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dimanche 5 janvier 2014

Copacabana et l'Isla del Sol







Vendredi 22 novembre 3013,

1h pour ce préparer est bien court, alors on se lève en trombe ! On fait les sacs ( toujours aussi lourds d'ailleurs) et on dévale les marchés de l'escalier de l'hôtel. Le rideau de fer est baissé. Seul une petite porte découpée dans le fer laisse le passage vers l'extérieur. Tant pis, pas le temps, sac sous le bras je passe tant bien que mal par cet orifice menant vers la liberté suivi d'alizée qui se démène tant bien que mal dans ce passage de galérien. Nous voilà dans la rue, les pieds dans cette boue déversée la veille. Un taxi passe, je hurle comme pour interpeler  un garçon de café. Qu'importe le prix, on rentre dans celui ci sous les coup de Klaxon des 4 voitures qui attendre derrière depuis... 20 secondes ! Ils ont le Klaxon facile ces péruviens. A ce demander a qui donner la palme du Klaxon entre nos bon vieux parigos de chez nous et ceux là.

Roules Marcel ! Adieux pourriture punoïste ! Aujourd'hui on quite pour la deuxième de notre vie le Pérou. Sitôt le terminal atteint on court. Ces salauds font une nouvelle fois payer l'accès au quai. Bon c'est vrai, c'est que 10 centime d'euros. Ce qu'on peut être radin quand même ! Nous voilà encerclé de touristes de toutes nationalités. Pas un  péruvien dans le bus. Les paysages des abords du lac titicaca défileront avec émerveillement sous nos yeux. Ces femmes ( et uniquement les femmes) qui travaillent la terre sans relâche dans leur petit bout de parcelle. Quel décors avec en fond l'immensité du lac et les roseaux du rivage qui assaillent de toute part les barques bicolores qui flottent a leurs niveaux. Ces voyages ne font plus l'objet de rédaction mais plutôt de cours d'espagnols. Par contre, le ibou s'adonne toujours a son activité favorite dans les transports... La sieste !

Le bus s'arrête au poste frontière. Encore une épreuve pour nous. Va t'on passer en Bolivie ?! Oui j'en suis certain, et ce, malgré le fait que cela stresse toujours autant alizée. Changement de pays... Changement de monnaie. Basta les soles, et en avant les bolivianos ( en avant surtout notre pouvoir d'achat qui double d'un pays a l'autre ). Poste de police fait, on enjambe cette frontière virtuelle qui s'offre a nous. Dans un élan de liberté, j'en profite même pour sauter par dessus cette chaîne au milieu de la route qui nous sépare de ce pays tant attendu, la Bolivie.

On descend du bus avec une heure de décalage en moins. D'autres partent direct a la Paz. Ce sera pour plus tard pour nous. Copacabana est comme toute ces villes d'Amérique du sud, formées en damiers ou quasars comme ils disent tous ici. Le soleil est de la partie, même un peu trop. On a repéré un hôtel sympa pas trop cher derrière l'église. Nos sacs sont toujours aussi lourd et les marches pour trouver un hôtel sont toujours aussi pénibles. En plus de cette lourdeur vient s'ajouter l'altitude et le début de la raréfaction de l'air. Pas facile mais on progresse lentement avec nos quatre sacs. 70 bolivianos la chambre, soit 7,50 euros  environs. Ça change des 20 dollars de l'équateur. A partir de ce moment la, on sent qu'on en a plein les poches et qu'on est les rois du pétrole dans ce pays. Dernier effort, la chambre est au 3ème étage. Nos cuisent tiennent bon, pas nos poumons !

On visite un peu la ville a la recherche d'une officine vendant des ticket pour l'isla del sol au milieu du lac titicaca ou on veut passer la journée pour randonnée et une nuit. Paraît il que le coucher de soleil y est magnifique.

Une fois la marina du lac visiter et le ventre plein, ma passion des beaux points de vues nous amène a entreprendre la monter d'une petite butte surplombant le lac et la ville. Sans acclimatation, la marche est rude. On est tout de même a 4000 mètres d'altitude ici. L'ascension en vaut la peine. La vue sur le lac est splendide et la ville magnifique. Il y a plein de grosse croix catholique en béton ici et ce lieu d'offrande nous pousse a acheter des petites bougies qu'on fait brûler dans des petites cases. Réelle croyances ou attrape touristes ? Tant pis on achète, on ne sait jamais. Une bleu, une rouge, une verte chacun, soit la famille, l'amour, et travail. J'ai failli en acheter une pour les études mais j'avais oublié que les études... Beh c'est fini ! Quelque instant ici et on redescend sous la pluie rapido. Aimant les ambiances de ces marchés d'Amérique du sud ou l'on trouve des étalés de légumes et de fruits aux mille odeurs, accompagnées des odeurs de viandes pourries qui pendent ça et là. Alizée y passe toujours le foulard sur le nez sous peine d'en avoir le cœur levé. Sur le chemin du retour on aperçoit les première contrefaçon. Une softshell north face a 9 euros. Hyper bien imitée. Mais qu'en est il de la qualité ? On se réjouit de cette nouvelle car on veut changer notre petit sac de voyage qui est devenu réellement horrible a porter par un faux sac north face selon le souhait du ibou.

Retour a l'hôtel, on avait pas vu qu'il y avait une cuisine commune. On retourne donc au marché s'acheter les fameux avocas qu'on a vu quelques heures auparavant et de quoi se faire une vrai salade de fruit pour le demain. Enfin une salade de fruit du marché, cela fait deux semaines que j'en rêve.

Samedi 23 Novembre 2013,

Levé 7h, le ferry est a 8h. Le temps de déposer nos sac au dépôt de l'hôtel (ou la réceptionniste m'a vu vérifier la cache de notre argent, doc pas question de le laisser dans le sac avc cette fouine dans les parages), d'enfiler cette fameuse salade de fruit et on part. Alizée est toujours aussi patraque depuis Puno mais rien de l'empêchera de voir l'isla del sol ce matin. Nous voilà dans le ferry. Deux heures de bateau nous attendent. Jamais un bateau n'a été aussi lent. Il y a trente personnes dedans et le moteur est un 60 chevaux, faut pas déconner quand même il pourrait investir. Bref on patiente dans ce bateau qui avance aussi vite qu'une barque électrique. Ce temps de latence me permet de réviser ma géologie avec toutes ces strates qui partent dans tous les sens et de comprendre pourquoi l'île a cette forme ci.

L'arrivé sur l'île de fait par le nord de l'île. Passage au toilette et c'est ici que je comprendrais  qu'il a pas l'eau courante sur l'île. Obliger de puiser un sceau d'eau pour le jeter dans les toilette afin d'avoir une chasse d'eau. On doit suivre un guide jusqu'au ruine . On en a pas vraiment envi mais bon on s'exécute. Visite d'un musé en premier, et passage par une plage au allure paradisiaque et aux eaux bleues turquoises ou des enfants jouent. Moment préféré d'alizée qui adore les prendre en photo de moins.

L'île est magnifique et les pentes sont découpées en escalier pour l'agriculture. Les femmes sont d'ailleurs toutes au champs a travailler la terre sous ce soleil de plombs. Mais que font les hommes alors ? Travaillent ils ou sont ils au bar ?! On réalise qu'ici sont fortes, bien plus forte que les femmes européennes. Elles n'ont pas la vie facile. La visite se poursuit par certains lieux ou les inca voyait a travers la roche le lieu de repos du soleil et de la lune, ou encore la tête d'un puma. La visite se termine par une ancienne bâtisse inca servant de laboratoire astronomique en ce temps là. Et a la fin, c'est le pompon. Le guide nous demande a tous un pourboire d'un montant de 10 bolivianos par personne alors qu'on a déjà payé. Bah puisque tu as demandé de toi même tu n'en auras que la moitié. Depuis quand on demande un pourboire ! On repart seul par le chemin des crêtes. 4 heures de marche nous attendent sous un soleil de plomb et un ciel sans nuage d'un bleu comme il ne nous en a jamais été donné d'en voir. La balade est géniale, une fois sur les crêtes, on découvre de part et d'autre de l'île l'immensité du lac. On se croirait vraiment au bord de la mer. On aperçoit au loin dans les nuages la cime des monts enneigés de la cordillère royale des Andes. Les lieux rivés sur le sol, je continue mon inspection géologique au grand désarrois de ma belle. Ripple-mark, gasteropode, crinoïde, hard ground bourré de fossile, tout y est, et cela fait grandement plaisir de pouvoir faire a nouveau de la géologie de terrain. Mon futur livre de panorama s'enrichit énormément ici. Sur le chemin, on aperçoit au loin une petite fille traînant un lama. Énorme le lama ! On dirait une grosse peluche vivante. La petite m'a vu prendre la photo de son lama, et me demande 5 bolivianos la photo. Je fais mine de ne pas comprendre l'espagnol, et lui dis "en inglès ?" Pendant qu'elle ne parlait pas anglais. Manque de chance elle, me ressort la même phrase en anglais. Bien ficelé le truc, mais pas de chance nous les français, on est légèrement radin.

Le village du sud de l'île et bien garni de petit hôtel. On se boit un coca a la terrasse d'un mini boui-boui avec vu sur tout le lac, le paradis ! C'est ici qu'on reviendra voir le fameux coucher de soleil. Voilà qu'alizée commence a nous faire une insolation en terrasse. En même temps le soleil a 4000 mètres est vraiment très intense. Obligé de finir notre coca a l'intérieur. Le rencontre d'un français nous mène a un petit hôtel ou on se dégote une matrimoniale pour 10 euros avec une vue magnifique sur le lac et sur le levé du soleil demain matin. Mon Bibou est rouge comme une écrevisse. On ressort a temps pour retourner en terrasse du restaurant de tout a l'heure. On est cette fois au première loge pour ce coucher de soleil, servi d'une truite du lac titicaca comme on en a jamais goûté d'aussi bonne. Spectacle de heures a contempler cette astre se coucher. On en fera de même dans cette chambre avec vu a 180 degrés sur le lac.

Dimanche 24 Novembre 2013,

On aurait dû partir a 16 heure en bateau de l'île mais ici tout ce ressemble, on en a déjà vu pas mal, et alizée est toujours patraque de son insolation. Il est 9h et le prochain bateau est a 10h. Branle bas de combat, on enfile le meilleurs petit déjeuner depuis 1 mois, et on dévale cette pente interminable jusqu'au port. 2h de bateau plus tard, nous et le type qui se tenait tout droit, un sourire sur le visage et le main sur le cœur pendant tout le voyage débarquons sur le quai de Copacabana. On file chercher nos sacs a l'hôtel. La fouine n'y a apparemment pas touché. On fait quelque agence de bus de la place. Pour 4 euros tu vas a la Paz en 4h. Ouai mais y a le bus local qui fait la même chose pour 2 euros. Avec les locaux c'est toujours mieux ! 

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