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lundi 6 janvier 2014

Tarija et ses vignobles

Mercado de comida (restaurant populaire)

Vallée viticole de Tajira

Chai artisanal



Jeudi 19 décembre 2013,

4 heures du matin, le bus nous largue au terminal. Le terminal ressemble a simplement un grand toit qui couvre l'ensemble des kiosques et les bancs. On va donc attendre attendre avec tous les locaux dehors sur un banc comme de bon vieux clochards. On attend donc dans le froid armés de deux polaires chacun. On réussi a se dégoter un banc pour tout les deux. Ceux qui n'ont pas de place sur les bancs s'assoit par terre sur les cartons apparemment mis a disposition. Alizée tente de dormir, mais en vain. Le banc est trop dure et surtout froid, il y a plein de monde et plein de bruit. Je ne tente même pas de dormir car je sais très bien que je n'y arriverai pas. J'attends donc en révisant mon espagnol. Après une dizaine de minutes a chercher un endroit où pisser dans des rues sombres et vide de monde, je retourne au terminal où, tapis dans l'ombre, j'observe le ibou qui se retourne dans tous les sens a ma recherche. Qu'est ce qu'il peut être vite inquiet ce ibou ! Mais je suis sûrement 10 fois pire ! Alizée est en pleine observation de la foule qui s'amasse et circule autour de nous. C'est encore mieux qu'une série télévisée. Elle qui ne peut plus regarder "Plus belle la vie" est au ange. Il y a cette fille qui drague le chauffeur de taxi, cette famille qui dort et qui parle a même le sol du terminal, et bien d'autre. Le jour se lève. On part en ville trouver un petit hôtel vraiment sympa et pas cher pour se recoucher jusqu'à 10 heure.

On sort visiter Tarija et chercher un tour pour aller déguster du vin dans des caves. On rencontre un tranchais qui travail dans la première agence. Il nous explique qu'il n'est pas possible de faire le tour avec son agence aujourd'hui mai qu'il serait sympa de le faire seul a condition de zapper certaines parties. Il nous accompagne au centre pour checker la poste afin de savoir si il est possible d'envoyer quelque bouteille en France. 25 euros pour un demi kilo ! 3 fois le prix d'une bonne bouteille. On s'abstiendra donc de cet envois. Par gourmandise on s'offre les fameux saltenas de Bolivie pour le petit déjeuner. On finit par trouver une agence qui décolle a 13h30 de Tarija pour la visite de plusieurs cave. On prend un peu de temps dans un cyber café pour appeler les parents qui commencent a s'inquiéter après 4 jours sans nouvelle et on court s'acheter a nouveau des saltenas pour le déjeuner. Mieux vaut manger léger avec tout le vin qu'on s'apprête a boire.

On est avec un couple de 50 ans, tout deux boliviens, apparemment plein au as vu l'hôtel d'où ils sortent.
La première cave est une fabrique a grande échelle du vin "Campos de Solano". Cave médaillée plusieurs fois pour son rosé qu'on décide de goûter. L'explication de la production du vin a grande échelle est impressionnante et vraiment intéressante. L'autre femme n'aime pas le rouge et boit peu. On choisit donc le fameux rosé. La dégustation commence. Un verre, deux verre,... Il est vraiment bon ce rosé, mais certain rosé de moyenne gamme français sont nettement meilleurs. Ça reste quand même le rosé produit dans les vignobles les plus hauts du monde. On en ressort déjà pompette, la journée risque d'être prometteuse. De toute façon on s'en fiche on se fait balader toute la journée alors on peut s'en siffler autant qu'on veut. La guide nous donne même la demi bouteille restante de rosée. Deuxième  cave, celle ci présente la production du Singani, une sorte de pastis incolore. Visite de la production a la chaîne du Singani qui se fait a l'aide d'alambics fabriqués a Cognac. La dégustation ne se fait pas attendre. La guide nous met une dose de cheval dans le verre et peu de sprite. L'alcool est quand même a 45 degrés et on a le privilège de goûter leur meilleur Singani. L'an prochain ils sortiront la troisième génération de leur meilleurs bouteille qui reste en distillation pendant 15 ans. Le prix de cette bouteille qui est pourtant leur meilleurs reste dérisoire, seulement 14 euros. Dommage qu'on ne puisse en acheter une. Trop lourd a trimbaler ! C'est le verre de trop. On se force limite a finir nos verres. Un seul suffit, on part de la cave un grand sourire aux lèvres, et on éclate de rire a l'arrière de la voiture. Je pense que là, les autres ont compris qu'on est finement bourré. Manque de chance, ou l'inverse, il reste encore une cave. Les paysages vinicoles de la région sont vraiment beaux et nous changent de ceux arides des hauts plateaux andins. La dernière cave est plus artisanal et produit peu. Il y a même un restaurant avec vu sur tout les hectares de vignes de la maison. Celle ci produit plusieurs vain au teneur en sucre variable. On les goute tous. Ils sont presque tous mauvais mais reste vraiment fort, surtout leur eau de vie a la fin. On revient assommé a Tarija, et encore bien groggy y par l'alcool. On partira le soir chercher une de leur fameuse rôtisserie. Il y en a généralement a tout les coins de rue mais il n'y a que ces fichus fast foods de poulet qu'on déteste. On finira dans un de ces fast food car Tarija est une ville vraiment chère pour manger.

Vendredi 20 décembre 2013,

Grace matinée méritée après tant d'heure de bus auparavant. On a du temps a tuer avant le bus de 20h30. On ne sait pas quoi faire alors on part visiter le peu de chose a voir dans la ville dont une église et un mirador a l'autre bout de la ville perché sur une butte bien difficile a grimper. Il y a aussi un musée de paléontologie et de minéraux que je veux voir. C'est a 3 kilomètres alors on marche encore longuement comme tout les jours. Je demande a un vieux (apparemment pas bolivien vu sa peau blanche) ou est le musé. Et voilà qu'il me répond en anglais avec une série de "Fuck you ! Fuck you !" En me disant qu'il ne faut s'adresser a lui qu'en anglais. Et bin "Fuck you too !" Qu'on lui répond en cœur a ce vieux c**. Il existe en Amérique du Sud beaucoup d'américains retraités qui viennent s'installer dans des pays pas chèr pour eux comme la Bolivie et qui ne font jamais l'effort d'apprendre l'espagnol. Un peu comme ces villages d'anglais en France. On finit par trouver le musé qui détient une belle collection d'os d'animaux préhistoriques et de superbe minéraux provenant de la mine de potosie comme d'énormes morceaux de pirite. Alizée m'attend patiemment pendant que je m'extasie devant tous ces minéraux.

On est toujours en mode économie alors on décide d'aller au mercredo central pour déjeuner pas cher et trouver le fameux seicei de Tarija. La recherche s'avère difficile mais on finit par se retrouver dans un marcher grouillant de monde attablé et d'odeurs de nourriture toutes plus alléchantes les unes que les autres. Premier ceisei. C'est un plat de riz et légume et de viande hachée aux épices. Délicieux mais peu copieux pour moi. On se met a une autre table  avec une famille de bolivien devant nous pour un deuxième ceisei pour tout les deux (Alizée c'est de la gourmandise ! Oui mais c'est vraiment trop bon !). Celui la est vraiment énorme. On offre un ou de rosé de la veille au mec devant nous et on commence a discuter en espagnol. Ce midi, on vient de manger le déjeuner le moins cher de notre voyage, 4 plats pour 2,4 euros. La Bolivie est vraiment génial pour ça. 

On part s'assoir sur la place centrale histoire de digérer mais aussi car on ne sait pas quoi faire. D'autant plus qu'on a rendu la chambre ce matin. On fera les idiots sur la place deux heures durant avant d'aller squatter le wifi d'un bar très classe avec le petit plaisir de la semaine, des nachos au guacamole et une bière. Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas fait plaisir. Ce goûter fera office de dîner. On a Sandrine et les parents d'alizée en même temps sur skype. Trois enfants intrigués de nos voir parler ainsi a nos téléphones s'approchent et restent a notre table a regarder tous ces Sires qui s'affichent a l'écran. Manque de chance, tous parlent Quetchua et il est difficile de leur parler, et même de s'en dépêtrer.
On restera dans le café près de 3 heures avant de partir chercher nos sac a l'hôtel pour aller au terminal. On avait acheté nos tickets la veille au retour de la tournée des caves grave a l'agence qui avait bien voulu nous attendre au terminal le temps de l'achat. On sait que la nuit s'annonce courte car on va arriver a 3 heures du matin a Tupiza et attendre pour la troisième fois en une semaine  le lever du jour dans le terminal.

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