Sommaire interactif

mercredi 9 avril 2014

Salvador et le candomble

Fitas porte bonheur accrochées aux grilles de l'Iglesia do Bonfim

Phare de la Bahia de Salvador

Pelourhino de Salvador


Mardi 11 Mars 2014,

Ce matin, nous ne sommes que tous les deux dans la chambre sur notre grand lit double. Le bus est a 11h mais le petit déjeuner se termine a 9h. Cela nous contraint donc de descendre rapidement si nous voulons profiter du petit déjeuner. J'avais commencé a prendre l'habitude de souvent prendre le taxi avec Daniel, mais aujourd'hui on reprend nos bonnes vieilles habitudes  de routard. Pourquoi prendre le taxi quand il y a un bus qui mène au terminal directement et pour 4 fois moins cher.

C'est le moment de vérité. Avec tous ce que j'ai donné aux Sires mon sac devrait s'être bien allégé. Je saisi la bretelle et le soulève. Celui ci décolle littéralement et bondit sur mon dos avec grâce. Je souri ! Le voyage nous semblera moins pénible dorénavant puis qu'alizée aussi me dit que son sac est aussi plus léger. Nous ne savons pas très bien combien ceux ci pesaient au maximum mais le mien vaut été estimé a 26 kilos et celui d'alizée a 22 kilos. Quand je pense qu'avant j'avais toujours cette petit grimace incontrôlable quand je soulevais mon sac, et qui en disait long sur son poids.

Les bus brésiliens n'aiment pas les backpackers. Il y a toujours ce fichu tourniquet a l'entrée du bus ou tu dois payer ton ticket. Le tourniquet est si étroit qu'il faut souvent que je pousse alizée pour qu'elle passe. Les deux matelas de sol accrochés sur les côtés de son sacs lui donne une certaine largeur et l'oblige même a défaire son sac pour le passer a la main par dessus le tourniquet. J'ai bien trop la flemme de défaire le mien et étant moins large que celui d'alizée je préfère toujours forcer pour rentrer. Les bus urbains accompagné de notre bardas sont toujours de sacrés expériences. Il faut toujours trouver où se mettre dans le bus, sortir la carte et suivre le parcours du bus dans la ville afin de savoir quand remette les sacs sur nos dos et sonner l'arrêt. Je regarde la carte et alizée m'annonce les noms des rues dans lesquelles le bus passe. Cette fois ci, ce fut facile puisque le bus était vide et nous descendions au terminus qui est le Rodovaria. Le terminal de bus de Rio est gigantesque pour un terminal de bus. Il ne s'agit pas de se planter de plateforme de départ. A l'approche de la plateforme 1 d'où démarre notre bus, je montre nos tickets au contrôleur qui n'annonce que notre bus est plateforme 43 a 45, c'est a dire de l'autre côté du terminal. Effectivement le vendeur avait marquait au stylo "43 a 45" en petit au dessus du ticket. Je file tout de même a l'agence du terminal demandait confirmation de la plateforme. Mon ibou revient de sa quête de bouteilles d'eau et de gâteau, et c'est une simple et petite surprise qui me rappelle le bonheur de voyager a deux. Elle m'a acheté un Snicker. Ce n'est peut être rien mais ce sont toujours ces petites attentions qui me font le plus plaisir.

Nous avons Max et Luc, deux français, qui voyage sur les sièges derrière nous. On fera connaissance petit a petit pendant le voyage. Fou de Samba, ils sont tous les deux venu naturellement découvrir la culture de la Samba au Brésil, et notamment en participant aux répétitions des différentes écoles de Samba en vu de les revoir au Sambodrome lors du défilé officiel. Nous avons toujours l'habitude de parler tout fort dans les bus. Personnes ne nous comprend, on se fiche donc éperdument de dire toutes les bêtises du monde. Cette fois c'est différent. Il y a deux personnes qui nous comprennent. Nous avons comme l'impression d'être écouté en permanence. Mais cela dit, nos deux amis sont vraiment sympas.


Mercredi 12 Mars 2014,

Le brésil continue d'être un pays cher. A chaque arrêt dans les stations services pour les déjeuners et données nous trouvons des buffets soit disant "a volonté". Ici on paye sa nourriture au 100 grammes. Hallucinant ! A près de 2 euros les 100 grammes, on a vite fait d'en avoir pour 10 euros chacun et facilement en plus. On a faim, mais le système nous dégoûte. On se rabat donc sur une de leurs pâtisseries brésiliennes salées que l'on trouve partout au brésil. Repas frugale mais suffisant. On se nourrira des petits gâteaux qu'on a dans le sac. Le trajet était sensé durer 27 heures. Après 26 heures de trajets, nous arrivons dans la plage horaire du déjeuner et même si il ne reste plus que 30 minutes de trajet, le chauffeur n'hésite pas a faire les 30 minutes de pause déjeuner dans une station service au buffet hors de prix. Un peu rageux qu'il nous rajoute 30 minutes en plus nous attendons devant le bus. Alizée ose quand même demander au chauffeur combien de temps faut il encore pour aller a Salvador. Et là, comble de malchance, elle revient dépité pour nous annoncer qu'il reste encore deux heures de trajet. L'arrivé a Salvador se fait dans les embouteillages. Au final nous auront mis 31 heures pour arriver a destination. On est vraiment lessivé du bus. Nos deux compères veulent aussi aller dans le vieux centre qu'on appelle le pelourihno. On se tâte tous pour un taxi mais vu les embouteillages on se dit qu'on en aura pour très cher. Nous optons donc tous pour le bus. La malchance nous poursuit, a peine monté dans le minibus, le chauffeur embouti la voiture de devant en voulant déboîter. Tout le monde s'excite alors dans le bus et a l'extérieur et nous voilà immobilisé 30 minutes. Une fois parti, nous savons qu'à 4 nous prenons 8 fauteuils dans le bus mais nous tenons chacun vaillamment nos fiefs respectifs des envahisseurs qui souhaite conquérir le sièges qui devrait leur revenir. Alizée est la première a tomber. Elle se retrouve donc avec son gros sac sur les genoux qui lui donne des fourmis dans toute la jambes. Je suis le second a craquer. Une fille s'assit a côté de moi et j'ai littéralement le cul entre deux chaises. Nous pensions tous que le bus filerait directement dans le vieux centre. La malchance s'abat une nouvelle fois sur nous quand un brésilien assis a côté de moi et parlant un peu le français nous fait comprendre qu'il reste encore 30 minutes quand nous pensions que nous étions arrivé. Cette heures de bus urbain fut la dernière de la journée et heureusement. Salvador la nuit est très jolie, mais les rues ne nous inspirent pas vraiment confiance. Nous trouvons l'hôtel que nous avons réservé la veille. Max et Luc continuent plus loin pour chercher un hôtel. Il faut passer une grille pour monter l'escalier coloré qui mène a l'hôtel. La grille est fermée et la sonnette est cassée. Personnes ne nous ouvrent. On commence a hurler dans la cage d'escalier pédant prêt de 10 minutes jusqu'à l'ouverture de celle ci. Quelle galère ! La chambre n'a pas de fenêtre mais est correcte. On a trop faim, il y a bien une cuisine (très sombre, tellement sombre que nous avons presque peur de rentrer dedans avant d'avoir trouvé l'interrupteur) dans l'hôtel mais nous ne trouvons aucun supermarché dans le centre mis a part une toute petite supérette ou il n'y a presque rien et où nous nous confrontons une nouvelle fois avec l'amabilité brésilienne. On ressort rapidement pour voir si il n'est pas possible de réserver nos places pour un spectacle de candomble au théâtre qui est a deux pas de l'hôtel. Il est 20 heures et la séance vient de commencer. Nous sommes fatigués et tout poisseux. On ira plutôt demain soir. On en profite tout de même pour se balader un peu dans le vieux centre sans trop s'éloigner des coins où il y a de l'animation car les rues ne semblent pas très sûres malgré le policier qui se tient a presque tous les coins de rues. On se boit un verre a la terrasse très en pente d'un bar puis nous nous écroulons dans notre lit, enfin !!!!

Jeudi 13 Mars 2014

Premier problème de la journée. On nous annonce qu'il y a bien une office de bus dans le centre ville mais qu'elle ferme a 18 heure. Nous sommes donc contraint d'aller réserver notre bus du lendemain dans un premier temps afin de profiter pleinement de la journée. L'office est a deux pas cachée dans le petit dédale du marché du coin. La ferme qui tient l'office ne semble guère aimable et ne parle que portugais. On parvient a lui faire comprendre que nous voulons aller a Fortaleza demain soir. Nous patientons. Nous patientons longtemps même. Quinze minutes plus tard rien ne vient. On commence a s'énerver a lui demander se qu'il se passe mais elle ne nous explique rien clairement. Les personnes arrivées après nous sont servies avant nous. C'est a ni rien comprendre. Le système dans tous ces pays fait toujours passer les locaux avant les touristes. C'est prodigieusement énervant. On commence même a s'embrouiller avec une cliente. Une vieille mamie qui nous pousse limite pour passer devant nous et nous fait des "¿ Qué ?" et qui en plus se fait servir avant nous. On recommence a s'énerver contre la femme de l'office qui elle aussi en a marre de nous. Elle me tend alors le combiné de téléphone. C'est alors que l'on comprend avec l'aide d'une jeune fille parlant un peu espagnol que la femme essaye de joindre la compagnie de bus pour avoir la confirmation. On ne s'escuse pas et après 40 minutes de rude bataille nous obtenons nos sésames pour aller a Fortaleza. Nous pouvons enfin commencer a profiter de la journée.

On a prévu deux jours pour visiter Salvador et ses environs. A 4 km de Salvador se tient l'église notre dame de bonfim. C'est de là bas que vient le petit ruban porte bonheur du bracelet ipanema du ibou. Elle en a même acheté un a Rio pour 3 réals. On se rend donc au pied de cette église dans l'espoir de trouver les fameux rubans multicolores que l'on voit accroché a toutes les grilles de la ville par milliers mais aussi a tous les poignets. Effectivement, les grilles de la ville sont maquillées de milliers de petits rubans de toutes les couleurs. Il y en a tellement qu'on ne voit plus les barreaux des grilles. Les vendeurs de fitas sont presque agressifs pour qu'on leur achète leur lot de fitas. On bataille même fermement avec une grand mère qui elle aussi ne lâche pas le morceaux. On parvient cependant a passer de 3 a 1 réal des 10 fitas pour au final ne pas les acheter car elle n'a pas la monnaie forcément. L'église est vraiment très belle. On trouve une portion de barreau vierge de fitas pour accrocher aussi les nôtres. 3 nœuds pour trois vœux selon la tradition. Mon ibou en profitera pour allumer tranquillement un cierge derrière l'église. Cette église est célèbre de par tous les miracles de guérison qui se sont produit ici. Il y a d'ailleurs une salle où des membres en cire sont accroché au plafond, tels que des pieds, des mains, des colónes vertébrale, et même des sexes. Les malades viennent ici accrocher leur membre atteint en cire afin que le miracle se produise. On aura pas accroché toutes nos fitas pour en garder en souvenir. Après près de 40 minutes d'attente a l'arrêt de bus de Bomfim on parvient a enfin trouver le bon bus pour aller a Barra, a l'opposer de Salvador, qui se situe sur la péninsule a l'entré de la baie de la Bahia comme il l'appelle fièrement ici. Barra est la partie la plus neuves et touristique, une sorte de station balnéaire. On trouve le fameux phare que l'on veut voir. Un phare rayé noire et blanc qui surmonte un fort, vestige de l'installation portugaise lors de la découverte du nouveau monde. L'entré au prix touriste est trop chère mais celle au tarif étudiant est plus avantageuse. Le problème est que sans la carte ISIC ils ne veulent pas nous laissaient rentrer au tarif étudiant. On force donc un peu la main de la vendeuse mais rien n'y fait. On patiente dans la boutique de souvenir, puis c'est en partant qu'elle nous siffle et nous dit finalement qu'elle veut bien au tarif étudiant mais "Chut !" Nous dit elle en mettant un doigt sur sa bouche. Notre supercherie a fonctionné et nous sommes tout content de pénétrer dans le fort. Du haut du phare on a un bon aperçu de la Bahia mais aussi de la pria do norte. On file donc se mettre les pied dans l'eau qui finalement s'avèrera être plutôt froide.  Au pied du fort il y a encore une de ces petite gargote roulante ou une mama africaine vend des spécialités afro-brésilienne. Les pâtisseries sucrées ont déjà l'air appétissante mais c'est quand elle soulève les coucher le de ses casseroles qu'on découvre des plats salés qui nous dit craquer. On prend un mix de tout et chose surprenante elle fourre le tout dans une sorte de pain croquant. Apparemment c'est comme ça que ça se mange la bas en Afrique nous dit elle. L'héritage africain est d'ailleurs très fort ici a Salvador du fait que cette ville était l'une des portes d'entrer du trafic d'esclave au brésil. On voit d'ailleurs très bien que la plupart des gens d'ici ressemble plus a des africains qu'à des brésiliens du sud ou du nord, tant bien par leur couleur très noire de peau, que par leur façon disons très insistante de t'aborder pour te demander n'importe quoi. Nous sommes assis a manger le sandwich que nous avons acheté. Tout est parfait a l'intérieur sauf une sorte de gelé sucré qui fait penser a du blanc d'œuf. On n'en reste pas la puisque le ibou craque pour un dessert assez étrange. Une sorte de pâte molle de coco enrobé de sucre croquant. C'est très bon mais la texture visqueuse est vraiment difficile a supporter si tu en prends trop. On finira la journée en faisant quelques courses dans un premier supermarché dans lequel son laissera finalement toute nos courses pour aller les faire dans un autre plus loin moins cher. Après une bonne attente a l'arrêt de bus bondé, le bus qu'on attendait passe comme une fleur devant nous. Le chauffeur avait oublié de s'arrêter et s'arrête 50 mètre plus loin nous faisant courir a tout rompre pour grimper a l'intérieur. On passe devant le théâtre acheter des places pour le spectacle de camdomble de ce soir puis on file cuisiner le diner. On commence a se demander qu'elle est le meilleurs moyen de faire Fortaleza, au nord du brésil, jusqu'à Sao Paulo, au sud. Un si long trajet n'est pas a prendre a la légère. Cela ne stresse pas vraiment alizée mais moi oui. Le trajet en avion nous coûterait 178 euros chacun en seulement 3 heures, alors qu'en bus c'est moitié moins mais c'est 48 heures de bus. On prévient zipworld que nous voudrions savoir si ils ont des prix intéressant pour ce trajet. On se dit que nous n'allons pas prendre tout de suite un billet d'avion si cher puisque ZipWorld pourrait sûrement nous proposer moins cher. Il est 19h45, et une foule de vieux se battent presque pour rentrer dans le théâtre ou le placement est libre. Nous détestons ces vieux qui se baladent en circuit organisé de 40 personnes. L'effet de masse les rend toujours irrespectueux et hautains face a des petits jeunes comme nous. Le problème est que nous n'avons pas non plus de respect pour eux et nous fonçons dans le tas comme si nous étions en mêlé lors d'un match de rugby. En voilà une offensive qui paye puisque nous nous retrouvons presque au premier rang. Il y a quand même une vieille idiote d'anglaise qui nous demande de bouger parce qu'ils sont "un groupe". Nous aussi nous sommes un groupe, un groupe de deux personnes que je lui dis. Le spectacle commence avec l'orchestre, puis viennent quelques danseurs habillés de robes colorées ou faites de paille. Ceux ci danse chacun leurs tour aux rythmes africains endiablés. Ils gesticulent parfois furieusement comme si ils étaient en transe. Ils crient même, donnant une vrai intensité au spectacle. Certains tableaux du spectacle sont vraiment beaux et d'autres très impressionnants. Alizée a filmer ce spectacle pour en garder un trace malgré l'interdiction que la plupart des spectateurs ont levé eux même. On retrouve Max et Luc a la fin du spectacle. Sur nos conseils eux aussi se sont tenté de venir voir ce show. On s'installe a une terrasse d'un bar dans la rue, ou plutôt directement dans la rue qui sert de terrasse ici. Luc me fait découvrir la bière nationale du Brésil, pendant qu'alizée savoure avec délice les fameuses caipirinas brésilienne. N'ayant pas de cigarette, je pars en quête d'un tabac. Il y a ce gars un peu louche qui me dit connaître un bar où ce n'est pas cher. Il paraît un peu louche mais je ne sais pas où en acheter. Coûte que coûte je ne rentrerai pas dans une maison. Le mec m'emmène vraiment dans un bar où j'achète un paquet. Au brésil, comme dans de nombreux pays d'Amérique du sud, un service n'est jamais gratuit et je le sais bien. Le mec commence a me demander quelques pièces. Je commence a lui dire que non et lui file une clope en lui disant qu'il a été sympa et je presse le pas. Il me suit en me parlant en portugais. Pas besoin de parler le portugais pour comprendre qu'il veut de l'argent. Je presse un peu plus mon pas pour rejoindre les autres le plus vite possible. Il n'est plus là. Le répit est de courte duré puisqu'il revient a la charge au moment où je m'assoit avec les autres. Je lui dis que non, mais il insiste longuement. On feint sa présence et son insistance, et c'est après 5 bonnes minutes qu'il finit par partir. Salvador est malheureusement rempli de ce type de mendiant très insistant qui donne une atmosphère peu rassurante au vieux centre. C'est après quelques bière et caipirinas citron et même majacuya qu'on quite nos amis. Ces deux la étaient vraiment sympa mais on a oublié de prendre leurs coordonnés.

Vendredi 14 mars 2014,

Ce matin nous pouvons prendre notre temps puisque nous avons visiter les lieux les plus lointains et nous consacrons cette journée a visiter le vieux centre que nous avons déjà  bien visité et a flâner dans les boutiques. On commence par quelques boutiques qui sont sur le chemin du musé afro-brésilien. Ils vendent presque tous la même chose  mais la qualité varie. On commence la visite du musé afro-brésilien accompagné du petit carnet d'explications que nous lisons chacun notre tour a haute voix. Le début de la visite n'est pas vraiment intéressant et traite plus de la culture africaine et des mouvements des peuples de ce continent a travers le temps. Toutefois cela est important ici a Salvador puisque cette ville a un héritage africain très fort. La salle des orixas, dieux de la religion camdomble, est très belle. De grandes sculptures sur bois sont placardées sur les murs. Elles représentes les différents dieux du Candomble. Chaque personne croyante dans le candomble choisi un des dieux en lequel elle croit et qui lui ressemble. Nous lisons tout de ses dieux. Cette religion est fascinante.

Il est midi, et nous mangeons notre salades de pâtes faite la veille sur une place donnant sur la baie. On mange ici car il n'y a pas de mendiant qui viendra nous demander une bouché de notre salade. On finira par visiter le mémorial des femmes mamadou que l'on voit un peu partout en ville. On passera la fin de notre journée a faire les petites boutiques de souvenir du centre. J'avais prévu ce petit temps de repos a faire les boutiques et alizée en est ravi. Nous cherchons les bonnes occasions un peu partout et notamment dans magasin un peu plus haut de gamme mais où certain souvenir sont intéressants. On finira par acheter un ensemble de cartes postales des dieux du camdomble et une des fameuses magnettes pour la collection du ibou. Je manque même de m'acheter un t-shirt. La veille un des vendeurs nous avait certifié que nous pouvions acheter un rouleau de fita de 100 mètres tout neuf dans ce magasin. Les vendeurs d'aujourd'hui nous disent que non. Nous insistons. Ils restent sur leur position. Nous insistons tellement qu'ils finissent par nous offrir plusieurs petit bracelet fitas multicolore. Ça a du bon parfois d'insister. C'est même souvent payant ! Alizée finira finalement par trouver son grand rouleau de fita rose et quelques cadeaux pour ses copines. Durant nos recherches alizée recraquera pour cette immonde pâtisserie africaine a la coco. Manque de chance elle ne pourra pas la finir tellement la texture est écœurante. Pour ma part, je ne peut même pas l'aider car après deux bouchés, j'en ai déjà le cœur levé. On passera devant une agence de voyage qui offre la possibilité d'acheter des billets d'avions. Le prix est toujours aussi avantageux mais ZipWorld n'a pas répondu. Je suis un peu stressé de leur temps de réponse car je sais que plus on attend, plus les prix s'affolent. Alizée souhaite attendre la réponse de ZipWorld d'abord et prend les paris qu'ils auront une meilleurs offre. Notre bus est a 20 heures. On fait donc nos sacs, petit coup de skype et je finis de préparer la salade pour le bus. A peine sortie de l'hôtel, qu'il se met a pleuvoir. Il est 18 heures et nous attendons sous la pluie que le bon bus passe. Le voilà, nous le hélons en courant vers lui pour être les premiers a monter. Alizée passe la première. Son sac, toujours aussi large, l'empêche de rentrer dans le bus. Je pousse ! Le mec qu'elle écrase sur le côté et qui attendait dans l'entrée du bus pousse aussi du coude. Nous voilà devant le tourniquet a demander au contrôleur si il va au Rodovaria. Il ne comprend rien. Alizée s'énerve. Je m'énerve aussi. Il ne comprend pas le mot Rodovaria. Je le prononce d'une dizaine de façon aux différences phonétiques infimes pourtant. Et là, il nous lâche "Aaaaah, Rodovaria !" Avec son accent pourri de portugais qui ne fait aucun effort pour comprendre. Alizée, trop énervée, tape son oreille de son doigt pour lui dire qu'il est sourd cet idiot. Il active le tourniquet car les gens derrière attendent a moitié sous la pluie. Je pousse une nouvelle fois alizée pour qu'elle passe le tourniquet toujours aussi étroit. Ça fait toujours autant rire les gens assis dans le bus. Ils doivent penser que nous sommes fous d'y aller en bus. Le bus a déjà commencé a rouler, et je ne sais pas où nous sommes sur la carte. Nous nous sommes calés dans un espace avec nos sacs toujours aussi gros et encombrants. Il y a de la buée sur toutes les vitres. Je ne voit donc aucun nom de rues. Si je ne peux pas suivre notre trajet sur la carte, je ne peu pas savoir quand le bus passera devant le terminal de bus. Je n'aime pas ça. Alizée a entrouvert sa fenêtre et me côté tous les noms de rue qu'elle voit. Salvador est vraiment une très grande ville. Je finis par nous repérer puis nous reperdre. C'est finalement le mec qui se tient près de moi qui m'explique qu'il me dira quand descendre. C'est déjà rassurant mais s'il nous oublie on sera dans un sacré piétrain si on loupe l'arrêt. Je poursuis donc quand même a suivre notre position. Le bus passe par une bretelle noyée sous 20 centimètres d'eau tellement il pleut. Les problèmes de canalisation sont monnaie courante en Amérique du Sud. Nous nous remémorons les voitures stoppées sur la route dans la boue derversée par une pluie diluvienne. Notre nous avait d'ailleurs largué lâchement nulle part refusant de continuer dans ces conditions. L'arrêt approche, nous mettons tant bien que mal nos sacs sur nos dos dans ce petit espace où nous nous sommes mis. Prêt ?! Partez ! Nous descendons du bus sur le quai. Nous rigolons nerveusement de notre laborieuse victoire. L'aventure ne se trouve pas dans les différentes activités que l'on peut booker dans une ville, mais plutôt dans les transports en commun qui occasionnent souvent de sacrés galères. On s'en sort toujours bien, et heureusement. On s'énerve et on stresse souvent d'un seul coup, pour se payer une bonne tranche de rigolade après quand on s'en sort sans encombre. On a quand même mis 1h30 pour venir en bus. 20h, nous sommes enfin dans le bus pour Fortaleza. Il a déjà du retard mais celui ci s'arrête dans un dépôt de bus plus loin. Nous nous voyons obligé de changer de bus car le notre est cassé. La poisse commence. Nous sommes paré pour les 24 heures de bus qui nous sépare de Forteleza.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire