Jeudi 12 décembre 2013 (suite),
Il est 6h du matin, on nous largue dans la rue, et on ne veut pas traîner a la Paz trop longtemps. Direction le terminal de bus. Les bus pour Sucre partent ce soir. Le chauffeur de taxi nous avez conseillé d'aller d'abord a Oruro, puis prendre un bus pour Potosi, puis un truffis pour Sucre. Toute une expédition mais au moins on attend dans un bus et on gagne une journée. 15 minutes plus tard nous voilà en partance pour Oruro, vieille cité minière.
Alizée dort et j'étudie le lonely planet. Je vois que le parc torotoro a l'air d'un endroit fantastique ou on pourra visiter des grottes et des canyons, mais surtout... voir des traces de pas de dinosaures. Alors je regarde si c'est possible d'y aller sans perdre de temps. Tout colle ! Mon dossier et béton et j'attend qu'alizee se réveille pour lui exposer mon plan. A mon grand étonnement elle trouve cela pas mal. Arrivé à Oruro, on ne file plus a Potosi mais a Cochabamba.
1h plus tard nous voilà dans un bus pour Cochabamba. Le sort est celé, j'espère que mon plan va fonctionner.
18h, on arrive a Cochabamba. J'ai peur que les offices ne soient déjà fermées. Si c'est le cas on perdra un jour. On saute dans un taxi, direction une des agences vendant un tour pour le parque Torotoro. Le tour est vraiment très cher. 100 euros pour deux jours. Si on ne prend pas le tour on perd deux jours a rien faire ici mais on gagne de l'argent a le faire seul. Si on le prend on perd de l'argent mais on gagne du temps. Dilemme ! On est qu'une fois en Bolivie, on doit finir au plus vite la Bolivie, et je veux absolument voir des traces de pas de dinosaure. On craque ! De toute façons, il est 19h et les autres agences sont déjà fermées. Pas chance, on a pas assez de liquide, je cours dans les rues a la recherche d'un DAB.
L'hôtel est sympa, mais la chambre ressemble a une chambre délabrée d'internat, lugubre avec ça. Le pire et que les odeurs de la cuisine en dessous nous lève le cœur. On a dit qu'on était en mode économie alors on accepte. De toute façon, on vient de taper 29h de bus d'affilé, on est mort. On file manger les fameux burgers des petites échoppes fumante de la place, ceux avec lesquels on se demande toujours si on passera la nuit sur les toilettes ou non. Attablés avec les locaux, ceux ci nous regardent d'ailleurs avec interrogation, se demandant ce que l'on fait là ! C'est vrai qu'on et les seuls touristes de la place.
Vendredi 13 décembre 2013,
Arrivé à l'agence a 8h45, on part avec notre chauffeur (Johny) en voiture privé. On a pas trop l'habitude de ce standing pendant les tours mais c'estplutôt agréable pour une fois. 4 heures plus tard, on arrive dans le village de Torotoro ou trône un T-tex géant sur la plaza mayor. Victor, notre guide local nous accueil. On s'installe et pour le prix qu'on paye on s'attend a un bon restaurant. Eh bah non, on remange a la bonne franquette locale. Abusé ! Bon après tout y a K-2000 a l télé, donc ça va. On aurait pas eu K-2000 dans un restaurant normal.
Début d'après midi, ils nous n'emmènent en voiture sur un point haut d'où on peut voir toute la vallée. Un synclinal magnifique se dessine dans la vallée. Le plus beau plis que je n'ai jamais vu. Il faut voir les photos pour s'en rendre compte. Le guide commence a nous expliquer la géologie de la région avec ses mains. Je souris, mais acquiesce. Alizée me regarde et me demande de la fermer. C'est pas tout a fait juste mais c'est pas mal comme explication. J'ai promis de ne pas dire que je suis géologue sinon je sens que le guide va se braquer. On reprend la voiture pour aller débuter une petite marche plus loin dans le paysage. Il nous montre quelques affleurements pleins de petit fossiles sensaient nous impressionner que je regarde tout de même attentivement. La géologie structurale du coin est vraiment belle avec les flancs du synclinal percé en chevron par l'érosion et ces petits deltas d'argile qui en sortent. On continue et la le guide nous montre sur une des strates des traces de pas de dinosaures. Impressionnant ! On est sur le cul de voir ça. Des dinosaures a trois doigts, a deux doigts. Il y en a partout et on les voit merveilleusement bien.
On arrive plus loin a une cabane ou on prend des casques de spéléologie. Plus loin dans le canyon, on se retrouve devant une immense ouverture dans la parois qui semble sans fond. On passe de bloc en bloc et on descend dans cette obscurité. Quelques blocs écroulés présentent encore quelques contre-empreinte de dinosaure. Alizée commence a ne pas apprécier la partie d'escalade mais continue. On passe une grille et la partie commence. C'est partie pour passer dans des passages de 80 centimètres de haut et quelque descente a la corde. Il fait très sombre maintenant et il y a des stalactite partout. Le décors est superbe. On doit passer sur une échelle pour descendre et j'observe une tâche noire sous celle ci. Le guide nous dit de ne pas toucher l'échelle avec les mains car cette tâche et faite par les escarpement de chauve-sourie et cela peut donner la rage. Pourtant vacciné contre la rage, alizée commence a flipper. Les maladies, c'est pas son truc. On fait même du toboggan. C'est d'ailleurs juste après la glissade d'alizée, que celle ci nous montre son doigt couvert de crotte de chauve-sourie. Elle a les yeux injectés de sang et de l'écume se forme autour de sa bouche. Elle sort les croc... Non je rigole ! Le guide semble inquiet et lui demande de l'essuyer vite fait dans la poussière le temps de trouver de l'eau pour laver. Alizée est vraiment inquiète d'attraper la rage. Je la taquine mais la blague ne passe pas vraiment. On descend de plus en plus jusqu'à 105 mètres sous terre. Le guide nous demande d'étreindre nos lampe et d'écouter le silence et le goute a goûté des stalactites. Il est rare de trouver une telle quiétude sur terre. Un silence limite dérangeant qu'il m'avait été donné de tester lors d'une ancienne sortie spéléologique. On rallume, le guide n'est plus là ! On se retourne, il est là à sourire de ses grandes dents blanche a faire pâlir un mort vivant. Alizée rigole, personnellement j'ai les points serrés et ai faillit lui en décocher une par réflexe d'autodéfense.
Un peu plus loin, le guide commence a ramper dans un boyaux. Alizée se souvient maintenant pourquoi elle a arrêté la spéléologie. 5 mètres de boyaux plus loin nous voilà dans un passage encore plus étroit. 40 cm de large. Obligation se ramper sur le côté sur presque 8 mètres. C'est rigolo mais alizée n'est pas rassurée. Le guide lui est passé par un autre endroit. S'était simplement le chemin "frisson" pour touriste. On peut enfin se remette debout. On entend le grondement du Rio maintenant. Je commence a m'inquiéter de cette sortie. On finit par voir le débit intense de l'eau qui s'écoule par les boyaux. On longe le roi souterrain dans un dédale de galeries basses de plafond pour ressortir a la lumière du jour deux heures plus tard. On rentre a pied, on est épuisé. Sur le retour je cherche des fossiles. Le guide remarque mon intérêt prononcé pour les fossiles et demande ce que je fais dans la vie. Je craque. "Soy géologue". A partir de maintenant coco, on ne dit plus n'importe quoi sur la géologie de la région.
Le village comporte un petit musé de bizarrerie géologique. Forcément je veux aller voir. Un vieux machin nous fait la visite de sa maison décorée par mille fossiles et mille pierres au forme bizarroïde.
Samedi 14 décembre 2013,
Petit déjeuner dans le même boui boui qu'hier et on part marcher pour voir un canyon. Le guide est vraiment sympa et on peut parler avec lui de tout. Je cours de droite a gauche a l'affût de toutes subtilités géologiques. C'est génial ici, les couches sont super visible et montrent toutes sortes de ride (HCS, ripple-mark et tout le tralala). On observe encore quelques traces de dinosaure dont la plus grosse de Bolivie apparemment. Une trace ronde de 60 cm de diamètres. Difficile d'imaginer la taille de la bête avec une pâte pareille. On finit par déboucher sur une passerelle passant au dessus du vide. On a 200 mètres de vide sous les pieds, c'est vertigineux, ça fait des trililis comme on dit entre nous. L'endroit fait penser au photo du Grand Canyon des États Unis. On observera a la jumelle des perroquets endémique au plumage vert, bleu et orange.
On amorce la descente vers le fond du canyon. Il faudrait remonter toute les marches au retour, génial ! Je ne peut m'empêcher de regarder les immenses failles et plis que révèle ce canyon qui est un exemple d'école parfait pour les géologue en herbe. A un moment, je m'arrête pour demander les jumelles. Il y a une couche de 10 mètres d'épaisseur de l'autre côté du canyon avec qui nous montre des rides immenses qui s'entrecroisent dans tous les sens. Jamais je n'avais vu ça aussi bien. J'explique au guide se que je vois et la signification géologique de tout ceci. Il semble réellement intéressé. On est déjà crevé de la veille et on Continue a passer de rocher en rocher dans le fond du canyon. Une couche sur laquelle on marche comporte plein d'hypothétiques trace de racine blanche. Le guide voit que je n'arrête pas de regarder et de toucher. Il me demande se que j'en pense et lui expose mon hypothèse d'une ancienne mangrove et lui montre tout mes arguments au file de la marche. Je ne suis sur de rien mais faire de la géologie de terrain me fait du bien et me rassure sur le fait que je n'oublie pas se que j'ai appris. On finira par faire une pause devant de belle cascade dont k´eau sort de la roche comme par enchantement puis on remontera tout le canyon péniblement. une autre pause s'improvise pour expliquer la géologie du canyon au guide. Alizée continue la remonté. La géologie c'est pas son truc, et disons que je lui explique toujours mile truc dans le paysage. Le guide me demande des référence de livre sur la géologie. Je me promets de lui envoyer ces livres (hors de prix pour lui) en version espagnole si je les trouve a mon retour en France.
On repart du village pour les 4 heures de trajets jusqu'à Cochabamba. L'hôtesse de l'agence nous attend au terminal de bus où Johny nous dépose. Elle nous donne nos billets pour Sucre. L'enfoiré nous a pris un bus normal pour la nuit. Sympa de pas pouvoir incliné son siège, et en plus s'est gardée une commission. Jonhy attend son pourboire. Pour la peine, Johny aura une simple poignet de main. Faut pas déconner non plus ! Tu payes une blende et il faut encore cracher des tunes. Non mais oh !
On part a 19h30. On est censé arriver a 8 heure du matin. Là pour le coup on est vraiment avec les locaux. Une famille de 6 personnes s'assoit sur la ligné de 4 sièges devant nous. Les gosses n'arrêtent pas de s'agiter et de pleurer. La nuit va être longue et pénible. Je regarde un film sur la tablette. Le gosse pleure, la mère semble a bout. Il regarde le dessin animé que je regarde entre les deux sièges qui sont devant moi. Il tend son bras pour toucher la tablette, une fois, deux fois, trois fois. A chaque fois je le repousse. L'accoudoir central des siège de devant n'arrête pas de tomber en arrière sur mon genoux a cause du gosse. Ras le bol ! Je le relance violemment en avant. Manque de chance je coince le bras du gosse entre les deux sièges. Par chance il ne pleure pas, on vient de passer a côté d'un drame. La mère n'en peut plus et le laisse venir dans le boulot voir le dessin animé a côté de moi. Je préfère qu'il soit la tranquille plutôt sauna pleuré. Je finit par dormir. Les parents laissent leur petite fille dormir par terre dans l'aller centrale du bus. Elle dort la tête posée sur ma cuise. Punaise ! Impossible de dormir. Je finis même par lui mettre des petits coups de genoux pour qu'elle se pousse un peu plus loin. Crotte a la fin. Alizée elle l'aurait déjà dégagé depuis bien longtemps. La compassion a ses limites.
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