Dimanche 22 décembre 2013,
Joyeux anniversaire mon Bibou. Ce mois ci c'est moi qui gagne.
Ça y est c'est le grand jour. On va ouvrir grand nos yeux (encore tous collés), et on va partir rêver un grand coup ! Le temps de faire un de mes fameux petits déjeuners a faire exploser un ogre. On file avec nos sacs a l'agence avec l'arbol de navidad accroché au sac.
Diego et biliana, tous deux colombien et serbe, sont de la partir et par chance parlent très bien le français car ils sont prof de langue. C'est alizée qui est heureuse de se dire qu'elle ne devra pas rester muette durant 4 jours et rire aux blagues qu'elle ne comprend pas. On attend la cinquième personne qui est en retard. Voilà qu'il monte dans la voiture sans dire un mot ni même nous regarder... Le voyage risque d'être fort sympa. Le chauffeur semble sympa. On verra bien ! On voyage de vallée en vallée toute plus belles et vastes que les autres. Alizée a le nez rivés sur la beauté des paysages, moi sur la tectonique de ceux ci. On s'arrête même a la plaine des lamas. Il y en a des centaines ! J'essaye vaguement d'en courser un mais en vain. Par chance il ne m'a pas craché a la figure. Chose étonnante, ces bêtes la ne semble faire leurs crotte a un seul et même endroit. Pourquoi ? Ne me le demandez pas. Ces petits t'as constellé la plaine de grande tâche noire ça et la. Le désavantage des grandes plaines et qu'il est difficile pour les dames de se satisfaire d'une envie pressante. Alors alizée entreprend une longue marche pour se cacher derrière la butte a loin. Les paysages défilent et le rêve de belles lagunes et de vaste étendues de sel s'installe. Pablo nous stoppe et dit au guide "phelippe, Puedes parrar, creo que voy a vomitar ?!!!". Le pauvre est stoché sur son siège depuis au moins 2 heures a souffrir de l'altitude qui lui martèle le crâne. Le midi est synonyme de safari photo pour alizée qui chasse, tapis dans les rues, le groupe d'enfant qui sort de l'école de ce village fait de briques d'adobes. Peu après être remonté dans la voiture, celle ci nous fait un caprice. On est trois a devoir sortir pousser la voiture jusqu'à la prochaine descente. Notre cariole a moteur va t-elle tenir le coup jusqu'à la fin de notre périple ? L'inquiétude se fait encore plus grande quand la voiture commence a tousser puis s'arrête. Le guide ouvre le capo et souffle dans l'une des pièces qui s'encrasser de terre. Après onze heures de rodéo 4x4 nous voilà dans le dortoir d'un petit hôtel de village perdu on ne sait où dans le Sud Lipez.
On passera la soirée a table a rigoler de notre espagnole et des différences d'expression qu'il y a entre nos différents pays d'origines. Après une journée passée tous ensemble, on sent que tout le monde est sympa et une bonne entente s'installe dans le groupe.
Lundi 23 décembre 2013,
Il n'y a plus de Nutella au petit déjeuner depuis déjà deux mois et demi, mais ce matin il y a ce pot de pâte a tartiner argentine le "dulce de leche". C'est a se demander si ce n'est pas meilleur que le Nutella. Alors pour une fois je m'en gave.
On démarre pour la journée. Après quelques minutes, le guide (Johny) nous dit que le salar semble compromis a cause de la pluie qui s'abat sur la région du salar qui en limiterait l'accès. Alizée est déboussolé et énervée. Deux ans déjà qu'elle attend son salar, dont de nombreux voyageurs lui ont conté la magie du lieux. Si il ne pleut plus il est encore possible d'y aller, alors rien ne sert de s'énerver, il faut attendre.
Comme dit le proverbe jamais deux sans trois. Voilà que la voiture nous refait le coup de la panne avec cette pièce qui ne cesse de s'encrasser. Johny, notre guide, nous lâche sa phrase de moment de panne "Puedes tomar una photo !". Il souffle dans cette pièce pleine d'essence et en a plein la bouche. Nous on est dans la voiture et on regarde la scène, quand soudain on voit le bidon d'essence, posé a côté de la voiture, tomber. Panique générale, tout le monde frappe aux carreaux. Le guide relève le bidon qui heureusement était fermé. On a tous eu peur de ne plus avoir d'essence dans ce désert où il pourrait être dangereux d'être bloquer dans ces plaines de plus en plus vastes et de plus en plus sèches. La première lagune du voyage est en vue. Il y a au moins une cinquantaine de flamands roses dans la lagune. Ceux la sont beaucoup plus roses que ceux du zoo de la palmyre. Il n'y a pas un souffle de vent aujourd'hui. La surface de l'eau en est alors très calme et reflète parfaitement tous les flamands roses. Certains s'envolent et plane au ras de l'eau laissaient leur reflet les suivre tout au long de leur envol. Ils nous en faut plus. Voilà que Pedro part plus loin sur la lagune et se met a courir vers un groupe de flamands roses qui apeurés prennent leur envol dans notre direction. Ils passent devant nous. La vingtaine de flamand et leurs reflets fait réellement penser a l'image d'une carte postale. Ce sont ces moments qui donnent du sens a notre voyage. Les paysages ne changent pas mais deviennent plus beaux ici. En particulier la Laguna verde. Celle ci est d'un vert glaciale. L'arsenic présent dans cette étendue d'eau au pied du volcan lui en donne sa couleur et on ne va pas s'aventurer a tout toucher de nos mains me dit alizée. Avant de manger on se baigne dans les eaux thermales en contre haut d'une lagune. L'endroit est magnifique. La laguna colorada est en vue, la dernière de la journée. Le guide sort de la voiture pour regarder la roue arrière. Deux minutes plus tard, la voiture sursaute et on penche vers l'arrière. Trente mètres plus loin la voiture est a l'arrêt. "Este un broma !" Nous lâche le guide. La bonne blague, on regarde par la fenêtre et on vot la roue du 4x4 trente mètres en arrière. Alors là ! C'est le pompon. Le guide est déboussolé et semble inquiet car il et tard et plus aucun 4x4 n'est a l'horizon. Seul quelques camions passent mais ne s'arrêtent pas. Pablo est au plus mal sur son siège avant, sa tête tambourine a cause y mal des montagnes. On a peut être pas l'impression mais on est presque a 4500 mètres d'altitude ici. Une autre voiture s'arrête et ils remettent la roue en place. Après une attente dans le froid du désert on repart et Diego et biliana ne semble plus très enthousiaste pour la fin du voyage. Il vaut mieux les encourager car le guide voudrait ne pas s'y aventurer au risque d'être bloquer ou de se perdre dans le salar sans aucun repère masqués par les nuages.
On arrive finalement a la laguna colorada, un peu avant le coucher du soleil. L'eau est comme on le dit, rouge ocre et les flamands roses participent a la féerie du lieu. Nos amis de voyage (Nath et Davy) rencontrés deux ans auparavant au Pérou avaient fait une photo merveilleuse sur les bord de se lac. Alizée veut la même alors on tente et on leur enverra. Des centaines de flamands roses se massent a un endroit. On aura bien essayé de crier pour qu'ils s'envolent mais rien n'y fait. Alors on se rentre voir Johny et Pablo qui, lui, souffre du mal des montagnes.
Un grand drame est arrivé aujourd'hui. On a perdu le guide de la Bolivie. Ce n'est pas une perte financière mais plus une perte sentimentale. En même temps on a finit la Bolivie, mais cela nous attriste car on se demande si il est tombé sous le lit ou si biliana ne l'a pas gardé... On ne saura jamais.
Mardi 24 décembre 2013,
Phelippe nous dis ce matin que ça s'annonce bien pour le salar et un grand sourire s'affiche sur le visage de chacun. Alizée est alors a deux doigts de réaliser son rêve.
Hormis de beaux paysages la troisième journée du tour fut longue. On a beaucoup roulé et le rodéo du 4x4 emmènent parfois nos têtes se fracasser sur le plafond de la voiture.
Le plus bel endroit fut tout de même l'arbol de Pierdra. Cette roche taillée par le vent lui en a donne la forme d'un arbre. Un dédale de blocs rocheux s'étalent ça et là. Le paradis du grimpeur. Me voilà a grimper tout ce que je peux. Je m'affole peut être a un moment sur une partie un peu en dévers. Ma gourmandise de dévorer tout ces murs m'amène a trois mètres de haut, bloqué comme un chat en haut d'un arbre. Impossible de désescalader. Les autres touristes me voient ainsi. Beh il n'y plus qu'à sauter maintenant. Premier saut deux mètres plus bas sur un gros bloc un peu plus loin, pour ensuite ressauter sur le sable. Eh eh, ils ont le bec cloué ces sales hyènes. Heureusement que le ibou ne m'a pas vu sinon je me serais pris une soufflante. Je suis quand même bien content que ma petite cascade. On finit par prendre des photos sur tous ces blocs puis on repart.
On arrive le soir au bord du salar qui est baigné d'eau sur une vaste étendu. Le reflet des montagnes au loin est somptueux.
Il y a des cactus partout, et phelippe nous arrête devant un hôtel. Le fameux hôtel de sel !
Des sommiers jusqu'au murs en passant par les tables, tous est en sel. On passera la soirée a boire le vin acheté pour l'occasion. On en profitera même pour monter notre petit sapin et l'orner de toute les décorations qu'on a acheté. Tout le monde est d'ailleurs très content de voir un petit sapin décoré pour la veillé de Noël.
Ce soir, c'est effectivement noël pour beaucoup d'entre nous dans l'hôtel. Mais c'est avant tout l'anniversaire de mon ibou. Dans l'ivresse du moment, je m'éclipse jusqu'à la chambre pour prendre les bougies que la cuisinière a réussi a me dégotter deux jours plus tôt. Je prends le paquet d'oréo que j'ai réussi a garder intact tant bien que mal. Après avoir réussi a faire tenir les bougies dans une assiette et disposer quatre Oréos dedans qui feront office de gâteau d'anniversaire j'entre dans la salle commune. Toute la table est surprise de me voir arriver ainsi, mais commence a chanter le feliz compleanios en cœur. Le ibou est tout gêné mais tout content en même temps. J'espère que ce sera un anniversaire et un noel dont elle se souviendra toute sa vie, et moi aussi !
23 heures, 4 verres de vin et une bière, on est littéralement retourné. Deux mois qu'on a presque pas vu d'alcool, alors on s'étonne pas de notre état. Brève explication de phelippe sur la journée de demain, ou on éclate de rire a chaque fois qu'il ouvre la bouche. Aaaaaah ce phelippe, il aura tout donné pour nous et il nous aura bien fait rire jusqu'ici. Le temps d'observer quelques étoiles filantes, de faire un vœux et au lit, on se lève dans 4 heures pour... LE SALAR DE UYUNI !
Mercredi 25 décembre 2013,
L'alarme sonne et nous crie dans les oreille qu'on aurait pas du autant boire hier soir. On a mal au crâne et il faut faire les sacs, on part dans 30 minutes. Phelippe nous dit qu'on a 10 minutes de retard sur les autres. On roule sur une digue pendant un temps en direction du salar. Phelippe descend et roule a présent dans l'eau. Une vaste étendu d'eau où tout se reflète. Les premières lueurs de l'aube sont visible au loin, et le reflet de celles ci sont tout simplement magnifique. Il est rare de voir un si beau spectacle. Rapide car on aimerait qu'il dure plus longtemps, et lent a la fois, car on peut prendre le temps de l'observer. On continue de rouler sur ce miroir d'eau durant quarante minutes quand on passe enfin sur la partie sèche du salar. Les traces des autres voitures parties avant nous sont enfin visibles et phelipe semble plus détendu maintenant. C'est vrai que dans cette eau, aucune trace n'est visible et sur de telle distance, le moindre écart t'emmène te perdre dans cette immensité. Il fait de plus en plus jour et on voit enfin a quoi ressemble le salar. Du sel a perte de vue. Un océan de sel s'étale devant nous. Jamais on avait vu ça auparavant.
L'île des cactus est en vue. Vite ! on grimpe jusqu'en haut, et les 4000 mètres d'altitude nous rappelle bien qu'il est difficile de courir ici. Il y a des cactus géants dans tout les sens. Il y en a même qui ressemble a ceux des bandes dessinées de Lucky Luke. On est déjà plusieurs en haut de l'île. Il est alors tant de se taire et d'ouvrir grand ces yeux. Ce moment est unique et je sens qu'alizée profite de chaque seconde qui passe, moi aussi. Le soleil pointe enfin son nez. L'étendue de sel n'est plus blanche, mais se pare d'une teinte orangée. Le moment est comme on l'avait imaginé. Les conditions sont parfaites. Dieux merci d'avoir permis a des endroits comme ceux la d'exister. On restera près de trois heures la haut, puis on redescendra prendre le petit déjeuner les pieds dans le sel et les yeux perdus au loin.
Quarantes minutes plus tard, phelippe stoppe la voiture. On est au beau milieu du salar et le soleil tape très fort. Rien a l'horizon, mis a part quelque voiture de touriste comme nous qui ressemble a de petite fourmis. On sort l'arbol de Navidad et on prend notre première photo avec les perspectives qu'il est possible de faire ici. Clik ! La photo révèle alizée assise sur l'étoile de notre sapin de noël. Une foule d'idées vient. Alizée qui m'écrase, moi qui mange alizée dans une petite cuillère, alizée qui sort d'une boîte de pringles... Et d'autres pour ne citer que les les meilleures. On aide Pablo qui lui est tout seul a faire des photos bien classes aussi.
Deux heures plus tard, on repart légèrement cramés alizée et moi. L'oublie de crème solaire dans une zone si blanche peut être fatale.
Après la visite d'un hôtel de sel en plein milieu du salar, on arrive a une nouvelle étendue d'eau où l'exploitation du sel permet la mise en place de petit t'as de sel un peu partout. On a un grand ciel bleu, un grand soleil qui se reflète dans les immense flaque devant nous. La magie de la journée continue, et il n'est que 11 heure. Beaucoup de photos plus tard, on part dans une petite ville étape ou on acheté nos petits drapeaux de la Bolivie qu'on avait peur de ne pas trouver. Tout le groupe doit noter le tour. Diego et biliana ne sont pas vraiment très indulgent avec phelippe et son soit disant manque de professionnalisme. Mais si il veulent plus de sécurité, ils n'ont qu'à aller voyager en Europe ou aux Amériques. C'est aussi pour ça qu'on vient ici. Pour les galères qu'on vivra, et dont on rigolera plus tard.
Brève visite d'un cimetière de vieux trains dans un désert pollué de poches plastiques pris dans les fourrés.
Phelippe nous dépose a Uyuni, on le remercie chaudement de son travail dans toute cette galère qu'à été le tour. Il a encore 10 heures de route en mode rodéo pour rentrer a Tupiza puis repartir le lendemain avec d'autre touriste. La vie d'un guide et parfois horrible...
on apprend que notre bus pour aller au Chili n'a pas été réservé par l'agence comme promis. Génial ! En plus l'agence est fermé et apparemment, on ne peut partir que cette nuit a 3 heures du matin ou dimanche. On est dépité. Il et 16 heure, on a envie de se poser et non on doit partir cette nuit. On cherche une officine de bus dans toute la ville. Alizée n'est pas bien, elle a mal au ventre, et le sac pèse une tonne après une heure de marche. Pablo nous suit depuis une heure. Il voyage seul et a le temps. On parle donc tous en espagnol pour lui qui ne parle que espagnol. Une heure plus tard, on découvre que j'ai mal lu une pancarte et qu'il y a bien un bus qui part vendredi a 3 heure du matin. Sauvé ! On va pouvoir dormir ce soir... Dans un vrai lit ! Il n'y a pas de place pour trois dans l'hôtel. Alizée est épuisée de marcher et a toujours mal au ventre. On prend quand même une matrimoniale, et j'accompagne Pablo dans la recherche d'un autre hôtel pas cher. Il viendra nous chercher a 20 heure pour dîner.
Quatre jours sans donner de nouvelle a ses parents. Alizée saute sur son téléphone, appelle, et... Coupure générale d'électricité dans la rue. Pas d'électricité, donc pas de skype, donc pas d'eau chaude non plus... Alizée est dépitée. On lave tout notre linge pendant ce temps dans le lavabo. J'en profite pour aller mettre secrètement les cadeaux aux pieds du sapin qu'on a installé dans la chambre. Plus tard je vois alizée rentrer seule dans la chambre et je l'entend crier "beh qu'est ce que c'est qu'ca ?! Cyriaque y a le père noel qui est passé !". Sacré ibou, il les aime ces surprise là.
Ça y est, on a enfin eu notre petit Noël en amoureux en Bolivie. Le Bibou a eu un bracelet hipanema et un autre bracelet Swarovski, et moi un parfum. Y a même la connexion qui est revenue pour noel, alizée descend skyper sa mère pour lui montrer tout ça !
La soirée se fera au restau' avec Pablo a parler espagnol. Cour intensif d'espagnol pour noel. En tous cas on aura sacrément bien progressé en espagnol ce soir.
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