| Coucher de soleil dans les rues de la Havane populaire |
| Centre historique de la Habana Vieja |
| Le malecon |
Samedi 22 mars 2014,
9 ans ! Cela fait 9 ans aujourd'hui que nous construisons notre histoire. Des hauts, des bas, mais nous sommes toujours là, mains dans la mains a parcourir le monde. Aucune frontière, aucun barrage, ne nous arrêtera si nous sommes deux. Je t'observe et vois qu'avec toi tout est possible, qu'il est possible de construire bien plus grand encore qu'un simple voyage.
L'avion se pose, il est 8 heure heure locale. Nous sommes a Mexico. Nous passons les douanes et nous assurons que nos sacs transitent bien . Le chien de la douane sent mon sac. Il y a de la nourriture dedans, voilà pourquoi. En le débalant a la maître chien, celle ci rigole. On lui explique alors que nous sommes souvent amené a camper. Elle comprend et nous laisse partir. Une fois les douanes passées nous attendons dans le hall d'embarquement. On pose mille question afin de savoir si nous avons les bonnes cartes touristiques pour entrer a Cuba. Il sera dure de correspondre avec nos familles a Cuba, on voudrait donc bien capter le wifi, mais il n'y en a pas dans ce fichu aéroport. Seul les cafés en ont un comme le starbuck. Par chance, une femme a bien voulu nous donner le code wifi du starbuck, mais impossible de s'y connecter. Nous n'avons pas de pesos mexicains pour prendre un café dans les restaurants et on ne veut pas dépenser nos dollars. Après 30 minutes de recherches infructueuses,je réussi a me connecter au wifi du starbuck. Le ibou est heureux car il peut appeler sa famille une dernière fois avant Cuba.
Nous survolons la mer des Caraïbes et commençons a apercevoir les côtés cubaines. Nous passons au dessus de la zone ouest de l'ile, celle couverte d'immense champs de tabac, le fameux tabac a cigare. Nous apercevons des kilomètres de plage et l'eau semble très bleu, et probablement très chaude.
Cuba, ici Cuba ! Il est 15 heure et nous posons le pied sur la terre de tous les rêves. L'aéroport ne paye pas de mine. Nous attendons nos sacs vraiment longtemps. Le mien sort, c'est de bonne augure. Le tapis roulant ne recrache plus de sac, moment stressant. Le tapis roulant s'arrête, Alizée panique. Son sac n'est pas là, et nous comprenons qu'il n'y a pas de sac. On est sur le cul. On finit par comprendre que c'est le tapis qui est cassé, et bien heureusement le sac d'Alizée sort de la machine. Nous avons bien rempli nos papier pour la douane, et curieusement nous ne subissons aucune fouille. J'espère que la russe a côté de nous dans l'avion n'aura pas de problème car celle ci a coché sur sa fiche qu'elle détenait tous ce qu'il est interdit d'importer (armes, drogue, article pornographique...). Nous sommes a 25 kilomètres du centre de la havane. Les informations touristiques nous renseignent qu'il y a bien un bus qui va dans le centre mais que l'arrêt est très loin. De plus, la pluie au dehors ne nous incite pas vraiment a sortir. Le seul moyen est d'y aller en taxi. 25 dollars la course et pas moyen de négocier le prix. Ne sachant pas encore comment fonctionne le système de casa particular a Cuba, nous acceptons d'aller dans celle que la femme des informations touristiques nous a recommandé. 25 dollars la nuit. C'est la chambre la plus chère de notre voyage, espérons qu'elle soit bien a ce prix la. Nous marchandons longuement avec le chauffeur du taxi qui nous guette depuis prêt de 30 minutes. Celui ci nous propose d'attendre que d'autres touristes arrivent pour partager les frais. Après avoir retirer les fameux CUC et s'être pris 9 dollars de commission, le chauffeur nous lâche la course a 20 CUC. On en finira jamais assez de marchander tous les deux. la Havane est un vrai choc. Nous avons a peine fait 3 minutes de voiture que nous faisons un saut de 50 ans dans le passé, comme on nous l'avait promis. C'est surtout les voitures qui te donnent cette impression. Presque toutes les voitures sont de vielles américaines des années 50. Cadillac, Pontiac, Chevrolet, et même Citroën sont là. Il y a plus de vielles bagnoles que de nouvelle car il y a très peu d'importation nous explique le chauffeur de taxi. Nous sommes réellement choqué de voir cela. Le chauffeur tourne a droite et nous entrons dans la havane. Certaines maisons sont colorées mais la plupart sont délabrées et tombent complètement en ruine. Là est sans aucun doute le charme de Cuba. Notre casa est là, une simple porte sur une façade terne. Rien ne pousse a croire qu'il y a une chambre a louer ici mis a part cette insigne en forme d'ancre de bateau au dessus de la sonette. Osiris nous attend, drôle de prénom. Celle ci est docteur, et a en voir sa maison, nous n'aurions jamais pensé qu'elle le soit. Les docteurs gagnent 25 dollars par mois a Cuba. Nous comprenons maintenant pourquoi mieux vaut faire une casa particular qui rapporte 25 dollars par nuit ( malgré le fait qu'une partie est pour l'état). Le couloir sent vraiment mauvais. Dans le second sombre couloir, 3 personnes travaillent sur une porte et nous saluent. Nous passons dans la cuisine où une vieille dame et surtout un petit papi nous salue chaleureusement, puis poursuivons a l'étage en passant par une de leur chambre a coucher. Notre chambre est correcte mais sans fenêtre. Nous avons notre propre douche dans la pièce a côté. Le must est cette petite porte de chambre ou nous somme obligé de vraiment courbé le dos pour passer. Ne pouvant que s'ouvrir a moitier nous passons même de profil pour rentrer dans la chambre. Il est a peine 17 heures. Nous sortons profiter de la havane. Nous ne sommes pas d'as le vieux centre, nous sommes même a deux kilomètres de celui ci, dans le quartier populaire. Les rues vivent ici. Tous le monde vit dehors a Cuba. On entend toujours de la salsa sortir d'une maison au coin de la rue, où des cubains parler fort ou rire dans la rue. Nous sommes encore choqué de cet environnement. Les jeunes portent du Dolce & Gabana mais circulent dans de vieux tacos. La havane, où comment faire du neuf dans du vieux. Nous allons marcher sur le malećon ( le bord de mer). Tous le monde est la assis sur le rebord a boire et a discuter dans cette chaleur étouffante. Nous bifurquons dans une grande artère, il y a beaucoup de monde. Au détour d'une rue nous apercevons une casa de tabaco. A l'intérieur, les cigares de toutes marques sont entreposés sous des vitrine. De 2 a 15 euros le cigare. Je manque de craquer mais nous ne connaissons pas encore les prix et nous ressortons. Nous continuons jusqu'à une place ou il y a une immense file d'attente. En demandant, on comprend que nous sommes devant le glacier copelia nationalement connu a Cuba. Tous le monde veut sa glace copelia. C'est comme ci s'était la sortie du dimanche pour eux, il faudra qu'on essaye. Autre rue, il y a de jolie maison coloniale parfois très coloré offrant parfois une chambre dans une casa particular. Et tout a côté, il y a une maison qui tient a peine debout. Certaines maisons coloniales sont pour nous des ruines, mais ici n'en sont pas puisqu'elles sont habitées. Des gens joues au dominos devant la maison entre des potos en bois qui soutiennent se qu'il reste de la terrasse prête a s'écrouler.
Nous avons faim mais nous ne trouvons aucun restaurant que notre route. A la casa, Osiris nous indique un restaurant très typique celon elle. Lorsque nous ressortons la nuit est tombée. Les rues sont encore très vivantes, mais la lumière jaune pale des lampadaires rendent l'atmosphère de certaines rues désertes assez inhospitalières. Il manque parfois des plaques d'égouts en plein milieu de la rue. Nous passons dans une rue bondée de jeunes parfois éméchée. On ne traine pas ici et tombons nez a nez avec un château immense qui est en fait un hôtel de grand luxe d'où sorte certains touristes qui croivent sûrement que Cuba c'est çà. Il y a un restaurant au balcon d'un immeuble d'où sort de la salsa a gogo. Nous ne connaissons pas encore assez bien le pays pour savoir si nous serons accepté dans un restaurant que de cubain. On sent bien qu'à Cuba il y a le touriste, et les cubains. Il y a d'ailleurs deux monnaies, le CUC, et le pesos ( 1 CUC = 24 pesos = 1 US$). Le restaurant recommandé n'est vraiment pas cher, mais est vraiment trop kitsch avec toute ces grandes tentures qui cachent la misère derrière. Comment peuvent ils penser que les touristes aiment manger là ? On finira bien par le trouver nous même notre restaurant local la prochaine fois. On n'est pas vraiment rassuré dans les rues sombres de ce quartier alors on presse le pas pour rentrer. On est pas si mal ici finalement, certe on paye cher mais les gens de la casa sont adorable, et surtout notre petit papi.
Dimanche 23 mars 2014,
Nous prenons le petit déjeuner dans le salon de la maison. Ces maisons coloniale ont souvent des moulures dans les coins du plafond. Mais le must du salon est sans doute ses deux rocking-chair. A Cuba, il y a des rocking-chair dans toute les maisons. C'est hallucinant !
Nous partons faire la visite du vieux centre (touristique). Nous voulons faire le bus touristique qui dessert toute la ville. Sur le chemin pour aller a l'arrêt de bus, un couple nous abborde. Il nous explique que Cuba se visite plutôt a pied et que tous est sûr ici. Il y a un défilé gratuit de rumba pas loin, et que si on veut on peut y aller. Une fois qu'ils sont partis on se tâte a y aller. Allez c'est pas loin, on verra bien. C'est en chemin qu'on les rencontre a nouveau. On marche avec eux et nous explique pas mal de chose sur Cuba et son fonctionnement. Il nous explique tellement de chose qu'ils s'improvisent guide. On sent qu'il va nous demander un pourboire a la fin mais maintenant on est lancé. Il nous montre une rue décorée avec uniquement des objets recyclés par un artiste cubain, salvador. Ils nous emmène dans un marcher couvert que nous n'aurions jamais vu depuis la rue. Les étales en bois présentent des légumes pas toujours en bonne état mais j'adore ces ambiances de marcher. Les marcher cubains sont complètement différents des marchers bolivien. Il n'y a d'ailleurs pas grand chose de varié sur les etales. A un croisement, le type nous dis qu'ils repartent dans l'autre sens, je leur dis qu'on voudrait une photo d'eux mais cela semble lui déplaire, et pourtant il accepte mais ne sourit pas. Sa femme nous explique que le lait pour bébé est vraiment très cher ici a Cuba et que justement il y a le magasin de lait derrière nous. La voilà l'arnaque. On leur dit qu'ils sont sympa mais qu'on n'achètera rien car on ne leur avait rien demandé. Dégoûté le type et sa femme partent, tant mieux. Osiris nous avait pourtant prévenu des gens trop amicaux. Nous continuons seuls dans les rues du centre populaire. Il y a des fils électriques partout et les rues au bâtissent coloniales délabrées qui baignent dans le soleil ne nous inspirent pas encore confiances. Les vieilles voitures circulent toujours et je ne peux empêcher de les prendre en photos. Ces voitures coûtent une fortune en Europe alors qu'ici elle coûte moins chère qu'une petite Peugeot. La plupart ne sont pas entièrement d'origine nous a t'on dis. Nous attendons le bus prêt de l'hôtel havana libre. Il fait une chaleur écrasante, même a l'ombre. Le bus panoramique passe par le malećon et nous dépose dans le centre. Nous voulons d'abord faire le centre car il y a une fabrique de cigare a faire et qui ferme a 17 heure. C'est bête a dire mais on se sent plus en sécurité ici car il y a des touristes partout. Les maisons a l'architecture coloniale caractérise bien le vieux centre historique. Elles sont toutes très colorées. Nous flânons dans les rues d'une place d'église a une autre. Certaine rue sont déserte, moins colorée, mais plus authentiques. Les linges pendent à tous les balcons de la rue et dansent au vent. Dans le caniveau, il y a un canon. Oui, oui ! Un canon ! Un canon comme on en voit dans les bateau de pirate. Que fait il là ? Et bien a Cuba tout se recycle, car nous apercevons d'autres canons plantés dans le sol faisant office de barrière dans la rue. Il y a même une vieille pharmacie ici. Nous entrons a l'intérieur car celle ci est magnifique. Toute les vitrines sur les murs sont garnies de pots en céramique française et espagnol avec inscrit sur le dessus les noms des produits utilisés pour la préparation de médicament. Nous en croiserons plusieurs a Cuba des pharmacies comme celle ci qui fonctionne comme pharmacie et non comme musé. Comme quoi ici, rien n'a changé depuis longtemps, et rien ne changera. Nous déambulons dans les rue du vieux centre. D'une rue a une autre le décors peut changer brutalement. Certaines rues sont restaurées pour les touristes quand la rue adjacentes,où les cubains vivent, voit ces façades de bâtiment largement délabrées. D'une rue a une autres les atmosphères changent. Nous oublions de manger car l'attente a un restaurant était trop longue. Nous visitons une boutique de rhum. 3 dollars la bouteille, dingue ! A ce prix la en France, j'apprendrai volontiers a aimer le rhum. Nous nous dirigeons vers la fabrique de cigare. On nous renseigne la bas que celle ci a été déplacée il y a 3 ans. Un peu dépité de ne pas voir comment on fait des cigares. Nous reprenons le bus touristique qui nous fera visiter toute la havane. On fera même un arrêt au plus grand cimetière de Cuba qu'on refusera de payer après avoir râler comme il faut car le prix était bien trop élevé pour les touristes alors que l'entrée est gratuite pour un cubain. On commence a ressentir que nous sommes de vraies vaches a lait dans ce pays. Tout est bon pour nous soutirer nos sous. Le prix touriste et le prix pour un local est la plaie de l'Amérique du sud pour nous. L'autre partie du parcours n'eut pas beaucoup d'importance. Au retour du tour nous nous installons a la terrasse d'un café a la façade coloniale d'une couleur bleu éclatante pour déguster une des pâtisseries d'ici. Même les toilettes du bar sont payantes, cela commence a devenir énervant. Nous réussissent a rentrer a la casa particular grave au bus touristique afin de demander a Osiris si elle veut bien appeler son taxi pour aller a Trinidad demain. le taxi étant presque le même prix que le bus mais en m'étant 2 heures de moins nous préférons le taxi. Osiris nous indique même une casa particular a Trinidad. Nous avons vu que les grandes villes fourmillent de casa particular. C'est pourquoi on mentionne bien que si celle ci ne nous plait pas nous irons voir ailleurs. Une douche rapide n'est pas de trop avec cette chaleur humide qui après 5 minutes te rend poisseux. le timing est bon puisque le dernier bus touristique retourne vers le centre et nous prend au passage. Nous cherchons longtemps un restaurant pas trop cher. Pour 8 euros tu peux manger dans un bon restaurant a Cuba. C'est a peine pensable. On mangera sur la terrasse d'une grande place avec des musiciens qu'on fera chanter de la bossa trova, la musique cubaine révolutionnaire. Nous qui voulions prendre un coco taxi pour rentrer depuis le malećon fut un échec. Aucun coco taxi ne passera nous forçant a faire les 30 minutes de marche le long du malećon. Nous discutons et rions un peu avec notre papi qui voudrait apprendre un peu de français avant d'aller nous coucher.
Lundi 24 mars 2014,
Notre taxi est a 13h30. Nos sacs sont prêts alors nous tentons d'aller visiter la fabrique. Il est nécessaire d'acheter les billets directement dans un hôtel. Direction l'hôtel havana libre, où le hall d'entrée nous fait changer de décors. On est pas prêt de se payer une chambre ici. Billets en main, nous sautons sur le premier coco taxi devant l'hôtel. Nous voilà dans cette espèce de tricycle motorisé en forme de grosse boule jaune. Enfin nous essayons le coco taxi ! Il n'y a Qu'a Cuba qu'il y a ce genre de transport.
La visite commence presque aussitôt et en français en plus. Le groupe est presque entièrement en français. Il y a énormément de français a Cuba. C'est réellement impressionnant d'ailleurs. L'odeur des feuilles de tabac séchées est très forte dans la fabrique. Nous passons dans les étages supérieurs. Dans une des salles, il y a prêt de 70 personnes derrière leurs établis qui roule des cigares. Il faut une sacré technique pour rouler un cigare. On nous fait même quelques clins d'œil en nous proposant de leur acheter directement des cigares. La visite fut vraiment géniale. Le guide nous proposera quelque cigare a moitier prix a la fin du tour. Ici tous est illégal, mais tout est permis dit il. Nous éditons mais n'en prenons pas. Quel erreur ! Le coco taxi qui nous attendait depuis 1 heure nous dit comprendre s'était un bon prix mais eu ceux ci étaient parfois des faux.
Trop dépité une fois rentré, je suis parti acheter un des petits cigares dans la première boutique de cigares d'hier qui est a deux pas de la maison. Me voici avec mon premier cigare, un Roméo et Julieta. Je Le mets de cote pour le fumer avec un rhum sur les plages de Trinidad. Le taxi arrive, nous chargeons tous nos sacs et partons chercher d'autre touriste qui ne semble pas vraiment apprécier voyager a 5 dans une si petite voiture.
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