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dimanche 5 janvier 2014

La grande traversé du Pérou






Dimanche 17 novembre 2013,


Après un mois et trois jours, on s'apprête a quitter notre premier pays, l'Equateur !

Les paysages des vertes vallées de l'Equateur se dissipe pu a peu en descendant vers le Pérou pour laisser place a des vallées plus sèches avec peu de végétation. Passage obligatoire a la frontière par Macara, tampon de sortie de l'équateur et d'entrer au Pérou , en voilà des souvenirs que l'on gardera longtemps.
Le Pérou se traverse principalement par la côte, comparé a l'équateur ou la panamérica traverse les hauts plateaux andins. Les paysages de plaines désertes se succéderont tout le long du trajet. L'ambiance est différente ici. Cela a beau être la frontière, on sent que le Pérou est plus pauvre que l'équateur. Les maisons sont encore moins finies. Au Pérou, le taxi n'est plus le roi. C'est la moto taxi qui l'a détrônée. Il y en a partout partout.

Plusieurs choix s'offre a nous a l'arrivée a Piurà. Partir dans la jungle a Iquitos ? Cela prend 17 jours aller retour maximum sans y aller en avions. Pas possible ! Aller chachapoyas dans les Andes voir des ruines ? Il faut deux jours aller. Trop long et on en a mare du bus. Tant pis on est pas venu faire le Pérou pour ce voyage, alors on va tracer direct en Bolivie. Arrivé a l'office de la compagnie de bus on se souvient que au Pérou, toute les compagnies ne sont pas rassemblées au même endroit mais un peu partout dans la ville. On doit son prendre un taxi. Oui mais on a pas de soles nous, on a que des dollars. A les c**, on a pas changer notre monnaie. Pas d'argent, pas de taxi. Laissant alizée au terminal avec les sacs et ce taxi qui la lorgne, je file chercher une banque. Mais il s'avère que l'agence de bus change les dollars en soles. Ouf, il nous reste 20 dollars (malheureusement pris après avoir cru que la femme de l'agence de bus a Piurà nous avait dis qu'il y avait un droit de passage a la frontière de 6 dollars chacun).
Aaaaah ! Les taxis péruviens. Ces petites voitures jaunes branlantes grandes comme des pots de yaourts. Je les aimes ces bagnoles. Nous on prend les plus petites et les plus pourries car c'est soient les moins chères. On bourre nos sacs a l'arrière. Alizée est bien callée entre les sacs et la fenêtre mais cela ne semble pas la gêné. La course a 4 soles ( 1 euros ) ça change des 3 ou 4 dollars de l'équateur. Le taxi est dingue, conduit comme un barge, et klaxonne a tout vas, même quand le feu est rouge. Les péruviens sont de vrai parisiens sur la route. Une fois sur deux y a des ceintures, une fois sur deux, c'est encore mieux que le parc Astérix de prendre un taxi péruvien.

Argent trouvé, on file a notre agence préférée: Cruz del sur, El placer de viaje en bus ! La compagnie de luxe par excellence. Du luxe oui, mais du luxe pas cher. 25 euros les 16h ! Petit tour dans Piurà. On a la chance de voir la descente du drapeau péruvien par les militaires sur la plaza de armas. 18h30, on retrouve le confort des semi cama du bus. La nuit se fera dans le bus.

Lundi 18 novembre 2013,

L'arrivé a lima se fait avec une vue en coupe superbe sur la stratification d'immenses dunes éoliennes qui se jettent dans le pacifique (désolé, y a mon côté géologue qui ressort sérieusement parfois). Arrivé vers 11h on se décide a passer la journée de demain a Lima et de partir a Arequipa le surlendemain puis passer une journée a Arequipa avant d'aller a puno. On prend nos billets avec Cruz del sur. 20h de bus, mieux vaut les faire confortablement.

Direction la plaza de armas ou pas mal d'hôtel sont présents. Premier, trop cher, deuxième, mieux ! On logera finalement a l'hôtel españa. Le même hôtel qu'il y a deux ans. On se pose dans la chambre et on a enfin des nouvelles de mes parents qui sont arrivés a La Paz. Ma mère est terrassée par le mal des montagnes et mon père semble tenir le coups. Un voyage qui commence bien ma foie ! On décolle pour Lima qu'on a déjà visité il y a deux ans. Alors on flâne dans les boutique a touriste. Les prix nous rendent fou ici par rapport a l'équateur. C'est pas cher du tout ! Alors on craque, un cochon tirelire, un énorme kekos, des lamatos. On est chargés mais on verra bientôt mes parents pour leur donner tout ça.

On se rentre. Alizée se met dans les draps et m'appelle pour me montrer quelque chose dans le lit: des cheveux, des poils (de quoi ?), et même un ongle de gros orteil. C'est génial l'Amérique du sud ! Je fonce voir la vieille qui tient la réception et je me débrouille avec mes rudiments d'espagnol pour lui faire comprendre que c'est pas possible. On change de chambre ! Alizée a réaliser après le bus qu'elle avait la thrombose du voyage. Tu m'étonnes qu'elle s'inquiète ! Elle a des chevilles de grosse comme elle dit ! Elle a jamais eu une bonne circulation sanguine de toute façon donc ça ne m'étonne pas. Quelques massages régleront tout ça.

L'hôtel n'est pas si mal, il y a même une tortue et un pan (oui oui, j'ai bien dis un pan) qui se ballade dans la cour sur le toit. Le pan, c'est vraiment sympa de lui dire de "Léoooooon" a tout vas en journée, mais quand il t'en balance un en pleine nuit, c'est comment dire, surprenant ! La tortue nous a même pondu un œuf derrière les toilettes. Vraiment marrant cette basse court urbaine.

On a envie d'une pizza pour dîner. Je demande ou y en a des bonnes et on m'indique assez loin dans le centre ville. Une fois la bas on découvre la Rustica, théâtre d'un gueuleton sans "faim" ! On a pas faim mais on finit par commander la familiale. Bah on aurait pas dû. Du gras, en veux tu, en voilà. On repart d'ici prêt a exploser avec deux part de pizza. On sera mal toute la nuit. 

Mardi 19 novembre 2013,

Aujourd'hui c'est grasse matinée et on verra bien pour le reste. Check out oblige, on dépose nos sacs dans le placard de l'hôtel pour repasser les chercher, car le bus pour Arequipa est a 18h30. Il est 11h30 et alizée rapelle le starbuck vu la veille. Oh que oui ! Un café et un muffins plus tard, ça fait du bien un peu de confort a l'occidentale. C'est tellement bien ici qu'on en ressortira vers 13h.
Lima, on a déjà vu. On va aller dans le quartier de miraflores bordant l'océan. Les info touristiques nous renseignent qu'il faut prendre le métro bus. On a 4h devant nous, c'est loin mais on tente. Quelque pièce a certains passagers pour qu'ils nous fassent passer le portique. On économise la carte a acheter comme ça. Le métro bus, une merveille, pourquoi n'y a t'il pas ça partout en France. Un homme nous aide a trouver le bon bus et nous reparle a la sortie. Il voulait nous faire visiter Lima, mais on part ce soir. Sympa le mec ! Miraflores est le quartier moderne de Lima. On trouve de tout, même un Apple store avec des iPad au prix défiant toute concurrence. Enfin le pacifique est en vu. Une foule de magasin sont jugés sur cette falaise (de conglomérats, désolé). On est encore mal de la pizza d'hier mais tant pis, on craque ! Il y a un burgerking juste devant nous. On a pas faim mais on s'en fait un en espérant ne pas être malade demain.
On est en retard sur l'horaire on va manquer le bus. Le retour se fera au pas de course, le ventre trop plein. On presse même le taxi qui fonce dans les embouteillages de Lima.
On arrive tout juste pour le bus.
Encore une bonne nuit s'annonce avec la compagnie Cruz del Sur.

Mercredi 20 novembre 2013,

Arrivé à Arequipa, dans ce terminale ou tout les rabatteurs crient en chanson la destination du prochain bus, on sort de l'enceinte du terminal ou tous les taxis sont trop cher. On chope encore un pot de yahourt jaune que l'on bourre de nos sac a dos. Petit contrôle de police pour le chauffeur qui ne semble pas apprécier. Il a pas la monnaie sur 20, on le klaxonne dans tous les sens, on lui donnera notre monnaie. Pour le coup, il aura appris qu'avec les touristes, mieux vaut avoir la monnaie.
Après avoir posé nos sac a l'hôtel, on trouve un petit menue du jours pas cher comme d'hab', qui s'avèrera être des plus dégoûtant. La serveuse a même pris ma soupe pour l'examiner plus loin avec une autre serveuse avant de me la ramener. Que dois je penser ? Dois je la manger ou non ? Bah oui pardis. En avant Guinguan ! On verra bien se que mes intestins me diront demain.
On a déjà visité aussi Arequipa alors on flâne. Trouvons un but ! Oui ça y est. On va aller au marcher voir les étales de légumes et sentir l'odeur des viandes en putréfaction qui pendent ça et là. Mais surtout on va aller chercher le bolso de manos que je réclame tant car la poche poubelle qui nous sert pour porter nos cadeaux est prête a casser.
Effectivement, c'est comme je l'ai dis. D'un côté l'odeur des fruits et légumes est merveilleuse avec leurs vendeuse qui dorment a moitié au milieux de leur étale, et de l'autre côté, les viandes sentent toujours aussi mauvais et sont encore une fois une aire de jeu parfaite pour nos amis les mouches. Elle sont quand même appétissante a l'œil, je vous jure. Des trips, des intestins, des cuisses, des pieds de cochons, des têtes de cochon entière même, et des même des serres de poulet a mettre dans la soupe, que de délice pour carnivores en mal de vers solitaire.
Le bolso de manos est parfait pour tout transporter. Le repas se fera au mexicain devant une émission encore plus débile que chez nous.

Jeudi 21 novembre 2013,

Vamos a Puno, la ville la plus moche qui soit sur le lac titicaca. On repasse par la ville de Juliaca qui a des aires de Bagdad. La rue principale et défoncée, jonché de détritus qui forme parfois des monticules sur le terre plein central mais la rue goudronnée. Les rues annexes en terre battue, sont dix fois pires. Un climat d'insécurité règne amplement dans ces rues, et nous rappelle qu'il est préférable de passer son chemin, se que nous faisons. On retrouve Puno comme nous l'avions laissé il y a deux ans, moche et délabré. On a accepté un hôtel au terminal en échange d'une réduction sur le trajet pour la Bolivie demain et le taxi pour aller a l'hôtel. Ça sent l'hôtel miteux mais on ne reste ici qu'une nuit. Finalement, c'est jour de chance car c'est plutôt pas mal. L'hôtel n'a même pas de nom en façade, il manque des lattes a mon lit, y a pas d'eau chaude, le charme péruvien opère. Aura t'on le même charme en Bolivie ? Demain nous le dira.

On part retirer beaucoup d'argent car pas de distributeur a Copacabana en Bolivie, il faudra faire du change a la frontière. L'orage et la pluie battante nous feront rentrer dans un restaurant. On négocie même le prix du menu du jours qui comprend une dangereuse limonade, sans eau du robinet selon le serveur. Une gorgé pour moi, le bas de mes intestins grognent, mauvais signe. Une gorgé pour alizée, 10 minutes plus tard, elle a chaud, elle se sent mal, et part s'assoir dehors sous la pluie. Le charme des voyages a l'étranger opère a nouveau.

On reviendra a l'hôtel sous une pluie diluvienne avec de l'eau boueuse qui coule a torrent dans les rues en pente. Celles ci étant parfois sans trottoir, on est heureux de mettre nos petites chaussures dans gadoue. Moment drôle et humide. On remettra nos chaussure humide le lendemain, moins drôle.

Le Bibou n'est pas au meilleurs de sa forme, mais guerrière comme elle est elle survivra !

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