois et prendre ma douche. Le ibou lui dort toujours mais est forcé d'aller prendre sa douche avant 10 heure. On doit aller chercher un tour aujourd'hui et aller a la plage. Au final on stagnera au camping jusqu'à 17 heure. La recherche d'une excursion pour la visite de la Peninsula Valdez fut rapide mais peu concluante. Les alentour de Puerto Madryn permettent d'observer une foule d'animaux marins comme, des pingouins, des lions de mer, des éléphant de mer, et des orques. Mais le clou du spectacle reste les excursions pour voir des baleines dans l'un des deux golfes de la Peninsula Valdez. Ces deux golfes sont des sites de reproduction des baleine franche australe de juin a mi-décembre. Le problème est que nous sommes en Février. Il n'y a donc pas de baleine. Le second problème est que l'excursion coûte très chère. Étant donné que nous avons déjà vu tous les autres animaux en terre de Feu et au Galápagos, nous décidons de ne pas faire d'excursion, ce pour quoi nous étions venu a Puerto Madryn a la base. Cet argent sera plutôt réinvesti dans un super spectacle de Tango a Buenos Aires. Puerto Madryn devient son un lieu de farniente ou nous n'allons rien fait du tout. Après tant de journée sous la pluie et le vent froid de la Patagonie, nous allons recharger les batteries avec ce grand soleil et les 30 degrés d'ici. Demain nous n'allons donc pas partir. Nous irons a la plage. Après tous les vacances, c'est aussi savoir s'arrêter pour ce reposer. Chose que nous avons souvent du mal a concevoir. On aurait aimer de faire un barbecue mais il est déjà 20 heure. Le temps de tout faire il sera trop tard et la fatigue se fait déjà sentir.
Nous n'avons toujours pas de carte de bus pour rentrer au camping. On continue donc a quémander chacun un aller en échange du prix du billet. Cela nous évite d'acheter la carte.
L'arrivé au camping se fait toujours de la même façon. On passe chacun notre tour devant l'accueil a quelque minute d'intervalle afin de ne pas éveiller les soupçons sur le fait sinon soit deux dans la tente, vu que légalement il n'y a que moi dans le camping. Alizée trouve cela idiot de continuer ainsi mais moi ça me fait flipper alors on continue comme ça.
Il y a cette famille qui vient de s'installer en face de nous. Ils sont au moins cinq et sont suréquipés. Ils y a surtout le gosse de cinq ans qui crie du matin au soir " ¡ Robertooooooo ! ". Malgré le fait qu'on se moque de lui et qu'on fasse comprendre aux parents qu'on en a marre, ceux ci ne bougent pas d'un poil. Pour des parents qui ont des gosses terribles, le camping est la solution idéales pour s'en débarrasser. Le camping reste quand même super cool malgré tous les chiens errants qui y traînent.
On s'endort une nouvelle fois avec le sourire car pour une fois on peut dormir dans duvet, et ça, c'est que du bonheur. C'est pas a Ushuaïa qu'on aurait fait ça. On se réveille même en nage le matin dans nos duvets lorsque le soleil tape fort sur la tente. Le problème de nos duvet est que cette fois ci ils ne sont pas adaptés au température supérieur a 10 degrés la nuit. On s'endort une nouvelle fois au rythme du son de la boîte de nuit.
Jeudi 6 Février 2014,
Je dois une nouvelle fois me lever pour payer puis prendre la douche avant 10 heure. C'est assez pénible. On s'est levé pour aller a la plage aujourd'hui mais il fait gros et il y a beaucoup de vent. Il y a tellement de vent que ça a coupé internet dans le camping. On s'occupe donc autrement. Je fais même de la couture pendant que mon ibou planifie notre parcours en Argentine. Les grandes lignes, je les avais déjà défini, mais alizée étudie maintenant en détail chaque destination. Elle veut aller dans une estancia. Nous irons donc dans une estancia faire un Asado (Barbecue argentin) et voir des gauchos (cowboy argentin). 15 heure, on décolle pour la plage. On y restera pas longtemps a cause du vent qui fait tourbillonner le sable et de l'eau de l'Atlantique trop froide. Le pacifique, s'était mieux quand même. Paraît il que depuis cette plage il est possible de voir les baleines au loin lorsqu'elles sont présentent dans le golfe.
Passage au terminal pour choisir d'aller soit a Bariloche ou soit a Buenos Aires. L'étude se révèle ardue car il ne faut pas utiliser nos 30 % de réduction sur n'importe quel voyage. On choisira d'ailleurs de ne pas les utiliser pour aller a Buenos Aires car il y a une compagnie pas trop chère qui y va demain a 18h35. 20 heures de bus nous attendent. Les nuits dans les bus sont vraiment devenu un quotidien pour nous. Cela ne nous fait plus rien de savoir qu'on ça se taper 20 heures de bus d'affiler.
Ce soir, on va enfin pouvoir se faire un vrai barbecue. Ça fait presque 1 mois que je veux ne faire un. On se met donc a la mode argentine. On acheté plein de viande a la boucherie et du charbon, et on court au camping. Pour une fois j'arrive a faire des braises en deux temps trois mouvements. Alizée rigole. Elle m'imite devant mon superbe barbecue. Le riz cuit dans la casserole posée sur les braises, ainsi que la viande. On a peut être vu un peu large pour la viande. On et pas non plus des argentins. Alizée est repus avant moi. Tant mieux, je mangerais tout le reste de viande. Alizée nous a testé un petit pesto en sachet qui était ma foi délicieux avec le riz.
Vendredi 7 Février 2014,
11 heure, la tente est replier et on trie toute nos affaires. C'est fini le mode hiver, on passe maintenant en mode été jusqu'à la fin de notre voyage. On range donc toute nos affaires chaudes au fond du sac de compression afin de ne plus avoir a les ressortir par la suite. Les t-shirts, les shorts, et la crème solaire sont a porté de main, et cela promet une fin de vacance, de deux mois tout de même, sous le signe du soleil.
Il reste du charbon. Je file tout seul en ville refaire le plein de viande. J'en profite au passage pour rendre la bouteille vide de coca et en prendre une nouvelle, puis retirer de l'argent. Voilà une heure et demi que je suis parti. Le Bibou s'est inquiété et me saute dans les bras en me disant qu'elle n'aime pas quand je suis loin d'elle. Vivre 24/24h a deux est une expérience unique. Je nous fais un feu de l'enfer sous les grilles du barbecue. On a bien gérer les quantités de viande cette fois ci. Il y a cette famille devant nous. Des beaufs de première. Ils ont carrément mis des amplis dans le coffre de leur voiture a la mode tunning. Ils nous mettent leur techno des années 2000. On est ravi. Bref, les joies du camping. On finit de manger vers 16h. On est sur le cul. Depuis trois jours, on traine d'une force, c'est impressionnant. On va vite reprendre notre ancien rythme de croisière. On refait notre sac et on file prendre le bus pour le terminal. Buenos Aires est une très grande ville où chercher des places libres dans un hôtel backpacker est une tâche longue et difficile. On a 10 minutes pour booker un hôtel sur booking.com. Sitôt dit, sitôt fait. On saute dans le bus direction : Buenos Aires, la capitale de l'argentine, là ou l'histoire du tango a commencé.
On mangera rapidement dans un restaurant lors d'un arrêt. Nous ne savions pas que le dîner était inclu dans le prix du billet. En sortant des toilettes, je vois alizée assise a une table avec deux autres touristes. Vu leurs têtes, ils ne semblent pas parler français, et encore moins espagnol. Je comprends maintenant mieux le petit sourire pincé du ibou qui veut dire "P´tit cœur, magnes toi ! Ils vont bientôt ouvrir la bouche pour le parler anglais. Dépêche toi !". Ah la la ! Le ibou et l'anglais ne feront jamais bon ménage. Je passe donc le repas a leur tenir la grappe en anglais.
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